Complément méthodologique de l'histoire de Tyler

Acronymes

GPCSL
Théorie basée sur la personnalité en général et sur les processus cognitifs de l'apprentissage social
PACI
Théorie du potentiel antisocial cognitif intégré
RNPC
Répertoire national en prévention du crime
RPC
Répertoire en prévention du crime
SGISP
Système de gestion de l'information de Sécurité publique
SNAP®
Stop, n'agis pas, analyse et planifie
TDAH
Trouble déficitaire de l'attention avec hyperactivité
TMS
Thérapie multisystémique
YIP
Youth Inclusion Program

Introduction

Ce complément méthodologique est conçu pour fournir un contexte et des renseignements supplémentaires sur les cadres directeurs, les hypothèses clés et les calculs effectués dans le rapport sur l'histoire de Tyler de 2026.

Le rapport sur l'histoire de Tyler illustre comment un ensemble écrasant de facteurs de risque, y compris des expériences précoces, peut faire en sorte qu'un jeune ait continuellement des démêlés avec la justice Note de bas de page 1. Il montre comment des jeunes comme Tyler pourraient être détournés de comportements criminels Note de bas de page 2 continus grâce à des programmes qui réduisent ou atténuent les facteurs de risque. Il illustre également les économies possibles associées à l'utilisation de programmes efficaces de prévention du crime.

Ce compagnon méthodologique commence par décrire le rôle des facteurs de risque dans l'histoire de Tyler; plus précisément, comment la compréhension de ces facteurs contribue à une meilleure compréhension du comportement criminel et des interventions de prévention du crime qui ont lieu pendant l'histoire. Il explore les cadres qui soutiennent la détermination des facteurs de risque dans l'histoire de Tyler. On détaille également dans le complément le calcul des coûts, y compris la justification des coûts inclus et exclus, les calculs et les principales hypothèses formulées, ainsi que les paramètres de recherche. Il se termine par des renseignements sur les coûts des trois programmes de prévention du crime profilés, des renseignements sur les coûts et les avantages, et les limites des données.

Méthodologie

Le rapport sur l'histoire de Tyler est une version mise à jour d'une publication de 2016 de Sécurité publique Canada intitulée La vie difficile de Tyler. Les mises à jour étaient nécessaires pour refléter l'évolution du contexte canadien de la criminalité et de la justice. C'était également l'occasion d'intégrer de nouvelles données et de nouvelles connaissances observées depuis la publication initiale ainsi que des analyses coûts-avantages pour les interventions de prévention du crime. Grâce à ces mises à jour, l'histoire de Tyler donne un aperçu convaincant et pertinent du paysage actuel de la criminalité chez les jeunes au Canada, des facteurs qui y mènent et des programmes qui peuvent la prévenir.

Facteurs de risque et prévention du crime

Aucun facteur n'explique à lui seul pourquoi certains jeunes ont des démêlés avec la justice. Il est important de comprendre l'éventail des facteurs qui exposent les jeunes à un risque de comportement criminel pour l'élaboration de stratégies globales et efficaces pour réduire la criminalité, améliorer la sécurité publique et améliorer les résultats des personnes à risque d'avoir des démêlés avec la justice. Le but de l'histoire de Tyler est d'explorer les facteurs de risque complexes d'une participation criminelle à vie et de mettre en évidence les stratégies et les programmes de prévention du crime qui auraient pu être utiles pour atténuer le risque de délinquance de Tyler tout au long de sa vie.

Approches en matière de prévention du crime

Chez les jeunes, il existe trois approches de prévention du crime qui peuvent être utilisées selon le niveau de risque actuel de la personne. Les interventions primaires sont utilisées pour cibler les facteurs situationnels et sociétaux en début de vie qui peuvent augmenter le risque d'activités criminelles (par exemple, dysfonctionnement familial et faible rendement scolaire).

Figure 1 : L'intervention principale dans l'histoire de Tyler

Figure 1 : L'intervention principale dans l'histoire de Tyler

Figure 1 : Description de l'image

Un diagramme chronologique illustrant l'âge de Tyler avec trois étapes d'intervention : la première étape, intitulée « Interventions primaires », est mise en évidence en turquoise et s'étend de la naissance jusqu'à l'âge de 10 ans; la deuxième étape, intitulée « Interventions secondaires », est mise en évidence en bleu pâle et suit la phase primaire; la troisième étape, intitulée « Interventions tertiaires », est en gris et suit la phase secondaire. Une ligne verticale à la marque des 10 ans indique le début du programme SNAP®.

Des interventions secondaires sont utilisées pour les jeunes qui présentent déjà des comportements à risque qui peuvent dégénérer en comportements criminels s'ils ne sont pas traités (comme l'agressivité et l'association avec des pairs délinquants). Les approches primaires et secondaires de prévention du crime mettent l'accent sur l'intervention précoce, en s'efforçant d'éliminer le risque de délinquance criminelle avant qu'elle ne se produise. Ces interventions peuvent prendre la forme de campagnes de sécurité telles que des programmes de prévention de la toxicomanie et de l'alcool (Sécurité publique Canada, 2003; Battams et coll., 2021).

Figure 2 : L'intervention secondaire dans l'histoire de Tyler

Figure 2 : L'intervention secondaire dans l'histoire de Tyler

Figure 2 : Description de l'image

Un diagramme chronologique illustrant l'âge de Tyler avec trois étapes d'intervention : la première étape, intitulée « Interventions primaires », est mise en évidence en turquoise et s'étend de la naissance jusqu'à l'âge de 10 ans; la deuxième étape, intitulée « Interventions secondaires », est mise en évidence en bleu pâle et suit la phase primaire; la troisième étape, intitulée « Interventions tertiaires », est en gris et suit la phase secondaire. Des étapes clés sont indiqués à 10 ans pour SNAP® et à 13 ans pour YIP.

Les interventions tertiaires, cependant, sont mises en œuvre après le début du comportement criminel. Elles visent à réduire la récidive en ciblant les facteurs ayant un lien connu avec la délinquance (y compris la consommation de substances et les attitudes procriminelles) [Sécurité publique Canada, 2003; Battams et coll., 2021].

Figure 3 : L'intervention tertiaire dans l'histoire de Tyler

Figure 3 : L'intervention tertiaire dans l'histoire de Tyler

Figure 3 : Description de l'image

Un diagramme chronologique illustrant l'âge de Tyler avec trois étapes d'intervention : la première étape, intitulée « Interventions primaires », est mise en évidence en turquoise et s'étend de la naissance jusqu'à l'âge de 10 ans; la deuxième étape, intitulée « Interventions secondaires », est mise en évidence en bleu pâle et suit la phase primaire; la troisième étape, intitulée « Interventions tertiaires », est en gris et suit la phase secondaire. Les principaux programmes sont indiqués à des âges précis : SNAP® à 10 ans, YIP à 13 ans et TMS à 17 ans.

Conformément aux trois approches de prévention de la criminalité chez les jeunes, les facteurs de risque pertinents dans l'histoire de Tyler sont mis en évidence à chaque période de développement de la vie pour :

Les facteurs de risque sont également harmonisés avec les trois programmes de prévention du crime du rapport, ce qui illustre comment chacune de ces interventions pourrait atténuer le risque de Tyler. Cette approche est particulièrement importante pour comprendre comment ces interventions soutiennent les jeunes comme Tyler qui risquent de continuer à avoir un comportement criminel et à avoir des démêlés avec la justice.

Facteurs de risque

Les facteurs de risque sont des influences négatives dans la vie des personnes ou de leur communauté qui peuvent augmenter la probabilité d'un comportement criminel (Sécurité publique Canada, 2015). Les facteurs de risque d'implication criminelle ont été conceptualisés différemment dans la littérature universitaire, selon le cadre théorique d'intérêt.

L'histoire de Tyler reflète la progression des facteurs de développement et des événements de la vie qui contribuent à ses comportements criminels ultérieurs. Pour mieux comprendre cette progression, la théorie du potentiel antisocial cognitif intégré (PACI) de Farrington a été utilisée pour montrer comment les antécédents familiaux, l'environnement social et les facteurs individuels peuvent expliquer l'apparition d'un comportement criminel (Farrington, 2019).

La théorie du PACI fait la différence entre les facteurs de risque en début de vie (les vulnérabilités à long terme augmentent le risque au fil du temps) et les facteurs de risque situationnels (les déclencheurs à court terme augmentent le risque immédiat), ce qui suggère qu'une combinaison de ces éléments augmente la probabilité d'un comportement criminel (Farrington, 2019).

Les facteurs de risque en début de vie qui changent lentement dépendent en grande partie de l'impulsivité et du processus de modélisation et de socialisation, comme le fait d'avoir des membres de la famille ou des pairs criminels (Farrington, 2019). En revanche, les facteurs de risque situationnels changent rapidement et dépendent de la motivation et des influences situationnelles telles que l'ennui, la colère ou la disponibilité des victimes (Farrington, 2019). À titre d'exemple :

Les facteurs de risque en début de vie (à long terme) comprennent :

Les facteurs de risque situationnels (à court terme) comprennent :

Les résultats récents d'une revue systématique ont renforcé la théorie du PACI de Farrington, soulignant comment les facteurs précoces et situationnels peuvent agir simultanément pour augmenter le risque de délinquance ultérieure (Ayano et coll., 2024). Ces facteurs de risque, s'ils sont déterminés en début de vie, peuvent être résolus par une intervention précoce (par exemple, des interventions primaires ou secondaires) qui contourne complètement le comportement criminel. Cependant, une fois qu'une personne se livre à un comportement criminel, des stratégies de prévention tertiaire du crime sont nécessaires pour réduire la probabilité de récidive.

Les premières expériences de Tyler mettent en évidence plusieurs facteurs de risque décrits dans la théorie du PACI de Farrington, notamment : l'instabilité financière, l'exposition à la violence physique, psychologique et émotionnelle à la maison, le comportement criminel des parents, la négligence et la prestation de soins inconstants. L'incarcération de son père et son absence subséquente sont des exemples de facteurs de risque à long terme, perturbant le sentiment de sécurité et l'attachement de Tyler aux principaux adultes de sa vie. En revanche, le comportement agressif précoce, le manque de supervision et l'impulsivité de Tyler sont des exemples de facteurs de risque à court terme. De plus, le trouble d'apprentissage non traité de Tyler et son trouble déficitaire de l'attention avec hyperactivité (TDAH), combinés à la négligence émotionnelle de son père, ont exacerbé ses difficultés à nouer des amitiés et à gérer son comportement, ce qui a entraîné des conflits répétés à l'école et finalement une suspension. De telles combinaisons de facteurs de risque à court et à long terme établissent le contexte du cheminement de Tyler vers des éventuels démêlés avec la justice pénale.

L'adolescence de Tyler a également été marquée par plusieurs facteurs de risque à court et à long terme, notamment l'absence de modèles positifs, le manque d'attachement aux principaux adultes de sa vie, l'association avec des pairs délinquants et la toxicomanie. De plus, la baisse du rendement scolaire et l'absentéisme de Tyler ont contribué à son comportement criminel; sa participation à des délits mineurs et au vandalisme s'est transformée en infractions plus graves comme le vol de pièces automobiles et les dommages matériels. Le manque de possibilités non criminelles de stabilité financière et l'insuffisance des systèmes de soutien n'ont pas aidé Tyler à se séparer de ses pairs délinquants, ce qui l'a mené à avoir des démêlés chroniques avec le système de justice.

En harmonie avec le début du comportement criminel, l'histoire de Tyler passe à un cadre criminologique de la délinquance afin de mieux comprendre les facteurs de risque en cause. En adoptant une perspective criminologique centrée sur les facteurs de risque criminogènes, elle permet de définir plus précisément les domaines clés à cibler dans les efforts de traitement et d'intervention. Le modèle des « huit facteurs centraux », un modèle de réadaptation fondé sur des données probantes dans le cadre de la théorie basée sur la personnalité en général et sur les processus cognitifs de l'apprentissage social (GPCSL) de Bonta et Andrew, décrit huit grands facteurs de risque qui ont démontré la plus forte relation avec les comportements criminels récurrents (Andrews et coll., 1990; Andrews et coll., 2006; Bonta et Andrews, 2024). Les huit principaux facteurs de risque sont résumés comme suit :

  1. Antécédents antisociaux : âge précoce à la première infraction, accusations antérieures, incarcération, faible maîtrise de soi, recherche du plaisir
  2. Personnalité : agressivité, colère, impulsivité et mauvaise régulation émotionnelle
  3. Attitudes et cognitions : attitudes favorables à la criminalité, pensée axée sur le crime
  4. Pairs/associés : association étroite avec des pairs antisociaux et/ou criminels, soutien social pour la criminalité
  5. Famille : perturbation à la maison, supervision parentale incohérente, expériences négatives de l'enfance (comme la négligence et la maltraitance)
  6. École/travail : faibles niveaux de rendement et d'engagement à l'école ou au travail
  7. Loisirs et activités récréatives : utilisation inappropriée du « temps libre » (par exemple, manque d'activités structurées, manque d'activités récréatives ou de passe-temps positifs, utilisation du « temps libre » pour se livrer à la délinquance ou à la criminalité)
  8. Consommation de substances : abus d'alcool et/ou d'autres drogues

L'histoire de Tyler passe méthodologiquement de la théorie du PACI de la fin de l'enfance au modèle des huit facteurs centraux lorsqu'il atteint l'adolescence, reflétant l'évolution des comportements à risque au début de la vie jusqu'au début de ses comportements criminels. La fin de l'adolescence et le début de l'âge adulte de Tyler révèlent plusieurs facteurs de risque, notamment l'association avec des pairs délinquants, la consommation de substances, le manque d'activités parascolaires et les absences fréquentes de l'école. Sa participation à des délits mineurs s'est transformée en infractions plus graves, comme le vol, les voies de fait et le trafic de drogue. L'exposition de Tyler à des personnes plus endurcies pendant son incarcération a renforcé son comportement criminel. La stigmatisation de son casier judiciaire et sa difficulté à trouver un emploi l'ont amené à s'isoler et à poursuivre ses activités criminelles. De plus, ses relations volatiles et ses incidents de violence familiale ont contribué à ses démêlés persistants avec le système de justice. À l'âge de 30 ans, Tyler avait passé plus d'une décennie en détention, soulignant l'incidence cumulative de ces facteurs de risque sur sa trajectoire de vie.

Pris ensemble, et comme le démontre l'histoire de Tyler, les facteurs de risque présentés dans la théorie du PACI de Farrington et la théorie des « huit facteurs centraux » de Bonta et Andrews se chevauchent considérablement. Ils peuvent être utilisés ensemble pour offrir une représentation holistique du risque. Bien qu'ils ne soient pas exhaustifs, l'interdépendance de ces facteurs de risque démontre « pourquoi » et « comment » la trajectoire de vie de Tyler a entraîné des démêlés avec la justice pénale, et démontre un certain nombre de facteurs de risque qui peuvent être ciblés par les programmes de prévention du crime.

Forces et facteurs de protection

Les forces sont un terme général qui fait référence aux aspects positifs de la vie d'une personne. Les facteurs de protection, à leur tour, sont des forces particulières qui peuvent réduire la probabilité d'un comportement criminel (ou d'un comportement criminel continu) en contrebalançant et en réduisant le niveau de risque global d'une personne (Jones et coll., 2016). Les exemples peuvent être internes (comme les capacités d'adaptation positives) ou externes (comme avoir un réseau de soutien solide et prosocial).

Le présent rapport reconnaît l'importance cruciale des facteurs de protection pour comprendre et réduire le risque de comportement criminel chez les jeunes. Si un jeune a un grand nombre de facteurs de risque, mais de nombreux facteurs de protection, le risque de résultats négatifs de ce jeune est réduit. Le présent rapport ne définit pas les facteurs de protection dans la vie de Tyler, car l'objectif principal de l'histoire de Tyler est d'illustrer le fardeau écrasant de nombreux facteurs de risque et les coûts connexes. Par conséquent, l'accent est mis sur les facteurs de risque dès le début.

Calcul des coûts

Les expériences de Tyler sont utilisées pour mettre en évidence les facteurs de risque les plus courants qui touchent les jeunes Canadiens qui se livrent à des crimes. Son histoire brosse également un tableau des coûts potentiels associés à ces expériences, allant du coût d'une visite à l'urgence au coût d'une peine de prison fédérale.

Justification de l'établissement des coûts

Tyler représente un jeune qui a des démêlés avec la justice au Canada. Le rapport reflète l'un des nombreux résultats possibles que connaissent couramment les jeunes ayant des démêlés avec la justice. Il met également en évidence les coûts associés à l'expérience de Tyler pour aider à mieux comprendre les répercussions économiques de la criminalité sur le système socioéconomique canadien et les possibilités d'économies de coûts.

La compréhension des répercussions économiques de la criminalité permet aux chercheurs d'évaluer les rapports coûts-avantages des programmes de prévention du crime. Elle aide également les décideurs à prendre des décisions éclairées sur l'affectation des ressources. L'établissement d'un chiffre en dollars sur les coûts de la criminalité permet de comparer le fardeau financier de la criminalité à l'investissement dans les programmes de prévention du crime.

Les estimations de coûts prises en compte dans l'histoire de Tyler ne comprenaient que les coûts tangibles (directs) de la criminalité, y compris les coûts de la justice pénale, des soins de santé et des services sociaux. Les coûts intangibles (indirects) attribuables à la douleur et à la souffrance, à la diminution de la qualité de vie et à la détresse psychologique n'ont pas été inclus dans les estimations en raison d'un manque de données disponibles. Tous les chiffres étaient, au mieux, une sous-estimation des coûts réels de la criminalité pour le gouvernement et la société.

Les coûts tangibles associés à l'histoire de Tyler étaient les suivants :

De plus, ce rapport fait également état du calcul du coût des participants pour trois interventions afin d'illustrer les économies possibles en investissant dans des programmes de prévention du crime à des moments critiques de la vie de Tyler. Ces interventions comprennent Stop, n'agis pas, analyse et planifie (SNAP)®, le Youth Inclusion Program (YIP) et la Thérapie multisystémique (TMS).

Méthode d'établissement des coûts

Une recherche dans le Répertoire en prévention du crime (RPC), une base de données des programmes financés dans le cadre de la Stratégie nationale pour la prévention du crime (SNPC), a été effectuée pour déterminer les programmes financés qui avaient été évalués et qui comprenaient un coût par participant. La recherche initiale a révélé 13 dossiers pour SNAP® et 14 dossiers pour YIP qui ont été financés par Sécurité publique Canada entre 2008 et 2019. Parmi ces dossiers, 5 interventions SNAP® et 5 interventions YIP comprenaient des données sur le coût par participant. On utilise dans le présent rapport les données disponibles dans ces dossiers pour calculer le coût moyen par participant pour SNAP® et YIP. Le coût moyen de YIP a été calculé en fonction de 4 des 5 interventions disponibles; l'intervention exclue a été considérée comme une valeur aberrante parce que son coût par participant représentait environ la moitié de la valeur des 4 autres interventions. Il y avait 0 dossier pour la TMS. Par conséquent, le coût par participant à la TMS a été fondé sur une analyse des coûts tirée du Sommaire d'évaluation final du programme Thérapie multisystémique (2015), publié par Sécurité publique Canada.

Les résultats de la recherche du RPC ont été validés par une recherche supplémentaire dans les données administratives du programme dans le Système de gestion de l'information de Sécurité publique (SGISP). Aucun autre résultat n'a été trouvé.

Après ajustement en fonction de l'inflation, les coûts moyens estimés des interventions pour les participants étaient les suivants :

Calculs et hypothèses

Exercice d'établissement des coûts

On utilise dans ce rapport une méthode d'établissement des coûts de type comptable pour calculer les coûts de l'expérience de Tyler. Cette approche est conforme à l'outil Guide d'établissement des coûts du Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada. Les événements criminogènes, les services de protection de l'enfance, les soutiens éducatifs et d'autres incidents prototypes durant la jeunesse de Tyler ont été attribués en dollars canadiens de 2025.

Pour estimer les coûts de ces éléments d'histoire, le rapport a utilisé une technique qui a ajusté les données d'études antérieures semblables pour les adapter à la situation de Tyler, en tenant compte de facteurs tels que la durée, la gravité ou la fréquence de chaque élément de coût. Lorsque des coûts semblables n'étaient pas disponibles, on en a obtenu de nouveaux en faisant des recherches sur les coûts d'un élément de l'histoire ou en communiquant avec des experts dans le domaine (par exemple, des administrateurs scolaires, des travailleurs des services à l'enfance et des fournisseurs de services psychologiques). Pour éviter les valeurs extrêmes, le rapport a utilisé des estimations prudentes. Dans la mesure du possible, les données ont été tirées de sources canadiennes et les données les plus récentes ont été classées par ordre de priorité.

Le rapport estimait le coût de la prestation des services de police, des services judiciaires, des services de poursuite et des commissions d'examen du Code criminel. Il a également estimé les coûts liés aux services correctionnels et aux types d'infractions pour les jeunes et les adultes, respectivement. Il s'agissait notamment de crimes violents, de crimes contre les biens, de vols d'automobiles, d'infractions liées aux drogues et d'autres infractions au Code criminel. Les coûts potentiels associés aux peines d'emprisonnement de Tyler expliquaient sa trajectoire prévue dans le système de justice pénale, y compris, mais sans s'y limiter, des facteurs tels que la cote de sécurité, le type et la durée de la détention et la mise en liberté dans la collectivité. Le temps passé en détention provisoire et la présence ont été présumés dans la durée totale de la peine. La trajectoire prévue de Tyler reflète les données disponibles sur les expériences moyennes d'incarcération au Canada.

Analyse coûts-avantages

À l'aide des coûts tangibles associés à l'histoire de Tyler et des coûts des interventions pour les participants, une analyse coûts-avantages (Jayaratne, 2013; McIntosh et Li, 2012; Stobierski, 2013) a estimé les économies potentielles si les interventions avaient été réalisées à diverses périodes de la vie de Tyler. L'analyse s'est déroulée en trois étapes :

Coûts économisés = somme des dépenses de Tyler après période de vie j - le coût de l'intervention i

Rapport coûts-avantages = somme des dépenses de Tyler après la période de vie j / coût de l'intervention i

Un rapport coûts-avantages peut indiquer un gain, une perte ou une égalité. Un ratio de 1 indique que les coûts et les avantages sont égaux. Un ratio supérieur à 1 indique que les avantages dépassent les coûts, tandis qu'un ratio inférieur à 1 indique que les coûts dépassent les avantages.

Calculs de l'inflation

Tous les coûts (tels que les coûts de la criminalité et les coûts d'intervention) ont été rajustés en dollars canadiens de 2025 (en date d'avril 2025) à l'aide de la Feuille de calcul de l'inflation de la Banque du Canada. Cette feuille de calcul a utilisé les données mensuelles de l'indice des prix à la consommation de 1914 à aujourd'hui pour montrer les variations du coût d'un « panier » fixe d'achats de consommation. Ce rapport reconnaît que l'indice des prix à la consommation n'est pas un véritable indice du coût de la vie et qu'il est donc sujet à un biais de mesure.

Limites

Limites des données

Les limites des données sont le plus grand défi dans les études d'établissement des coûts (Li, 2023). Le manque de données accessibles au public dans tous les sujets et les administrations limite les possibilités et l'exactitude du calcul des coûts. Par exemple, bien que des estimations nationales soient produites dans la mesure du possible, dans certains cas, les données n'étaient pas disponibles pour toutes les provinces et tous les territoires.

L'une des limites du rapport est l'absence de recherches actuelles sur des éléments précis d'établissement des coûts. Des exemples de ces éléments d'établissement des coûts comprennent les types d'infractions (par exemple, le vol de moins de 5 000 $, les dommages matériels), les appels de service de la police et les données des tribunaux (comme les comparutions).

Bien que les analyses coûts-avantages aient pu révéler des économies plus importantes pour une intervention qu'une autre (comme YIP plutôt que la TMS), il s'agit d'estimations du meilleur scénario qui supposent que l'intervention a été complètement efficace et que Tyler a cessé tout comportement criminel futur après le traitement. En réalité, il est possible que le programme ne soit pas entièrement efficace et que Tyler poursuive une partie de ses activités criminelles après l'intervention.

Les évaluations de ces programmes qui évaluent la délinquance et le comportement criminel avant et après la mise en œuvre de l'intervention comparent les changements dans le comportement criminel avec les changements observés dans d'autres types d'interventions. Cette recherche a démontré que ces interventions réduisent le nombre de jeunes qui se livrent à d'autres comportements criminels après l'intervention. Pourtant, il y a presque toujours une partie des participants à l'intervention qui poursuivent leurs activités criminelles après l'intervention (Burke et Loeber, 2016; Laliberte, 2015; Sécurité publique Canada, 2021; van der Stouwe et coll., 2014). Par conséquent, ces estimations des économies de coûts n'offrent qu'une meilleure illustration des économies potentielles si Tyler avait reçu l'intervention appropriée et efficace, et avait cessé tout autre comportement criminel.

Coûts intangibles de la criminalité

Comme nous l'avons mentionné précédemment, les coûts intangibles de la criminalité, tels que la détresse émotionnelle et la perte de qualité de vie, sont exclus de cette itération de l'histoire de Tyler. Cela est en grande partie dû à la difficulté de mesurer avec précision ces éléments subjectifs. L'incohérence des estimations et la complexité qu'elles ajoutent à l'analyse peuvent mener à des résultats peu fiables. En mettant l'accent sur les coûts tangibles, le rapport assure plus de clarté et d'informations exploitables pour les décideurs.

Conclusion

En résumé, ce document de complément méthodologique fournit un aperçu détaillé des cadres directeurs, des hypothèses clés et des calculs qui éclairent l'histoire de Tyler. En examinant plus en profondeur l'interdépendance des facteurs de risque développementaux et criminogènes dans l'apparition du comportement criminel et du traitement, ce guide améliore la compréhension du lecteur sur le « pourquoi » et le « comment » les jeunes au Canada peuvent avoir des démêlés avec la justice. De plus, en précisant l'analyse du coût de la criminalité, il met en évidence les répercussions financières du comportement criminel dans son ensemble. Ce document complémentaire, ainsi que le rapport sur l'histoire de Tyler, contribuent à la conversation plus large sur la valeur des investissements dans des programmes précoces et efficaces de prévention du crime pour les jeunes à risque.

Annexe A : Estimations des coûts

Tableau 1 : Coûts des postes pour 0 à 2ans

Poste

Coût total calculé (en dollars canadiens de 2025)

Appel de service de la police

176 $

Enquête des services à l'enfant et à la famille

7 809 $

Visites à domicile des Services à l'enfant

57 656 $

Total de la période

65 641 $

Tableau 2 : Coûts des postes pour 3 à 5 ans

Poste

Coût total calculé (en dollars canadiens de 2025)

Visite à l'urgence

1 083 $

Enquête des services à l'enfant et à la famille

7 809 $

Audience sur la garde des enfants (14 558,09 $ pour une durée de 5 jours)

72 790 $

Placement en famille d'accueil (1 530,57 $ par mois pour les enfants de moins de 11 ans)

12 245 $

Total de la période

93 927 $

Tableau 3 : Coûts des postes pour 6 à 10 ans

Poste

Coût total calculé (en dollars canadiens de 2025)

Cours d'éducation parentale

3 198 $

Visites supervisées (30,00 $ par visite, 2 fois par semaine pendant 8 semaines)

480 $

Visites à domicile des Services à l'enfant/Travail social individualisé continu (57 655,85 $ par année pendant 2 ans)

115 312 $

Évaluation psychopédagogique

4 497 $

Régime d'éducation individualisé (6 189,16 $ par année pendant 3 ans)

18 567 $

Total de la période

142 054 $

Tableau 4 : Coûts des postes pour 11 à 14 ans

Poste

Coût total calculé (en dollars canadiens de 2025)

Régime d'éducation individualisé (6 189,16 $ par année pendant 4 ans)

24 757 $

Appel de service de la police

176 $

Arrestation d'un mineur

677 $

Comparution devant le tribunal de la jeunesse (1 650,83 $ par comparution pour 2 comparutions)

3 302 $

Présence de la police au tribunal (443,10 $ par comparution pour 2 comparutions)

886 $

Vol de moins de 5 000 $

1 542 $

Dommages matériels

3 470 $

Surveillance de probation (23,21 $ par jour pendant 90 jours)

2 089 $

Supervision des services communautaires (114,41 $ par jour pour 50 heures en 6,25 journées de travail de 8 heures

715 $

Total de la période

37 614 $

Tableau 5 : Coûts des postes pour 15 à 17 ans

Poste

Coût total calculé (en dollars canadiens de 2025)

Régime d'éducation individualisé (6 189 $ par année pendant 3 ans)

18 567 $

Appel de service à la police (176 $ par appel pour 2 appels)

351 $

Aide sociale au décrochage scolaire (765,81 $ par mois pour un total de 48 mois entre 17 et 30 ans)

36 759 $

Arrestation d'un mineur (677,08 $ par arrestation pour 2 arrestations)

1 354 $

Comparution devant le tribunal de la jeunesse (1 650,83 $ par comparution pour 2 comparutions)

3 302 $

Présence de la police au tribunal (443,10 $ par comparution pour 3 comparutions)

1 329 $

Surveillance de probation (23,21 $ par jour pendant 240 jours)

5 570 $

Voies de fait (5 718,14 $ par voie de fait pour 2 voies de fait)

11 436 $

Établissement de garde pour adolescents (253,12 $ par jour pendant 120 jours)

30 374 $

Total de la période

109 044 $

Tableau 6 : Établissement des coûts des postes pour 18 ans et plus

Poste

Coût total calculé (en dollars canadiens de 2025)

Appel de service de la police (175,62 $ par appel pour 3 appels)

527 $

Arrestation d'un adulte (3 205,54 $ par arrestation pour 3 arrestations)

9 617 $

Comparution d'un adulte (8 987,04 $ par comparution pour 4 comparutions)

35 948 $

Présence de la police au tribunal (443,10 $ par comparution pour 4 comparutions)

1 772 $

Infraction ou enquête sur les drogues (3 861,85 $ par infraction ou intention d'en faire le trafic pour 2 infractions ou intention d'en faire le trafic)

7 724 $

Garde provinciale (340,59 $ par jour pendant 1 030 jours)

350 808 $

Surveillance de probation (23,21 $ par jour pendant 12 130 jours)

281 537 $

Voies de fait (5 718,14 $ par voie de fait pour 2 voies de fait)

11 436 $

Voies de fait graves

20 097 $

Voies de fait causant des lésions corporelles

20 097 $

Menaces

5 087 $

Prison fédérale (447,16 $ par jour pendant 850 jours)

380 086 $

Total de la période

1 124 738 $

Annexe B : Éléments de coûts

Poste

Coûts (en dollars canadiens de 2025)

Description et source

Appel de service de la police

175,62 $

Calculé à partir du coût foncier estimatif pour 2024 (348 $) du tableau comparatif des coûts des services de police municipaux de la Police provinciale de l'Ontario (Police provinciale de l'Ontario, 2025), multiplié par la proportion de la charge de travail municipale dans les détachements représentée par les appels de service en 2024. Par conséquent, le coût d'un appel de service de la police était de 348*0,496 = 172,62 $ (par appel) en 2024.

Enquête des services à l'enfant et à la famille

7 809,37 $

Calculé en additionnant le coût en 2024 des services non liés aux cas (844 316 $), des services aux cas (289 115 $) et des salaires (32 861 589 $) de la Société de l'aide à l'enfance d'Ottawa (2024a), puis en divisant par le nombre d'évaluations de protection de l'enfance en 2023-2024 (4 429). Cela a entraîné un coût de 7 675,55 $ en 2024.

Visites à domicile des Services à l'enfant

57 655,85 $

Calculé en additionnant le coût des services de cas en 2024 (289 115 $) et des salaires (32 861 589 $) de la Société de l'aide à l'enfance d'Ottawa (2024b), et en divisant la somme par le nombre de cas de protection en cours (585). Cela a entraîné un coût de 56 667,87 $ en 2024.

Visite à l'urgence

1 083,12 $

Le coût d'une visite à l'urgence de l'Hôpital Queensway Carleton en 2021 était de 930,00 $ pour les non-résidents du Canada, dont les frais de non-résident reflètent les coûts réels et non subventionnés des visites.

Audience sur la garde des enfants

14 558,09 $

Le coût a été déterminé en estimant le coût médian de la durée médiane d'un procès en fonction des coûts et de la durée des procès de plusieurs sources Note de bas de page 4. Cela a entraîné une valeur médiane du coût par jour de procès de 12 500 $ en 2021. Cette estimation des coûts ne se rapporte qu'au coût de la préparation d'une participation au procès lui-même. Elle ne comprend pas les coûts liés à l'introduction d'une procédure, à la conférence de cas, aux interrogatoires préalables, à la divulgation de documents, aux demandes provisoires, au coût des débours ou aux impôts.) En ce qui concerne les coûts auxiliaires, on estime qu'ils varient de 500,00 $ à 5 000,00 $ ou plus (Lemieux Litigation, 2018). De même, les coûts d'une requête peuvent varier de 1 000,00 $ à 20 000,00 $ (Lemieux Litigation, 2018).

Placement en famille d'accueil

1 530,57 $

En 2023, le ministre du Développement de l'enfant et de la famille a déposé un projet de loi de la Colombie-Britannique pour offrir aux parents d'accueil un paiement de 1 465 $ par enfant par mois (The Canadian Press, 2023).

Cours d'éducation parentale

600,00 $

Ces cours comprenaient des leçons parentales, une formation sur la gestion de la colère et des conseils en santé mentale. Pour estimer le coût de ces travaux, le coût d'un cours de gestion de la colère par Services à la famille Ottawa (2025) pour deux personnes.

Visites surveillées

30,00 $

Le programme de visites surveillées de Services à la famille Ottawa (2025) avait un coût de 30,00 $ par visite

Évaluation psychopédagogique

4 497,06 $

Le Canadian Centre of Integrative Psychology & Healthcare (CCIPH; 2024) a estimé que le coût d'une évaluation psychoéducative pour les jeunes atteints de TDAH variait de 3 000 $ à 5 840 $. La médiane de cette fourchette a été utilisée comme unité de coût dans l'histoire de Tyler, évaluée à 4 420 $ en 2024.

Plan d'enseignement individualisé

6 189,16 $

Les coûts ont été obtenus du Guichet-Emplois du gouvernement du Canada (2024) et du ministère de l'Éducation de l'Ontario (2023). Il comprenait des coûts salariaux partiels pour le personnel de l'éducation responsable de Tyler, de la technologie d'assistance et des logiciels adaptatifs. Les coûts salariaux partiels ont été estimés pour un enseignant de l'élémentaire spécialisé (salaire médian de 46,15 $), un aide-enseignant (salaire médian de 25,00 $) et un conseiller en éducation (salaire médian de 40,02 $), en supposant une classe de 30 élèves et environ 3,33 % de leur temps consacré à un seul élève (c.-à-d. Tyler). Le pourcentage a été appliqué aux salaires annuels à temps plein pour une année scolaire de 36 semaines pour un total de 5 283,10 $ (en dollars de 2024; égal à 0,033*160 093,80 $). En ce qui concerne la technologie et les logiciels adaptatifs, Tyler recevrait un Chromebook Google avec un logiciel de synthèse vocale, qui serait couvert par une allocation de 800 $ fournie par le conseil scolaire, tandis que les 5 283,10 $ restants seraient couverts par le montant pour l'équipement spécial du gouvernement de l'Ontario. Au total, le coût d'une année du plan d'éducation individuel de Tyler a été estimé à 6 083,10 $ en 2024.

Arrestation d'un mineur

677,08 $

Ce coût était le coût moyen des arrestations en vertu de la Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents (2003) par le Service de police régional de Waterloo, tiré d'un rapport de Sécurité publique Canada (Elligwood, 2015). Le coût moyen était de 508,43 $ en 2013.

Comparution devant le tribunal pour adolescents

1 650,83 $

Le coût par comparution devant un tribunal pour adolescents a été estimé à 1 275,00 $ en 2015 dans le cadre du projet pilote du Safe Communities Innovation Fund du gouvernement de l'Alberta (2015).

Présence de la police au tribunal

443,10 $

Le coût a été estimé à l'aide du coût de 2023 du Service de police d'Ottawa (2025) pour un agent de niveau 2 qui se présente au tribunal pendant un minimum de quatre heures. En 2023, ce coût a été calculé à 424,12 $ par comparution devant le tribunal.

Vol de moins de 5 000 $

1 542,09 $

Un premier rapport (Gabor, 2016) a estimé que le coût par incident de vol en 2014 pour le système de justice pénale était de 1 181,58 $.

Dommages matériels

3 469,73 $

Un premier rapport (Gabor, 2016) a estimé que le coût par dommage matériel en 2014 pour le système de justice pénale était de 2 658,57 $.

Surveillance de probation

23,21 $

Un premier rapport (Day et coll., 2016) a estimé le coût quotidien de la surveillance de probation en 2013 à 17,43 $.

Supervision des services communautaires

114,41 $

Un premier rapport (Day et coll., 2016) a estimé que le coût quotidien (8 heures) de la supervision des services communautaires en 2014 était de 87,66 $.

Aide sociale au décrochage scolaire

765,81 $

Le coût a été déterminé à partir des paiements d'aide financière du programme Ontario au travail pour une seule personne qui n'avait pas terminé ses études secondaires. Le coût était de 733,00 $ par personne par mois en 2023 (Income Security Advocacy Centre, 2023).

Voies de fait

5 718,14 $

Un premier rapport (Gabor, 2016) a estimé que le coût par voie de fait en 2014 pour le système de justice pénale était de 4 381,34 $.

Établissement de garde pour jeunes

253,12 $

Le coût a été déterminé par le Bureau du directeur parlementaire du budget (2018). Le coût spécifique par jour en 2016-2017 par jeune était de 202,00 $.

Arrestation d'un adulte

3 205,54 $

Un premier rapport (Gabor, 2016) a estimé que le coût par arrestation d'un adulte en 2014 pour le système de justice pénale était de 2 456,14 $.

Comparution devant le tribunal pour adultes

8 987,04 $

Un premier rapport (Gabor, 2016) a estimé que le coût par comparution devant le tribunal pour adultes en 2014 pour le système de justice pénale était de 6 886,03 $.

Infraction ou enquête sur les drogues

3 861,85 $

Un premier rapport (Ellingwood, 2015) a estimé que le coût par infraction ou enquête sur la drogue en 2013, qui combinait les coûts de possession et de trafic de cocaïne du Programme de déclaration uniforme de la criminalité, était de 2 889,93 $ par infraction ou enquête.

Garde provinciale

340,59 $

Le coût a été déterminé selon le Rapport sur les indicateurs clés des services correctionnels pour les adultes (Statistique Canada, 2024). Il s'agit du coût quotidien moyen estimé entre les provinces et les territoires, dérivé des coûts de fonctionnement des établissements et du nombre de personnes en détention en 2023, qui a été estimé à 326,00 $ par jour.

Voies de fait graves

20 097,31 $

Un premier rapport (Gabor, 2016) a estimé que le coût par voie de fait grave en 2014 pour le système de justice pénale était de 15 398,92 $.

Voies de fait causant des lésions corporelles

20 097,31 $

Un premier rapport (Gabor, 2016) a estimé que le coût par voie de fait causant des lésions corporelles en 2014 pour le système de justice pénale était de 15 398,31 $.

Menaces

5 087,17 $

Proférer des menaces est une infraction criminelle selon l'alinéa 264.1(1)a) du Code criminel canadien (1985) et est passible d'une amende pouvant aller jusqu'à 5 000,00 $ ou d'une peine d'emprisonnement de deux ans moins un jour (Caramanna Friedberg, 2024).

Prison fédérale

447,16 $

Le coût a été déterminé selon le Rapport sur les indicateurs clés des services correctionnels pour les adultes (Statistique Canada, 2024). Il est dérivé des coûts de fonctionnement de l'établissement et du nombre de personnes en détention en 2023, qui a été estimé à 428,00 $ par jour.

Références

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