Gestion des urgences
La situation actuelle des feux de forêt au Canada
Messages clés
- Nos pensées continuent d'accompagner les Canadiens touchés par les feux de forêt, de la Colombie-Britannique à l'Ontario. Nous sommes très conscients des états d'urgence décrétés au Manitoba et en Saskatchewan. Des milliers de personnes ont dû quitter leur domicile, des maisons et des infrastructures communautaires ont été détruites, et nous sommes particulièrement conscients du décès de deux Manitobains.
- Le gouvernement du Canada demeure déterminé à collaborer avec les provinces, les territoires et l'ensemble de la société pour prévenir les situations d'urgence partout au pays, s'y préparer, y répondre et s'en remettre. Les Forces armées canadiennes et la Garde côtière canadienne ont assuré le transport aérien pour les évacuations, et l'Agence de la santé publique a fourni des lits de camp, des couvertures et d'autres fournitures médicales.
- Nous restons en contact étroit avec nos collègues et partenaires du Manitoba et de la Saskatchewan, ainsi qu'avec les dirigeants des Premières Nations. Nous travaillons tous ensemble pour faire face à cette situation très difficile, et le gouvernement fédéral continuera d'appuyer ses partenaires dans la protection des Canadiens, de leurs communautés et de leurs foyers.
- Dans des moments comme ceux-ci, les Canadiens se serrent les coudes. Nous sommes unis dans notre soutien aux personnes touchées. Les provinces et les territoires de tout le Canada ont déjà apporté leur aide, et nous sommes reconnaissants de leur solidarité.
Si l'on insiste
Q1 – Responsabilités en matière de gestion des urgences au Canada
- Les situations d'urgence sont une responsabilité partagée entre tous les niveaux de gouvernement, mais elles sont d'abord gérées au niveau local. Si les municipalités ont besoin d'aide, elles en font la demande à la province ou au territoire. Si la situation d'urgence dépasse les capacités provinciales ou territoriales, la province ou le territoire peut demander l'aide du gouvernement fédéral.
Q2 – Demandes d'assistance fédérale
- Si une province ou un territoire fait une demande officielle d'aide fédérale, il existe un processus bien établi pour gérer ces demandes par l'intermédiaire du Centre des opérations du gouvernement, qui comprend une consultation et une coordination interministérielles.
Q3 – Que peuvent faire les Canadiens pour se préparer aux situations d'urgence ?
- Les urgences peuvent survenir à tout moment et les Canadiens doivent toujours être prêts. Les Canadiens sont invités à consulter le site preparez-vous.gc.ca pour obtenir des informations sur la préparation aux situations d'urgence.
Q4 – Quel type de soutien est actuellement offert à ces communautés ?
- Du 29 mai au le 2 juin 2025, les Forces armées canadiennes (FAC) ont procédé à l'évacuation de Mathias Colomb, Norway House et Cross Lake, pour un total de 3 514 personnes.
- Les FAC ont déployé 18 types d'avions différents pour les évacuations et ont reçu le soutien de la Garde côtière canadienne avec deux hélicoptères.
- Les évacuations sont presque terminées et seul le personnel essentiel reste dans les communautés touchées.
- Les FAC prévoit de redéployer les moyens aériens de manière échelonnée au cours des prochaines 48 heures. Les discussions avec les communautés permettront de vérifier si toutes les tâches prévues dans les deux demandes d'aide fédérales ont été accomplies.
- À l'heure actuelle, aucune demande d'aide fédérale n'a été soumis par la Saskatchewan. Le gouvernement du Canada se tient prêt à intervenir en cas de besoin.
- Les Services aux Autochtones Canada travaille avec les dirigeants autochtones et leurs collègues provinciaux pour coordonner les interventions en faveur des populations autochtones touchées par ces incendies de forêt.
- La Croix-Rouge canadienne continue de participer aux efforts d'évacuation et d'apporter son soutien.
- La période actuelle a été et continue d'être difficile pour des nombreuses communautés. C'est dans ces moments difficiles que les Canadiens se serrent les coudes, et c'est ce que nous constatons.
Contexte
Enjeu
La saison des événements cycliques de 2025 est en cours, et des inondations et des feux de forêt touchent des communautés partout au pays. Malheureusement, deux personnes ont perdu leur vie en raison des feux de forêt. Le Centre des opérations du gouvernement (COG) a activé l'équipe d'événement pour la saison cyclique le 8 avril 2025, et assure une surveillance et un rapport 24/7 sur les inondations et les feux de forêt, ainsi que la coordination des demandes d'aide fédérale (DAF).
Centre des opérations du gouvernement
Le COG de Sécurité publique Canada (SP) est chargé, au nom du gouvernement du Canada, de diriger et de soutenir la coordination des interventions en cas d'événements touchant l'intérêt national. Il s'agit d'une ressource interministérielle du gouvernement du Canada axé sur l'intervention, qui soutient les administrateurs généraux, les ministères et les organismes au niveau national (stratégique) de l'ensemble du gouvernement. Il réunit tous les partenaires dans un environnement commun afin d'harmoniser les actions et les capacités collectives dans le cadre d'une analyse et d'une action efficace.
Pendant la saison des inondations et des feux de forêt, notre gouvernement maintient une communication continue avec ses partenaires fédéraux et provinciaux, y compris les communautés autochtones, tout en surveillant les impacts sur les communautés 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7.
Le changement climatique rend les catastrophes naturelles plus graves, plus fréquentes, plus dommageables et plus coûteuses. Ces dernières années, le ministre de la Gestion des urgences, au nom du gouvernement fédéral, a accepté un nombre croissant de DAF pour des opérations de secours à la suite d'événements dévastateurs, notamment les impacts récents de l'ouragan Fiona, les événements liés aux rivières atmosphériques et les incendies de forêt de 2023.
Situation actuelle des feux de forêts
L'état de préparation national en matière de feux de forêt est de niveau 5. Il y a 180 feux de forêt actifs au Canada, dont 75 sont hors de contrôle. La fumée dense des feux de forêt réduit la qualité de l'air et la visibilité dans le nord-est de la Colombie-Britannique, les Prairies et le nord-ouest de l'Ontario, avec des niveaux de fumée extrêmes dans le nord de l'Alberta, le centre de la Saskatchewan, le Manitoba et le nord de l'Ontario. Les conditions sèches et les précipitations minimales augmentent le risque d'une activité de feu modérée à intense dans le nord-est de la Colombie-Britannique, le centre-sud des Territoires du Nord-Ouest, les Prairies et l'Ontario.
Colombie-Britannique
Il y a 73 feux de forêt actifs en Colombie-Britannique, dont 26 sont hors de contrôle. Le niveau de préparation de l'agence provinciale est de 2 en raison des conditions actuelles.
Deux feux de forêt hors de contrôle sont la principale préoccupation en Colombie-Britannique : l'un près de la rivière Kiskatinaw, qui a donné lieu à des ordres d'évacuation, et l'autre qui affecte la route 97 près de Fort Nelson, l'une des voies d'accès au Yukon.
Alberta
Il y a 55 feux de forêt actifs en Alberta, dont 26 sont hors de contrôle. Le niveau de préparation de l'agence provinciale est de 4 en raison des conditions actuelles. Selon le dernier rapport, environ 4 656 personnes ont été évacuées dans toute la province.
L'Alberta continue de faire face à une activité importante de feux de forêt, avec de multiples incendies hors de contrôle, des évacuations à grande échelle touchant des milliers de personnes, des perturbations de la production pétrolière et des menaces persistantes pour les infrastructures essentielles et les communautés.
Saskatchewan
Il y a six feux de forêt actifs en Saskatchewan, dont six sont hors de contrôle. Le niveau de préparation de l'agence provinciale est de 5 - extrême - en raison des conditions actuelles.
La Saskatchewan a déclaré un état d'urgence dans toute la province le 29 mai 2025 en raison de l'escalade des incendies de forêt, des évacuations massives en cours et de la menace qui pèse sur les infrastructures essentielles, notamment les autoroutes, les aéroports et les communications. La province est au niveau de préparation le plus élevé et des alertes sur la qualité de l'air ont été émises dans toutes les régions touchées. Les principaux feux de forêt préoccupants sont ceux près de Split Lake et de La Ronge, qui ont donné lieu à des ordres d'évacuation et menacent les infrastructures essentielles locales, en particulier l'aéroport de La Ronge.
Il y a des rapports préliminaires faisant état de dommages importants aux structures dans la ville de Denare Beach, en Saskatchewan, le 3 juin 2025. La ville compte environ 700 habitants. La ville fait l'objet d'un ordre d'évacuation.
Manitoba
On dénombre 27 feux de forêt actifs au Manitoba, dont cinq sont hors de contrôle. Le niveau de préparation de l'agence provinciale est de 5 (extrême) en raison des conditions actuelles. Selon le dernier rapport, environ 17 000 personnes ont été évacuées dans toute la province.
Le Manitoba a déclaré un état d'urgence dans toute la province en raison de l'escalade des incendies de forêt, qui ont entraîné des évacuations massives, le soutien du gouvernement fédéral et de l'armée, et menacé les infrastructures essentielles et les communautés du nord, en particulier Mathias Colomb, Cross Lake et Norway House. Les évacuations sont presque terminées, seul le personnel essentiel restant dans les communautés mentionnées ci-dessus.
Une centaine de pompiers de type 1 et 25 spécialistes de la gestion des incendies sont en route vers le Manitoba et devraient arriver entre le 4 et le 5 juin 2025 pour aider à lutter contre les incendies. Les Forces armées canadiennes prévoient de redéployer leurs moyens aériens de manière échelonnée au cours des 48 prochaines heures, après avoir discuté avec les communautés afin de s'assurer que toutes les tâches prévues dans les deux demandes d'aide ont été accomplies.
Ontario
Il y a 17 feux de forêt actifs en Ontario, dont quatre sont hors de contrôle. Le niveau de préparation de l'agence provinciale est de 4 en raison des conditions actuelles. Selon le dernier rapport, environ 17 000 personnes ont été évacuées dans toute la province.
Les feux de forêt qui font rage en Ontario ont entraîné l'évacuation de milliers de personnes des communautés des Premières Nations, les évacués étant relogés dans des sites d'accueil, notamment à Niagara Falls, Toronto et Barrie. Les incendies près des Premières Nations de Deer Lake et de Webequie restent hors de contrôle, ce qui a nécessité des évacuations aériennes urgentes et un déploiement important de ressources dans le cadre des efforts d'intervention à l'échelle de la province.
Les demandes d'aide fédérale
Le 28 mai et tôt le 29 mai 2025, SP a reçu et approuvé des DAF des Services aux Autochtones Canada pour que les Forces armées canadiennes soutiennent les nations cries de Mathias Colomb et de Cross Lake au Manitoba. Une demande d'aide implique les Forces armées canadiennes, qui fournissent des capacités de transport aérien pour soutenir les évacuations et la logistique. L'autre demande d'aide concerne le soutien des fonctions de liaison et de coordination du centre de commandement de l'incident.
Lorsqu'un partenaire provincial ou territorial (PT) lance une DAF, un processus bien établi est en place pour gérer les appels d'offres, par l'intermédiaire du COG, qui comprend une consultation interministérielle et une coordination de tous les ministères, le cas échéant. Le COG coordonne les DAF du gouvernement fédéral et les PT, assurent la liaison avec des organisations clés telles que les Forces armées canadienne et des organisations non gouvernementales comme la Croix-Rouge canadienne dans le cadre du programme de la force de travail humanitaire.
SAC a la responsabilité de soutenir les Premières Nations dans les réserves pour ce qui est de la gestion des urgences. Lorsque la situation d'urgence concerne une communauté des Premières Nations (PN), les dirigeants des PN, en fonction des accords de gestion des situations d'urgence pertinente, travailleront en collaboration avec leurs PT et SAC pour évaluer la situation d'urgence et proposer une réponse. Si une résolution n'est pas possible au niveau régional, une demande d'aide peut être sollicitée.
Stratégie de sécurité civile pour le Canada
Messages clés
- Au Canada, les catastrophes sont de plus en plus fréquentes et de plus en plus graves. Le gouvernement du Canada est déterminé à assurer la sécurité des Canadiens.
- Le gouvernement a lancé la Stratégie de sécurité civile pour le Canada en 2019 à renforcer la résilience globale du Canada aux catastrophes d'ici 2030.
- En février 2024, les partenaires fédéraux, provinciaux et territoriaux de la gestion des urgences ont approuvé un plan visant à faire progresser la stratégie.
- Ce plan favorisera la réduction des risques de catastrophe et veillera à ce que les collectivités canadiennes soient plus résilientes et mieux préparées.
- Les travaux d'engagement en vue du renouvellement de la Stratégie débuteront en 2025 afin qu'une version mise à jour soit prête d'ici 2026.
- Le gouvernement du Canada s'est engagé à faire progresser ce travail avec la collaboration continue de ses partenaires provinciaux, territoriaux et autochtones.
Contexte
Enjeu
- Sécurité publique Canada travaille en collaboration avec d'autres ministères fédéraux, les gouvernements provinciaux et territoriaux, le milieu universitaire, les associations nationales et les organisations non gouvernementales pour renforcer la préparation aux situations d'urgence à l'échelle nationale
- Ces efforts, déployés avant une situation d'urgence, visent à rendre les collectivités canadiennes sûres et résilientes.
Stratégie de sécurité civile pour le Canada
- En janvier 2019, les ministres fédéraux, provinciaux et territoriaux (FPT) responsables de la gestion des urgences ont approuvé la toute première Stratégie FPT de gestion des urgences du Canada (Stratégie de gestion des urgences).
- La Stratégie de gestion des situations d'urgence établit les priorités FPT pour renforcer la résilience de la société canadienne d'ici 2030 et vise à harmoniser les efforts de tous les Canadiens, ainsi qu'à renforcer la résilience globale au moyen de cinq secteurs d'activité prioritaires :
- Améliorer la collaboration et la gouvernance à l'échelle de la société afin de renforcer la résilience;
- Améliorer la compréhension des risques de catastrophes dans tous les secteurs de la société;
- Mettre davantage l'accent sur les activités de prévention et d'atténuation des catastrophes à l'échelle de la société;
- Renforcer la capacité et la coordination des interventions en cas de catastrophe et favoriser le développement de nouvelles capacités; et
- Renforcer les efforts de rétablissement en reconstruisant en mieux afin de minimiser les impacts des catastrophes futures.
- La Stratégie fait l'objet d'une mise à jour formelle tous les cinq ans; les travaux de renouvellement commenceront en 2025 en collaboration avec les provinces, les territoires et les partenaires autochtones.
Faire progresser la Stratégie fédérale-provinciale-territoriale de gestion des urgences : domaines d'action
- Après avoir approuvé la Stratégie de gestion des situations d'urgence, les ministres FPT responsables de la gestion des urgences ont demandé aux hauts fonctionnaires responsables de la gestion des urgences d'élaborer et de faire progresser une série de plans d'action pour faire progresser la mise en œuvre de la Stratégie de gestion des situations d'urgence jusqu'en 2030.
- En février 2024, les ministres FPT responsables de la gestion des urgences ont approuvé et publié un nouveau plan d'action évolutif, intitulé Faire progresser la Stratégie fédérale-provinciale-territoriale de gestion des urgences : domaines d'action.
Atténuation des risques de catastrophe
Messages clés
- Les risques liés aux changements climatiques menacent davantage les canadiens et les mesures d'atténuation des catastrophes sont le moyen le plus efficace de réduire les coûts et les répercussions de ces catastrophes.
- La Stratégie de sécurité civile fédérale, provinciale et territoriale énonce une approche coordonnée, qui est axée sur des mesures proactives pour prévenir les catastrophes et en atténuer les impacts avant qu'elles ne surviennent.
- Le gouvernement du Canada s'est engagé à renforcer la résilience face à ces dangers. C'est pourquoi le gouvernement du Canada a élaboré la première Stratégie nationale d'adaptation pour soutenir une vision commune pour un Canada résilient.
- Les inondations étant la catastrophe la plus coûteuse et la plus fréquente au Canada, le gouvernement met en œuvre des initiatives visant à accroître la résilience aux inondations partout au Canada.
- Ces initiatives permettront au gouvernement du Canada de mieux soutenir les personnes et les collectivités touchées et de reconstruire avec une plus grande résilience aux risques futurs.
Si l'on insiste
Q1 – L'atténuation des inondations
- Les inondations sont la catastrophe naturelle la plus fréquente et la plus coûteuse au Canada. C'est pourquoi le gouvernement du Canada prend des mesures pour accorder la priorité à la réduction, à la prévention et à l'atténuation des risques d'inondation afin de s'assurer que la population canadienne soit mieux protégée et en mesure de se remettre des inondations. Les principales initiatives comprennent :
- Élaborer un programme d'assurance contre les inondations à faible coût.
- Créer un portail d'information sur les risques d'inondation.
- Identifier les zones inondables à risque élevé et moderniser le programme des Accords d'aide financière en cas de catastrophe.
- Ces efforts sont soutenus par des partenaires fédéraux, provinciaux, territoriaux et autochtones, conformément à laStratégie de sécurité civile pour le Canada.
Q2 – L'assurance-inondation
- Le gouvernement du Canada s'est engagé à collaborer avec ses partenaires chez les provinces, les territoires, les municipalités, les Autochtones et le secteur privé pour mettre en place une solution d'assurance contre les inondations.
- Le budget de 2023 confirme son intention de mettre sur pied un programme d'assurance-inondation à faible coût et celui de 2024 désigne une filiale de la Société canadienne d'hypothèques et de logement comme réassureur fédéral, tandis qu'un groupe de travail sur l'assurance-inondation a été formé en janvier 2025 sous l'égide des Cadres supérieurs responsables de la gestion des urgences. Le programme devrait être opérationnel d'ici avril 2026.
Q3 – Les Accords d'aide financière en cas de catastrophe en cas d'inondation
- Les Accords d'aide financière en cas de catastrophe du gouvernement fédéral continueront d'être offerts aux provinces et aux territoires et d'offrir un soutien faute d'assurances aisément disponibles.
- Le gouvernement du Canada a modernisé le programme de façon à encourager les efforts d'atténuation et à assurer un soutien durable aux provinces et territoires face à l'augmentation des risques de catastrophe. Le programme modernisé est opérationnel depuis le 1er avril 2025.
Q4 – L'atténuation des feux de forêt
- En matière de feux de forêt, le gouvernement du Canada s'est engagé à travailler avec les provinces, les territoires et ses partenaires dans l'ensemble de la société pour la prévention, la préparation, l'intervention et la reprise.
Contexte
Enjeux
- La fréquence et les coûts des dangers liés aux changements climatiques augmentent, et constituent une menace croissante pour la sécurité et la viabilité économique des entreprises et des collectivités canadiennes.
- Les mesures d'atténuation des catastrophes visent à réduire les impacts avant que les situations d'urgence ne se produisent, améliorant ainsi la résilience et la sécurité dans l'ensemble de la société.
Stratégie de sécurité civile pour le Canada
- En janvier 2019, les ministres fédéraux, provinciaux et territoriaux (FPT) responsables de la gestion des urgences ont approuvé la toute première stratégie FPT de gestion des urgences (officiellement « Stratégie de sécurité civile pour le Canada »).
- L'une des priorités de celle-ci consiste à mettre l'accent sur les activités de prévention et d'atténuation des catastrophes à l'échelle de la société.
Assurance habitation contre les inondations, cartographie des inondations et sensibilisation aux risques
- En matière d'inondations, sa lettre de mandat de décembre 2021 engageait la ministre de la Protection civile à œuvrer pour la préparation et la capacité de rétablissement, y compris en instaurant un programme national d'assurance-inondation à faible coût.
- Un groupe de travail mis sur pied en janvier 2021 a publié en août 2022 un rapport intitulé S'adapter à l'augmentation des risques d'inondation : une analyse des solutions d'assurance pour le Canada.
- Les budgets 2023 et 2024 ont annoncé l'intention du gouvernement du Canada de fournir une assurance contre les inondations par l'intermédiaire d'une entité de réassurance et de s'engager avec ses homologues provinciaux et territoriaux en faveur d'un programme distinct de subvention à l'accessibilité financière et d'initiatives de réduction des risques.
- Le ministère fédéral de la Sécurité publique collabore avec celui des Ressources naturelles et celui de l'Environnement et des Changements climatiques pour cartographier les zones inondables.
Accords d'aide financière en cas de catastrophe
- Le programme des Accords d'aide financière en cas de catastrophe (AAFCC) fournit une aide financière aux gouvernements provinciaux et territoriaux pour les coûts d'intervention et de rétablissement liés aux catastrophes à grande échelle causées par des dangers naturels.
- Le régime d'AAFCC modernisé assure plus de flexibilité quant aux types de coûts admissibles, une administration plus efficace des programmes, des paiements plus rapides et une collecte de données considérablement améliorée sur la reprise après sinistre afin de mieux éclairer l'élaboration des politiques futures.
Investissements dans l'atténuation des feux de forêt
- Dans le budget de 2022, le gouvernement du Canada s'est engagé à investir plus de 500 M$ pour soutenir les provinces, les territoires et les communautés autochtones dans la gestion des feux de forêt.
Stratégie de données pour la réduction des risques de catastrophe
- Un groupe de travail piloté par Sécurité publique Canada a été formé en 2023 afin de définir une stratégie. La stratégie sera le fondement de travaux futurs qui outilleront le gouvernement fédéral pour évaluer les risques de catastrophe au moyen de données et de modèles et agir en conséquence pour les réduire.
- La stratégie, dont la rédaction est déjà bien avancée, devrait être publiée en 2025.
Système national d'alertes au public (SNAP)
Messages clés
- Les situations d'urgence peuvent survenir à tout moment et sans avertissement, et il est important que les Canadiens disposent des informations essentielles dont ils ont besoin pour se protéger.
- Un système d'alerte au public efficace et fiable est une responsabilité partagée par tous les ordres de gouvernement et les partenaires de l'industrie.
- Le Système national d'alertes au public est un outil essentiel qui est utilisé pour avertir la population des dangers imminents ou potentiels afin qu'elle puisse prendre les mesures pour se proteger.
- Tous les ordres de gouvernement entretiennent de solides relations de travail avec leurs partenaires en matière d'alertes au public. Ensemble, nous nous engageons à poursuivre notre collaboration afin d'améliorer l'efficacité des alertes d'urgence au Canada et de veiller à ce que les Canadiens disposent de l'information essentielle dont ils ont besoin en cas d'urgence.
Si l'on insiste
Q1 – Test du système
- Des essais et une évaluation réguliers du système sont nécessaires pour s'assurer qu'en cas d'urgence ou de catastrophe, nous sommes prêts à émettre des avertissements urgents et vitaux au public.
- Les gouvernements effectuent des tests de sensibilisation du public au système deux fois par an, en mai, pendant la Semaine de la sécurité civile, et en novembre.
- Le prochain test national aura lieu en novembre, date exacte à annoncer.
- Les Canadiens sont invités à visiter AlertReady.ca pour trouver l'horaire des tests de leur province ou territoire, ainsi que d'autres renseignements utiles sur la compatibilité des téléphones sans fil et les types d'alertes d'urgence envoyées par l'intermédiaire du système.
Q2 – La mise en œuvre des recommandations de la Commission des pertes massives de la Nouvelle-Écosse
- Le renforcement du Système national d'alertes au public est une priorité fédérale, provinciale et territoriale.
- Les ministres fédéral, provinciaux et territoriaux ont souligné l'importance du système et ont collectivement approuvés les priorités visant à soutenir la durabilité et l'amélioration continues du système. Les ministres ont également examiné les recommandations du rapport final de la Commission sur les pertes massives en matière d'alertes au public.
- Les gouvernements fédéraux, provinciaux et territoriaux travaillent en collaboration afin de faire progresser ces priorités et d'explorer les options sur la meilleure façon de renforcer l'utilisation globale et d'assurer la durabilité du système.
Q3 – Les langues officielles et l'accessibilité
- Le système est capable de transmettre des alertes d'urgence en français, en anglais ou dans les deux langues, à la discrétion et dans le respect de la législation de l'autorité gouvernementale émettrice.
- Les gouvernements FPT collaborent avec les radiodiffuseurs, les fournisseurs de services sans fil et le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes pour s'assurer que les aspects visuels et sonores des alertes au public envoyées par l'intermédiaire du Système national d'alertes au public sont facilement reconnaissables par le public canadien et qu'ils sont présentés dans un format uniforme.
Contexte
Enjeux
- En Alerte, le Système national d'alertes au public (SNAP), permet aux organismes de gestion des urgences de partout au pays d'avertir rapidement le public des dangers à la vie imminents ou en cours.
- Le rapport final de la Commission des pertes massives de la Nouvelle-Écosse comprenait des recommandations relatives aux alertes au public.
Rôles et responsabilités
- Le SNAP est une capacité d'alerte standard utilisée par les organismes de gestion des urgences de tout le Canada pour avertir le public des dangers pour la vie, imminents ou en cours, par la radio, la télévision et sur des appareils sans fil compatibles.
- Les 13 provinces et territoires sont tous reliés au SNAP. Les ministères fédéraux liés au SNAP sont Environnement et Changement climatique Canada, Sécurité publique Canada et Ressources naturelles Canada.
- Chaque administration détermine qui peut émettre des alertes sur son territoire, le moment d'émettre une alerte d'urgence, le type d'alerte, le contenu du message, sa durée et les zones géographiques touchées.
- Le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes établit des normes d'accessibilité.
- Le SNAP est détenue et exploitée par Pelmorex Corp., propriétaire des chaînes de télévision MétéoMédia.
Commission des pertes massives de la Nouvelle-Écosse
- Le rapport final de la Commission des pertes massives de la Nouvelle-Écosse recommandait que « les gouvernements FPT entreprennent un examen fondamental des alertes au public en cas d'urgence afin de déterminer si et comment le système En Alerte peut être réformé ». Il comprenait également des recommandations sur la formation et l'éducation du public au sujet des avertissements publics.
- Sécurité publique Canada continue de faire progresser le travail de collaboration visant à renforcer l'utilisation, la durabilité et la gouvernance globales du SNAP avec ses partenaires fédéraux, provinciaux et territoriaux (FPT).
- En février 2024, les ministres FPT responsables de la gestion des urgences se sont réunis pour examiner les progrès et explorer les considérations relatives à l'élaboration d'un futur cadre d'alertes au public en collaboration avec les provinces et les territoires. Les ministres FPT ont demandé à leurs équipes respectives de poursuivre ce travail de collaboration et d'examiner les recommandations du rapport de la Commission des pertes massives concernant les alertes au public, ainsi que la viabilité à long terme du système actuel.
Résultats
- En 2022, 2023 et 2024, 824, 1086 et 855 messages d'alerte d'urgence ont été émis respectivement. Ces alertes d'urgence ont permis de sauver des vies.
Réseau à large bande pour la sécurité publique
Messages clés
- Des communications efficaces en cas d'urgence et pendant les opérations quotidiennes sont essentielles pour améliorer la sécurité des premiers intervenants, aider à sauver des vies et assurer la sécurité des collectivités.
- L'avancement d'un Réseau à large bande de sécurité publique continue d'être une priorité de sécurité civile fédérale, provinciale et territoriale, et d'importants travaux de collaboration ont été entrepris en partenariat avec la communauté de la sécurité publique.
- À l'été 2024, Sécurité publique Canada a dirigé une consultation visant à orienter la conception d'un cadre de gouvernance pour un Réseau à large bande de sécurité publique à l'échelle nationale. Le Ministère a récemment publié son rapport. Les intervenants ont accueilli favorablement la consultation et ont souligné l'importance de cette prochaine étape.
- Le gouvernement du Canada continuera de travailler en étroite collaboration avec les intervenants afin de renforcer notre état de préparation et d'assurer la sécurité des Canadiens et de leurs collectivités.
Si l'on insiste
Q1 – Si l'on insiste sur l'inaction du gouvernement et le financement d'un Réseau à large bande de sécurité publique
- Des décisions fédérales sont nécessaires pour faire avancer un Réseau de large bande de sécurité publique (RLBSP) au Canada. Cela inclut les décisions concernant le financement.
- Le gouvernement du Canada travaille avec diligence pour obtenir le mandat nécessaire pour soutenir la réalisation d'un RLBSP. La collaboration continue entre les gouvernements et la communauté de la sécurité publique continuera d'être fondamentale pour le succès d'un futur RLBSP.
- À l'heure actuelle, le gouvernement fédéral n'a pas engagé de financement pour un RLBSP. Le gouvernement du Canada n'est pas en mesure de s'engager sur des délais pour ces décisions, ni sur la nature de ces décisions.
- Le succès et la viabilité financière d'un RLBSP dépendent de son adoption généralisée par les utilisateurs de la sécurité publique, ainsi que l'engagement du leadership des provinces et territoires.
Q2 – Si l'on insiste sur les prochaines actions du gouvernement et pourquoi celles-ci prennent beaucoup de temps
- La prochaine étape clé de la réalisation d'un RLBSP à l'échelle nationale au Canada est de mettre en place un cadre de gouvernance qui désignera une autorité responsable du RLBSP chargée de superviser et de diriger le développement du réseau.
- Ce cadre établira la forme de l'autorité nationale responsable du RLBSP, son mandat et ses responsabilités, ainsi que les mécanismes permettant d'assurer la responsabilité, la durabilité et la surveillance du réseau. Le gouvernement du Canada devra également tenir compte du cadre réglementaire et législatif et envisager des mesures pour appuyer une mise en œuvre efficace du RLBSP tout en maintenant un marché ouvert et transparent.
- Le succès et la viabilité financière d'un RLBSP dépendent de son adoption généralisée par les utilisateurs de la sécurité publique, ainsi que l'engagement du leadership des provinces et territoires. Lorsqu'un cadre de gouvernance rigoureux sera en place, les intervenants auront la certitude dont ils ont besoin pour préparer leur rôle à l'appui de la réalisation du RLBSP au Canada.
Contexte
Enjeux
- La communauté de la sécurité publique du Canada fait face à d'importants défis en matière d'interopérabilité et s'appuie sur des technologies désuètes qui ne répondent pas aux exigences actuelles et futures en matière d'intervention d'urgence.
- Un Réseau de large bande de sécurité publique (RLBSP) à l'échelle du pays offrirait aux intervenants une plateforme de communication sans fil résiliente, sécurisée et interopérable, et permettrait l'utilisation de nouvelles technologies et applications qui améliorent les interventions d'urgence.
Mesures récentes prises pour permettre la création d'un Réseau de large bande de sécurité publique
- Le 19 mai 2017, le gouvernement du Canada s'est engagé à verser 3 millions de dollars pour mobiliser les intervenants et analyser les options de mise en œuvre et de gouvernance d'un réseau à large bande de sécurité publique (RLBSP) au Canada. Les intervenants ont indiqué que la gouvernance était une priorité essentielle.
- En mai 2018, un Bureau temporaire de coordination national (BTCN) a été mis sur pied avec un mandat de deux ans pour élaborer des options et des recommandations nationales pour un futur RLBSP, en s'appuyant sur des recherches, des analyses et des intervenants.
- Le 17 mars 2022, les ministres fédéraux, provinciaux et territoriaux (FPT) responsables de la gestion des urgences ont publié le rapport du BTCN intitulé « Un réseau à large bande de sécurité publique (RLBSP) pour le Canada : Une approche canadienne à l'égard de la mise en œuvre de la prochaine génération de communications de sécurité publique ». Le rapport recommandait un RLBSP interopérable à l'échelle nationale et mettait l'accent sur la collaboration entre tous les ordres de gouvernement, l'industrie et les premiers intervenants.
- À la suite de la panne du réseau de Rogers en 2022, le ministre Champagne s'est engagé à travailler avec les intervenants pour soutenir l'opérationnalisation d'un RLBSP dans le cadre du Programme de fiabilité des télécommunications.
- Le 28 juin 2023, les ministres FPT ont discuté de la poursuite de l'élaboration d'un RLBSP avec une approche pancanadienne coordonnée, en mettant l'accent sur l'établissement d'un cadre de gouvernance. Le gouvernement du Canada s'est engagé à lancer une consultation ciblée pour appuyer ce travail.
- Du 6 août au 8 octobre 2024, Sécurité publique Canada a dirigé une consultation visant à orienter la conception d'un cadre de gouvernance d'un RLBSP à l'échelle nationale.
- Le 6 mars 2025, Sécurité publique Canada a publié « Établir un consensus : cadre de gouvernance pour un réseau à large bande de sécurité publique (RLBSP) à l'échelle nationale–Rapport sur ce que nous avons entendu ». Le présent rapport décrit les principaux thèmes et constatations de la mobilisation et les prochaines étapes de la réalisation d'un RLBSP au Canada.
Préparation et intervention d'urgence en cas d'inondations, de feux de foret et d'ouragans
Messages clés
- La saison 2025 des événements cycliques est en cours, avec des inondations et des feux de forêt qui touchent des communautés à travers le pays. Tragiquement, deux décès ont été enregistrés à la suite des feux de forêt. Nos pensées vont aux personnes touchées par ces événements.
- Le gouvernement du Canada s'est engagé à collaborer avec les provinces, les territoires et les partenaires de l'ensemble de la société pour prévenir les situations d'urgence, s'y préparer, y répondre et s'en remettre dans l'ensemble du pays.
- Le Centre des opérations du gouvernement de Sécurité publique Canada, au nom du gouvernement du Canada, est chargé de coordonner les interventions fédérales en cas d'urgence d'intérêt national et travaille en étroite collaboration avec les organisations fédérales, les organisations non gouvernementales et les partenaires provinciaux en matière de gestion des urgences.
- Chaque année, le Centre des opérations du gouvernement travaille à l'élaboration d'évaluations des risques pour des événements cycliques clés tels que les inondations, les feux de forêt et les ouragans. Ces évaluations sont communiquées aux principaux partenaires fédéraux, provinciaux et territoriaux ainsi qu'aux décideurs ayant des responsabilités en matière de gestion des urgences.
- Les prévisions relatives aux feux de forêt pour 2025 indiquent un potentiel d'activité élevé dans l'ouest et le centre du Canada en raison des conditions de sécheresse persistantes et des températures supérieures à la normale.
- Le Centre des opérations du gouvernement (COG) maintient une communication continue avec nos partenaires fédéraux, provinciaux et territoriaux, y compris les communautés autochtones, tout au long de la saison des événements cycliques. Les répercussions sur les communautés sont surveillées en continu, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7.
Si l'on insiste
Q1 – Responsabilités en matière de gestion des urgences au Canada
- Les situations d'urgence sont une responsabilité partagée entre tous les niveaux de gouvernement, mais elles sont d'abord gérées au niveau local. Si les municipalités ont besoin d'aide, elles en font la demande à la province ou au territoire. Si la situation d'urgence dépasse les capacités provinciales ou territoriales, la province ou le territoire peut demander l'aide du gouvernement fédéral.
Q2 – Demandes d'assistance fédérale
- Si une province ou un territoire fait une demande officielle d'aide fédérale, il existe un processus bien établi pour gérer ces demandes par l'intermédiaire du Centre des opérations du gouvernement, qui comprend une consultation et une coordination interministérielle.
Q3 – Que peuvent faire les Canadiens pour se préparer aux situations d'urgence ?
- Les urgences peuvent survenir à tout moment et les Canadiens doivent toujours être prêts. Les Canadiens sont invités à consulter le site preparez-vous.gc.ca pour obtenir des informations sur la préparation aux situations d'urgence.
Contexte
Enjeu
La saison des événements cycliques de 2025 est en cours, et des inondations et des feux de forêt touchent des communautés partout au pays. Malheureusement, deux personnes ont perdu leur vie en raison des feux de forêt. Le Centre des opérations du gouvernement (COG) a activé l'équipe d'événement pour la saison cyclique le 8 avril 2025, et assure une surveillance et un rapport 24/7 sur les inondations et les feux de forêt, ainsi que la coordination des demandes d'aide fédérale.
Centre des opérations du gouvernement et demandes d'assistance fédérale
Le COG de Sécurité publique Canada est chargé, au nom du gouvernement du Canada, de diriger et de soutenir la coordination des interventions en cas d'événements touchant l'intérêt national. Il s'agit d'une ressource interministérielle du gouvernement du Canada axé sur l'intervention, qui soutient les administrateurs généraux, les ministères et les organismes au niveau national (stratégique) de l'ensemble du gouvernement. Il réunit tous les partenaires dans un environnement commun afin d'harmoniser les actions et les capacités collectives dans le cadre d'une analyse et d'une action efficace. Pendant la saison des inondations et des feux de forêt, notre gouvernement maintient une communication continue avec ses partenaires fédéraux et provinciaux, y compris les communautés autochtones, tout en surveillant les impacts sur les communautés 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. À l'heure actuelle, il n'y a aucune demande d'aide fédérale (DAF) relié aux événements cycliques. Lorsqu'un partenaire provincial ou territorial lance une DAF, un processus bien établi est en place pour gérer les appels d'offres, par l'intermédiaire du COG, qui comprend une consultation interministérielle et une coordination de tous les ministères, le cas échéant.
Services aux Autochtones Canada (SAC) a la responsabilité de soutenir les Premières Nations (PN) dans les réserves pour ce qui en est de la gestion des urgences. Lorsque la situation d'urgence concerne une communauté de PN, les dirigeants des PN, en fonction des accords de gestion des situations d'urgence pertinentes, travailleront en collaboration avec leurs province ou territoire et SAC pour évaluer la situation d'urgence et proposer une réponse. Si une résolution n'est pas possible au niveau régional, une demande d'aide peut être sollicitée.
Le changement climatique rend les catastrophes naturelles plus graves, plus fréquentes, plus dommageables et plus coûteuses. Ces dernières années, la ministre de la Gestion des urgences, au nom du gouvernement fédéral, a accepté un nombre croissant de DAF pour des opérations de secours à la suite d'événements dévastateurs, notamment les impacts récents de l'ouragan Fiona, les événements liés aux rivières atmosphériques et les incendies de forêt de 2023.
Processus d'évaluation des risques liés aux aléas cycliques pour 2025
Chaque année, le gouvernement canadien travaille sur l'élaboration d'évaluations des risques pour des événements cycliques clés tels que les inondations, les incendies de forêt et les ouragans. Ces évaluations s'appuient sur des données recueillies auprès d'intervenants clés telles qu'Environnement et Changement climatique Canada, Agriculture et Agroalimentaire Canada, Ressources naturelles Canada et SAC. Le COG consulte également les partenaires provinciaux et territoriaux et les parties prenantes non gouvernementales.
Évaluation du risque annuel d'inondation en 2025 et situation actuelle
Le COG a élaboré, validé et publié son évaluation annuelle des risques d'inondation en avril. Les prévisions se sont avérées exactes. Aucune région n'a été identifiée comme présentant un risque d'inondation potentiellement élevé; toutefois, le nord de l'Ontario est considéré comme présentant un risque modéré en raison du risque d'inondation par embâcle qui pourrait affecter les communautés de la baie James accessibles par avion. Des inondations saisonnières sont attendues dans le nord du Canada, et le COG surveille les rivières Klondike et Porcupine au Yukon au cours des prochaines semaines.
Des inondations ont touché plusieurs régions du Canada, mais elles ont été gérées efficacement au niveau régional.
Évaluation du risque annuel des feux de forêts en 2025 et situation actuelle
Les nouvelles projections pour la saison 2025 des feux de forêt indiquent un potentiel d'activité élevé dans l'ouest et le centre du Canada en raison des conditions de sécheresse persistantes et des températures supérieures à la normale. En mai et juin, le risque de feu de forêt est supérieur à la normale dans une grande partie du sud de la Colombie-Britannique et dans les provinces des Prairies. Bien que les conditions de sécheresse se soient atténuées dans certaines régions, une sécheresse prononcée persiste dans le sud et le nord-est de la Colombie-Britannique, le sud-ouest et le nord-ouest de l'Alberta, ainsi que le sud-ouest des Territoires du Nord-Ouest.
En juin et juillet, la gravité des feux de forêt devrait être largement supérieure à la moyenne dans la majeure partie de l'ouest et du centre du Canada, avec le mois d'août présentant le potentiel le plus élevé pour des feux de forêt importants et soutenus dans l'ouest du Canada.Évaluation annuelle des risques d'ouragans 2025.
Le COG publiera son évaluation annuelle des risques d'ouragans entre la fin juin et le début juillet. La saison des ouragans dans l'Atlantique s'étend du 1er juin au 30 novembre.
Politiques et programmes de recherche et de sauvetage
Messages clés
- La recherche et le sauvetage sont un service d'urgence crucial, et le gouvernement s'est engagé à renforcer les efforts de recherche et sauvetage afin de réduire le risque de blessures ou de pertes de vie pour les Canadiens.
- La responsabilité de la recherche et le sauvetage est partagée entre les autorités fédérales, provinciales, territoriales et locales ainsi que les organisations bénévoles.
- Sécurité publique Canada joue un rôle de leadership en matière de recherche et de sauvetage en coordonnant les cadres stratégiques et les programmes nationaux par l'intermédiaire du Secrétariat national de recherche et de sauvetage, en appuyant les initiatives de recherche et de sauvetage par l'intermédiaire du Fonds des nouvelles initiatives de recherche et de sauvetage en milieu urbain, en normalisant les activités de recherche et de sauvetage en milieu urbain à l'aide d'équipement lourd et nomme le représentant permanent du Canada auprès du programme international COSPAS-SARSAT.
- Ces efforts améliorent les capacités de recherche et de sauvetage, favorisent l'interopérabilité et assurent des interventions d'alerte de détresse en temps opportun, ce qui aide à sauver des vies et d'améliorer l'efficacité de la recherche et du sauvetage à l'échelle nationale.
Si l'on insiste
Q1 – Le rôle de Sécurité publique Canada dans les opérations de recherche et de sauvetage
- La responsabilité de la recherche et du sauvetage (SAR) est partagée horizontalement entre les autorités fédérales, provinciales, territoriales et locales, ainsi que les organisations bénévoles.
- Le gouvernement fédéral, par l'intermédiaire des Forces armées canadiennes et la Garde côtière canadienne sont chargés d'intervenir en cas d'incidents SAR aéronautiques et maritimes.
- Les provinces et les territoires sont chargés d'intervenir en cas d'incidents SAR au sol. Cette responsabilité est souvent déléguée à la police compétente.
- Sécurité publique Canada (SP) n'a pas de rôle opérationnel en matière de SAR, mais le soutien du Centre des opérations du gouvernement peut être demandé pour des ressources supplémentaires ou inhabituelles.
- SP, par l'intermédiaire du Secrétariat national de recherche et de sauvetage (SNRS), joue un rôle de premier plan au niveau national en favorisant un système d'intervention résilient et efficace et en faisant progresser les initiatives qui améliorent la sécurité, la préparation et le soutien mutuel.
Q2 – Recherche et sauvetage dans les communautés indigènes
- La responsabilité d'une intervention de recherche et de sauvetage incombe au service de police compétent dans la plupart des communautés.
- Le système national de SAR du Canada est dédié à la recherche et au sauvetage sans faille et les demandes d'assistance par le biais d'un soutien provincial/territorial ou les demandes d'assistance pour un soutien fédéral en matière de SAR sont disponibles, le cas échéant.
Q3 – Capacité de déploiement interprovincial des ressources de Recherche et sauvetage en milieu urbain à l'aide d'équipement lourd
- Les six groupes opérationnels de recherche et de sauvetage en milieu urbain à l'aide d'équipement lourd (RSMUEL) du Canada sont basés à Vancouver, Calgary, Manitoba, Toronto, Montréal et Halifax.
- Ces ressources appartiennent aux municipalités ou aux provinces.
- Le concept national d'opérations de RSMUEL fournit des informations essentielles et définit les mécanismes nécessaires pour demander et recevoir un soutien de la part des autorités provinciales et territoriales.
- SP, par le biais d'une demande d'assistance provinciale ou territoriale, peut apporter son soutien en accédant aux capacités uniques des groupes de travail RSMUEL en fonction des besoins d'une situation d'urgence.
Q4 – Soutien du gouvernement du Canada aux bénévoles en recherche et sauvetage
- Les bénévoles en SAR représentés par leurs associations nationales - l'Association civile de recherche et de sauvetage aériens, la Garde côtière auxiliaire canadienne et l'Association canadienne des volontaires en recherche et sauvetage, apportent leur soutien aux organismes qui ont des pouvoirs et des responsabilités dans chacun des trois domaines de la recherche et du sauvetage - aéronautique, maritime et terrestre, respectivement.
- Le gouvernement du Canada finance chacune des associations nationales de bénévoles en SAR par l'intermédiaire du ministère de la Défense nationale, les Forces armées canadiennes, Pêches et Océans Canada, la Garde côtière canadienne et SP.
- Les bénévoles en SAR peuvent bénéficier du crédit d'impôt pour les bénévoles en recherche et sauvetage, dont le montant a récemment été porté à 6 000 dollars, en reconnaissance du temps et des engagements financiers qu'ils consacrent à la SAR.
- SP s'est également engagé à soutenir la santé mentale des bénévoles en recherche et sauvetage grâce au soutien du Réseau de soutien à la sécurité publique et de l'Institut canadien de recherche et de traitement pour la sécurité publique.
Q5 – Soutien financier de Sécurité publique Canada à la recherche et au sauvetage
- Comme SP fait partie d'une structure horizontale sans autorité opérationnelle directe, SP utilise le financement de façon stratégique pour habiliter d'autres organismes et initiatives qui font progresser les objectifs communs.
- Le Fonds des nouvelles initiatives de recherche et de sauvetage fournit 7,6 millions de dollars par an aux organismes admissibles afin d'améliorer le système de SAR du Canada.
- SP fournit un financement continu pour soutenir les efforts de l'Association canadienne des volontaires en recherche et sauvetage afin de rassembler les bénévoles des 13 provinces et territoires à l'appui de la formation nationale, de la prévention de la SAR par l'entremise du programme AdventureSmart, et de la protection et du soutien des bénévoles en SAR au sol.
- Lorsqu'ils sont admissibles, SP fournit des fonds pour l'indemnisation des travailleurs aux programmes provinciaux d'indemnisation des travailleurs qui reconnaissent les bénévoles en SAR.
- Le financement destiné à soutenir les six groupes de travail lourds de RSMUEL du Canada renforce la capacité locale et nationale à faire face aux catastrophes de petite et de grande envergure.
- Le soutien au programme international COSPAS-SARSAT.
- Ces programmes s'ajoutent à d'autres financements fédéraux, provinciaux, territoriaux et locaux destinés à soutenir la préparation opérationnelle, l'intervention et la prévention en matière de SAR.
Contexte
Enjeu
- La recherche et le sauvetage (SAR) font partie du continuum des urgences et s'inscrivent dans le Cadre et la Stratégie de gestion des urgences pangouvernementaux et pansociétaux du Canada.
- Le gouvernement du Canada est chargé d'intervenir en cas d'incidents de recherche et de sauvetage aéronautiques et maritimes, de coordonner les cadres stratégiques nationaux de recherche et de sauvetage, d'appuyer les initiatives de recherche et de sauvetage et d'établir des politiques et des programmes.
Rôles et responsabilités en matière d'intervention en matière de recherche et de sauvetage aéronautique, maritime et terrestre au Canada
- Le Secrétariat national de recherche et de sauvetage de Sécurité publique Canada (SP) coordonne l'élaboration de cadres stratégiques et de programmes nationaux de SAR en collaboration avec ses partenaires. De plus, par l'intermédiaire du Fonds des nouvelles initiatives de recherche et de sauvetage, SP soutient les initiatives visant à améliorer la SAR et aide les organismes à réaliser des avancées significatives et percutantes en matière de recherche et de sauvetage.
- Le Programme national de recherche et de sauvetage en milieu urbain à l'aide d'équipement lourd (RSMUEL), dirigé par SP, reconnaît six forces opérationnelles de RSMUEL à l'échelle du pays et coordonne les investissements fédéraux à frais partagés pour des initiatives ou des projets nationaux précis. SP s'efforce d'uniformiser les activités de RSMUEL à l'échelle du Canada et de favoriser l'interopérabilité entre les forces opérationnelles.
- SP agit à titre de représentant permanent du Canada auprès du programme international de recherche et de sauvetage par satellite (COSPAS-SARSAT). Il s'agit d'un système international d'alerte de détresse par satellite qui détecte, localise et distribue les alertes de détresse utilisées par les intervenants en SAR dans le monde entier. Le système est essentiel pour sauver des vies et réduire le temps entre la détection d'une alerte de détresse et la prestation des services de recherche et de sauvetage.
- La Ministre de la Gestion des urgences et de la Résilience des communautés, bien qu'elle ait la responsabilité d'établir des politiques et des programmes et de partager les pratiques exemplaires en matière de SAR, n'a pas l'autorité opérationnelle pour les ressources fédérales en matière de SAR. Les ministres de chaque ministère ou organisme ayant un mandat lié à la SAR sont responsables en dernier ressort de la participation et des opérations de leur ministère au sein du système de SAR du Canada et sont les principaux porte-parole de leur organisme.
- Les provinces et les territoires sont responsables de l'intervention en cas d'incidents de SAR au sol. Cette responsabilité est souvent déléguée aux corps policier compétent.
Zones inondables déterminées à l'échelon fédérale et Ressource numérique de sensibilisation aux risques d'inondation
Messages clés
- Les inondations constituent la catastrophe naturelle la plus coûteuse au Canada et causent de plus en plus de dommages en raison des changements climatiques et démographiques, et du développement dans les zones à haut risque.
- Sécurité publique Canada mène plusieurs initiatives visant à accroître la résilience aux inondations partout au Canada pour renforcer notre capacité à prévenir, réduire, rétablir et s'adapter aux risques d'inondation.
- Le programme Zones de risque d'inondation identifiées par le gouvernement fédéral et la Ressource numérique de sensibilisation aux risques d'inondation seront lancées ensemble à l'automne 2025 visent à créer des cotes de risque d'inondation pour l'ensemble du Canada, à éclairer les décisions d'investissements dans les infrastructures fédérales et à mieux sensibiliser les Canadiens à leurs risques d'inondation.
- Ces initiatives reflètent l'engagement du gouvernement à mettre l'accent sur la réduction proactive des risques et à mieux reconstruire afin d'accroître la résilience de la société canadienne face aux catastrophes futures.
Si l'on insiste
Q1 – Zones inondables déterminées à l'échelon fédéral
- Fondé sur un modèle acquis des risques d'inondation pour l'ensemble du Canada, le programme Zones de risque d'inondation identifiées par le gouvernement fédéral (ZRIIGF) créera des cotes de risque d'inondation, selon une échelle de faible à extrême, qui permettront de veiller à ce que nous prenions des mesures collectives pour construire de nouvelles infrastructures conçues pour atténuer les risques d'inondations.
- Parallèlement, Sécurité publique Canada (SP) a lancé et financé un important projet de recherche du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada, avec des partenaires universitaires, afin de mettre au point un modèle de risque d'inondation en libre accès, conçu au Canada.
Q2 – Ressource numérique de sensibilisation aux risques d'inondation
- Cette ressource numérique offrira à tous les Canadiens un accès centralisé à des renseignements sur leur risque d'inondations et à des ressources sur la façon de protéger leurs maisons et leurs collectivités contre les inondations.
- Le prototype a fait l'objet des essais préliminaires par des utilisateurs internes. D'autres versions et essais suivront. La ressource numérique devrait être lancée à l'automne 2025.
Q3 – Stratégie de données pour la réduction des risques de catastrophe
- En 2023, SP a dirigé un groupe de travail interministériel chargé d'élaborer une stratégie de données pour la réduction des risques de catastrophes (RRC) visant à garantir une compréhension commune et l'interopérabilité de toutes les données relatives à la RRC (y compris les données sur l'exposition et les dangers) et à jeter les bases d'une source centralisée et d'un accès cohérents de données sur les risque de catastrophe pour soutenir une gamme d'évaluations des risques.
- La Stratégie, qui en est à une stade avancé, devrait être publiée en 2025.
- La Stratégie servira de fondement aux futurs travaux visant à accroître la capacité du gouvernement fédéral à tirer des information fondées sur des données et des modèles afins d'évaluer les risques de catastrophe et de prendre des mesures pour les réduire.
Contexte
Enjeu
- Les inondations constituent la catastrophe naturelle la plus coûteuse au Canada, et les dommages causés par les inondations continuent d'augmenter en raison des changements climatiques, des changements démographiques et du développement accru dans les zones à haut risque d'inondation. Les Canadiens, en particulier ceux établis dans des zones à haut risque, ressentent de plus en plus les effets des catastrophes et les pressions financières qui en découlent, lesquels touchent également les Autochtones et les populations vulnérables de façon disproportionnée.
- Conformément à la Stratégie de sécurité civile pour le Canada, au Cadre de Sendai pour la réduction des risques de catastrophe des Nations Unies et à la Stratégie nationale d'adaptation, le gouvernement du Canada est résolu à faire évoluer l'approche fondée sur les systèmes nécessaire pour renforcer la résilience aux catastrophes.
Zones inondables déterminées à l'échelon fédéral
- Sécurité publique Canada (SP) a pour mandat d'assurer la protection des Canadiens contre un éventail de risques, y compris les catastrophes naturelles comme les inondations. Le travail de SP exige une compréhension cohérente et globale des risques d'inondation pour l'ensemble du Canada. Pour s'acquitter de son mandat, SP évalue et applique des modèles pancanadiens sur les aléas d'inondation depuis 2020.
- Le programme Zones de risque d'inondation identifiées par le gouvernement fédéral (ZRIIGF) a été conçu pour combler les écarts en matière d'information sur les inondations à l'échelle du Canada. Les ensembles de données du ZRIIGF visent à fournir des renseignements sur les risques d'inondation cohérents à l'échelle nationale; ceux-ci complèteront les données sur les risques d'inondation d'autres sources et permettront de repérer les sites à examiner et à analyser davantage (à titre d'outil de repérage), en plus d'orienter et de cibler les efforts de réduction des risques dans l'ensemble du Canada.
Ressource numérique de sensibilisation aux risques d'inondation
- Le budget de 2023 accordait à Sécurité publique Canada 11,5 millions de dollars sur trois ans, à compter de 2023-2024, pour qu'il puisse créer une ressource numérique de sensibilisation aux risques d'inondation accessible au public.
- La Ressource numérique complète le Programme d'identification et de cartographie des aléas d'inondation, dirigé par Ressources naturelles Canada.
Modernisation du programme des Accords d'aide financière en cas de catastrophe
Messages clés
- Depuis plus de 50 ans, le programme des Accords d'aide financière en cas de catastrophe joue un rôle essentiel pour aider les provinces et les territoires à assumer les coûts des catastrophes de grande ampleur causées par des aléas naturels au Canada.
- Sécurité publique Canada a lancé un modernisé programme des Accords d'aide financière en cas de catastrophe le 1er avril 2025.
- Ce nouveau programme est l'aboutissement de plus de quatre années de collaboration. Sécurité publique Canada continue de collaborer étroitement avec les provinces et les territoires pour assurer une transition harmonieuse vers les nouveaux Accords d'aide financière en cas de catastrophe.
- Notre programme modernisé privilégie une plus grande résilience et la réduction des risques de catastrophe pour les Canadiens. Il permet aux provinces et aux territoires d'élaborer des solutions sur mesure qui répondent aux besoins uniques de leurs collectivités tout en offrant un financement accru et plus flexible pour réduire les risques de catastrophe.
- Cette initiative contribuera à réduire les coûts et les répercussions à long terme des catastrophes pour tous les Canadiens.
Si l'on insiste
Q1 – Pourquoi l'examen des Accords d'aide financière en cas de catastrophe a –t-il été entrepris ?
- Depuis 1970, les Accords d'aide financière en cas de catastrophe( AAFCC) ont versé plus de 9,6 milliards de dollars, dont plus de 60 % au cours des dix dernières années. Le coût moyen des catastrophes au Canada a également augmenté de plus de 1 250 % depuis la création du programme.
- Compte tenu de la fréquence et de la gravité croissantes des catastrophes au Canada, le ministre de la Protection civile a été chargé en 2021 d'entreprendre un examen complet des AAFCC et de proposer des modifications au programme.
- Le ministre a également mis sur pied un comité consultatif d'experts au début de 2022 afin de formuler des recommandations sur la manière dont les AAFCC pourraient demeurer un instrument pertinent, efficace et durable de rétablissement, de réduction des risques et de résilience dans le contexte des répercussions croissantes des catastrophes.
Q2 – Comment les provinces et territoires ont –ils participé au processus de modernisation des Accords d'aide financière en cas de catastrophe ?
- Les partenaires provinciaux et territoriaux (PT) ont été activement impliqués tout au long du processus de modernisation des AAFCC, contribuant à l'élaboration des politiques, à la conception des programmes et à de multiples cycles de rétroaction. En 2023, le Conseil canadien des organisations de gestion des urgences a reconnu cet engagement comme un excellent modèle de consultation collaborative. Le programme modernisé répond à 35 des 36 recommandations des PT concernant les AAFCC de 2021. Les récentes approbations du Manitoba et des Territoires du Nord-Ouest soulignent encore davantage l'accueil positif réservé à ces efforts.
Q3 – Si l'on insiste sur les niveaux de financement globaux des Accords d'aide financière en cas de catastrophe modernisés?
- Les AAFCC modernisés prévoient une augmentation nette du financement fédéral d'environ 3 à 5 % par année.
- Le programme précédent prévoyait un partage des coûts de 50 à 90 %, avec une moyenne de 82 %. Le nouveau programme prévoit un partage des coûts de 70 à 100 %.
- L'augmentation nette du financement global provient de l'augmentation significative du financement du programme pour la reconstruction en mieux, la réduction des risques et l'atténuation stratégique. Les administrations qui choisissent de ne pas reconstruire en mieux ou d'atténuer leurs risques les plus élevés renonceront au financement fédéral destiné à accroître la résilience de l'ensemble de la société et, à terme, à réduire les coûts et les impacts des futures catastrophes pour tous les ordres de gouvernement.
- Selon les estimations, avec une utilisation intégrale du financement pour l'atténuation et la résilience après une catastrophe, le coût d'une catastrophe ultérieure pourrait être réduit de 65 %.
Q4 – Si l'on insiste sur la consultation des provinces et territoires sur les niveaux de partage des coûts
- À partir du printemps 2023, plusieurs réunions fédéraux, provinciaux et territoriaux (FPT) et deux réunions ministérielles (juin 2023 et janvier 2024) ont été consacrées au « nouveau format du programme basé sur le type de dépenses (le partage des coûts le plus élevé étant consacré à la réduction des risques et au soutien des personnes vulnérables) »; aucune question n'a été soulevée.
- À l'automne 2023, les PT ont reçu l'ébauche des volets du programme, qui précisait que la reconstruction bénéficierait d'un partage des coûts « moyen », tandis que l'intervention serait « plus élevée », le soutien aux personnes et aux communautés « plus élevée » et l'atténuation serait « variable », indiquant clairement un minimum de trois niveaux de partage des coûts différents pour l'ensemble du programme. Les PT n'ont soulevé aucune question concernant cette approche pendant la période de rétroaction, ni lors de la réunion ministérielle FPT qui a suivi en février 2024.
- Sécurité publique Canada a fourni aux provinces et territoires les pourcentages finaux de partage des coûts du nouveau programme lors de la publication des nouvelles modalités en avril 2024.
Q5 – Si l'on pose des questions sur la couverture des feux de forêt dans le cadre des Accords d'aide financière en cas de catastrophe
- Les AAFCC modernisée couvrent les coûts des feux de forêt qui menacent directement les communautés, également appelés incendies de forêt en milieu périurbain.
- Dans le cadre du programme modernisé, les coûts d'intervention; la réparation, la restauration et la reconstruction des infrastructures non assurables (les habitations et les entreprises privées sont généralement assurées contre les dommages causés par les incendies); l'amélioration des infrastructures endommagées ou les nouveaux projets d'atténuation à l'échelle communautaire ou régionale; et les aides au rétablissement, telles que les conseils juridiques, financiers ou en santé mentale, peuvent être partagés dans le cadre des AAFCC afin d'améliorer la résilience des communautés sinistrées.
- Grâce à ce nouveau programme, des fonds d'atténuation sont disponibles pour tout type de catastrophe admissible dans le cadre des AAFCC. Par conséquent, une province ou un territoire victime d'une catastrophe due à un aléa naturel, tel qu'un feu de forêt, et admissible au financement des AAFCC, peut utiliser les AAFCC pour accroître la résilience des communautés touchées face à cet aléa naturel.
Q6 – Chaque événement actif récent (une section pour chaque événement)
- Il y a actuellement 89 événements actifs dans le cadre des AAFCC, la dernière demande d'aide financière provient de Terre-Neuve-et-Labrador.
- La province a soumis une demande pour l'onde de tempête en janvier 2025 et notre gouvernement travaille en étroite collaboration avec les responsables provinciaux pour fournir rapidement une aide qui apportera un support aux communautés côtières touchées.
- Le gouvernement du Canada s'est engagé à travailler avec les provinces, les territoires et les partenaires de l'ensemble de la société pour prévenir les catastrophes, y réagir et s'en remettre.
Q7 – Rétablissement de Jasper
- Le 19 septembre 2024, la province de l'Alberta a demandé une aide financière par l'intermédiaire des AAFCC pour les coûts encourus à la suite de l'incendie de 2024 à Jasper.
- La part fédérale estimée s'élève à 57 millions de dollars.
- En février 2025, Sécurité publique Canada a versé à l'Alberta une avance de 19,6 millions de dollars pour 'aider dans ses premiers efforts de secours et couvrir une partie des coûts admissibles de l'intervention à l'incendie de forêt.
- Le gouvernement du Canada et le gouvernement de l'Alberta ont convenu d'égaler les dons des particuliers et des entreprises à la Croix-Rouge canadienne (CRC) pour les efforts de secours et de rétablissement liés aux incendies de forêt dans la province. La CRC a confirmé que 12,6 millions de dollars de dons admissibles ont été recueillis au cours de la période de jumelage, pour un total de 38 millions de dollars.
Contexte
Issue
- Le programme des Accords d'aide financière en cas de catastrophe (AAFCC) fournit de l'aide financière lorsque les coûts d'intervention et de rétablissement dépassent ce que la province ou le territoire serait censé pouvoir supporter raisonnablement seul.
- Le gouvernement du Canada a annoncé publiquement le lancement du nouveau programme des AAFCC le 29 janvier 2025, le programme ayant entré en vigueur le 1er avril 2025.
Informations générales— Programme des Accords d'aide financière en cas de catastrophe
- À compter du 1er janvier 2025, les provinces et les territoires peuvent demander une aide fédérale lorsque les dépenses admissibles dépassent 3,84 $ par habitant (en fonction de la population provinciale ou territoriale).
- Le programme décrit les coûts admissibles au partage des coûts, y compris l'intervention, la réparation des biens personnels essentiels, la restauration d'une infrastructure publique résiliente, les mesures de soutien aux activités de secours et de rétablissement, et l'atténuation stratégique.
- Pour que l'aide soit fournie de manière cohérente et équitable, la part fédérale est calculée à l'aide d'une formule de partage des coûts qui varie de 70 à 90 % pour les provinces et de 80 à 100 % pour les territoires.
Modernisation du programme
- Le dernier examen des AAFCC eu lieu de 2020 à 2023 et a été le plus complet de l'histoire du programme.
- Un Comité consultatif d'experts sur les AAFCC mis sur pied par le ministre, publié son rapport final intitulé Bâtir l'avenir ensemble : Vers un Canada plus résilient en avril 2023
- Dans le budget de 2023, le gouvernement a annoncé son intention de moderniser les AAFCC en fonction de l'examen, et de mettre l'accent sur les moyens d'encourager les mesures d'atténuation et de réduction des risques.
- Sécurité publique Canada (SP) a travaillé en étroite collaboration avec les provinces et les territoires pour moderniser le programme. De mobilisation s'est déroulée du printemps 2023 au printemps 2024.
Principaux changements apportés au programme modernisé
- Le programme modernisé est entré en vigueur le 1er avril 2025. Le nouveau programme accorde la priorité au financement visant à améliorer les résultats du rétablissement, à accroître la résilience aux catastrophes et à réduire les risques futurs. Voici certain des principaux changements apportés :
- Passage à une approche axée sur les objectifs, où le programme déploie un cadre logique de cinq volets de financement;
- Flexibilité pour les provinces et territoires afin de concevoir des projets ou des programmes d'aide sur leur territoire;
- De multiples voies permettant aux provinces et territoires d'accéder à des sommes importantes de financement pour l'atténuation, la réduction des risques et la résilience, plus souples et stratégiques;
- Davantage de possibilités de soutien aux personnes après une catastrophe.
- SP a lancé une nouvelle solution centralisée de GI/TI d'aider les provinces et territoires à le mettre en œuvre et d'éliminer le système papier de l'ancien programme.
- SP continue d'offrir une formation aux provinces et territoires, et a maintenant rencontré toutes les administrations, sauf le Nunavut. Des invitations ouvertes aux provinces et aux territoires à des réunions bilatérales, à des ateliers personnalisés et/ou à des séances de formation sont encore offertes.
Étape suivante : Centre Canadien pour le rétablissement et la résilience
- L'orientation stratégique du Cabinet de 2022 prévoyait la création d'un Centre Canadien pour le rétablissement et la résilience à SP. Ce centre fournirait des conseils et du soutien aux collectivités sur la façon d'intégrer des mesures de réduction des risques et de résilience au rétablissement après sinistre afin qu'elles soient plus sûres et plus résilientes aux catastrophes futures.
- Ce centre est également une ressource essentielle pour les provinces et les territoires afin de tirer parti des avantages du programme modernisé des AAFCC en leur fournissant des ressources sur les pratiques efficaces de rétablissement.
Gendarmerie royale du Canada (GRC)
Initiatives en matière sécurité frontalière – passage de clandestins
Messages clés
- Les réseaux de passage de clandestins sont des groupes du crime organisé transnational sophistiqués et très lucratifs qui mettent en danger la vie de migrants et constituent une menace pour la sécurité publique des collectivités dans lesquelles ils exercent leurs activités.
- Le passage de clandestins est un problème mondial qui nécessite des partenariats nationaux et internationaux pour recueillir et échanger des renseignements afin de détecter les réseaux et les groupes criminels organisés ainsi que d'enquêter sur ceux-ci.
- Le financement provenant du Plan frontalier du Canada s'appuie sur les initiatives existantes de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) visant à assurer la surveillance et la sécurité de la frontière entre les points d'entrée et à réduire la criminalité transfrontalière, notamment au moyen d'enquêtes sur le passage de clandestins.
Si on insiste
Q1 – Quelles mesures précises la GRC prend-elle pour repérer et démanteler les réseaux du crime organisé impliqués dans des opérations de migration clandestine au Canada et à l'étranger?
- La GRC est chargée de protéger les frontières du Canada entre les points d'entrée officiels contre les menaces criminelles graves à l'entrée et à la sortie du pays. Pour ce faire, la GRC adopte une approche multidimensionnelle en matière de sécurité frontalière. Elle s'efforce de prévenir, de détecter et de perturber les plus grandes menaces en utilisant la technologie et le renseignement.
- La GRC a recours à divers outils et technologies de surveillance ainsi qu'à des patrouilles pour assurer la surveillance entre les points d'entrée, conformément aux lois et aux règlements canadiens.
- L'équipe de la Police fédérale de la GRC qui est chargée de l'intégrité des frontières se consacre à la lutte contre les crimes graves commis à la frontière canadienne, ce qui comprend le passage de clandestins.
Q2 – Comment la GRC collabore-t-elle avec ses partenaires étrangers chargés de l'application de la loi pour empêcher le passage de clandestins avant que ceux-ci n'atteignent les frontières canadiennes?
- La GRC travaille en étroite collaboration avec ses partenaires étrangers chargés de l'application de la loi en vue d'assurer la sécurité des frontières du Canada et de son vaste littoral.
- La GRC travaille en étroite collaboration avec ses homologues américains à la frontière pour enquêter sur les réseaux transnationaux de passage de clandestins qui facilitent le déplacement de personnes. Une étroite collaboration avec le Service des douanes et de la protection des frontières des États-Unis, le Service des enquêtes du département de la Sécurité intérieure et la Garde côtière américaine permet de coordonner les activités et les enquêtes transfrontalières.
- Par exemple, la GRC collabore avec ses partenaires américains chargés de l'application de la loi dans le cadre des activités du Comité consultatif sur l'application transfrontalière de la loi et des Opérations intégrées transfrontalières maritimes d'application de la loi, également connues sous le nom de projet Shiprider.
Q3 – Quel est le mandat de la GRC en ce qui concerne la migration vers le sud?
- La migration vers le sud relève du mandat de la GRC qui consiste à assurer la sécurité des frontières entre les points d'entrée officiels.
- La migration vers le sud est un enjeu complexe, puisque l'infraction n'est commise qu'une fois que la personne a franchi la frontière des États-Unis, un territoire hors de la compétence du Canada. C'est là que la GRC tire parti de ses partenariats avec les organismes d'application de la loi américains.
Contexte
Enjeux
Le passage de clandestins à la frontière canado-américaine demeure une préoccupation en matière de sécurité publique.
Contexte
Le passage de clandestins, également appelé « migration clandestine », consiste à faciliter l'entrée illégale de personnes dans un pays dont elles ne sont ni citoyennes ni résidentes permanentes. Il s'agit d'un crime généralement commis avec le consentement de la personne qui sera introduite clandestinement, laquelle paie le passeur en échange de services tels que des documents de voyage frauduleux (par exemple, des passeports ou des visas), des transports clandestins, un hébergement et d'autres formes de soutien logistique. Dans certains cas, les personnes qui acceptent initialement d'être introduites clandestinement peuvent ensuite devenir des victimes de la traite de personnes et être exploitées par leurs passeurs.
Les groupes du crime transnational grave et organisé qui se livrent au passage de clandestins exploitent le désespoir de personnes vulnérables pour réaliser des gains financiers. Les profits générés par les réseaux de migration clandestine sont souvent utilisés pour financer d'autres formes d'activités illicites, notamment le trafic de drogues, la contrebande d'armes à feu et la corruption.
Les enquêtes sur les opérations de migration clandestine posent des difficultés considérables aux forces de l'ordre. Les réseaux criminels sont souvent constitués d'acteurs qui entretiennent peu de liens entre eux et qui exercent leurs activités dans plusieurs pays. De plus, ces acteurs ont peu d'interactions directes avec les migrants eux-mêmes. La nature transnationale et complexe de ces réseaux fait en sorte qu'il est difficile d'obtenir des éléments de preuve et la collaboration de témoins. Il est donc essentiel que les partenaires nationaux et étrangers chargés de l'application de la loi mènent des enquêtes conjointes et échangent des renseignements en temps opportun afin de repérer, de perturber et de démanteler efficacement ces réseaux.
Efforts de la GRC pour lutter contre le passage de clandestins
La GRC est responsable de la sécurité frontalière entre les points d'entrée officiels le long de la frontière canado-américaine, dans tous les domaines (aérien, terrestre, maritime et arctique). L'objectif est de prévenir les activités illégales qui pourraient constituer une menace à la sûreté et à la sécurité du Canada. La GRC collabore avec les organismes canadiens d'application de la loi et ses partenaires autochtones pour renforcer l'approche collective du Canada visant à protéger les frontières contre les menaces criminelles graves. Le Canada et les États-Unis collaborent depuis longtemps dans le cadre d'initiatives qui permettent de mener des opérations et des enquêtes conjointes relativement aux menaces criminelles à la frontière canado-américaine, y compris le passage de clandestins (par exemple, les équipes intégrées de la police des frontières et les Opérations intégrées transfrontalières maritimes d'application de la loi [projet Shiprider]).
La GRC a recours à divers outils et technologies de surveillance ainsi qu'à des patrouilles pour assurer la surveillance et la sécurité de la frontière entre les points d'entrée. La GRC tire parti des investissements provenant du Plan frontalier du Canada pour déployer une nouvelle force opérationnelle de renseignement aérien composée d'hélicoptères, de drones et de tours de surveillance mobiles afin de renforcer la surveillance entre les points d'entrée. En outre, la GRC a fourni des directives nationales pour mobiliser des ressources le long de la frontière canado-américaine, de façon à accroître la capacité de patrouiller, de détecter les menaces à destination du nord et du sud, d'intervenir et d'enquêter sur ces menaces.
Recrutement et maintien en poste
Messages clés
- Protéger la sécurité de la population canadienne représente une priorité pour le gouvernement du Canada. Le recrutement demeure un objectif clé pour la GRC, et l'organisation est déterminée à accroître le nombre total d'agents de police au service des communautés.
- La GRC prend des mesures pour rendre l'organisation plus attrayante et accessible aux postulants et postulantes potentiels :
- La GRC accroît l'inclusivité et la diversité par l'entremise du Programme d'expérience précadet diversifié et inclusif et du Programme de formation des précadets autochtones.
- Les personnes postulantes peuvent maintenant indiquer leur choix de province ou de territoire pour leur première affectation, grâce au plan d'affectation flexible.
- Les résidents permanents du Canada peuvent désormais présenter leur candidature.
- La GRC s'engage à s'assurer que les activités et les documents de recrutement sont offerts aux personnes postulantes dans les deux langues officielles.
- Au cours de l'exercice 2024-2025, 895 cadets ont terminé leur formation à la Division Dépôt de la GRC à Regina (Saskatchewan). Ce nombre dépasse le nombre de cadets de l'exercice précédent, soit 541.
Si on insiste
Q1 – Recruter et former 1 000 membres de la GRC supplémentaires
- Le recrutement demeure la principale priorité de la GRC.
- La GRC est déterminée à augmenter de toute urgence ses effectifs.
- Nous offrons aux personnes postulantes plus de choix quant à l'endroit de leur affectation, avons réduit et simplifié les étapes du processus de demande d'emploi, et augmentons notre capacité de traiter plus de demandes.
Q2 – Créer une nouvelle école de la GRC à la Division Dépôt
- La GRC étudie des options pour moderniser et créer une nouvelle école de formation de la GRC à la Division Dépôt.
Q3 – Augmenter la rémunération des cadets inscrits
- La GRC appuie l'augmentation de l'indemnité de recrutement des cadets pendant leur formation à la Division Dépôt.
- C'est une mesure qui rendra plus attrayante la possibilité de devenir membre régulier de la GRC.
Q4 – Les Autochtones sont sous –représentés dans les services d'application de la loi offerts aux communautés autochtones. Que fait la GRC à cet égard?
- La GRC renouvelle son engagement envers la réconciliation et continue de donner la priorité à l'embauche et au recrutement de membres inuits, métis et des Premières Nations.
- La GRC travaille en partenariat avec plusieurs organisations nationales et gouvernements autochtones dans le cadre d'initiatives de recrutement axées sur la distinction au sein de leurs communautés.
- La GRC est déterminée à favoriser le recrutement, le maintien en poste et l'avancement des employés inuits, métis et des Premières Nations en modernisant les politiques et processus en matière de ressources humaines et en faisant connaître ceux-ci.
- De plus, la GRC s'emploie à renseigner son personnel sur l'histoire et les cultures autochtones et à l'intéresser à celles-ci, en plus de coordonner des activités de sensibilisation avec des communautés autochtones afin de renforcer les relations et de soutenir le bien-être des employés inuits, métis et des Premières Nations.
Q5 – Quelles initiatives précises la GRC prend – elle pour attirer des recrues autochtones?
- La GRC a mis en place le Programme de formation des précadets autochtones et le Programme de navigateurs de carrière autochtone pour appuyer le recrutement, le maintien en poste et l'avancement des employés autochtones.
- Ces programmes jouent un rôle crucial dans la modernisation des politiques internes en matière de ressources humaines pour qu'elles tiennent compte des efforts de réconciliation et favorisent un milieu sûr et adapté aux cultures qui respecte et intègre les expériences vécues par les Premières Nations, les Inuits et les Métis grâce au soutien continu fourni aux réseaux d'employés autochtones de la GRC.
- La GRC s'affaire aussi à élaborer et à mettre à l'essai un programme de mentorat pour soutenir les personnes postulantes inuites, métisses et des Premières Nations, et réduire les obstacles dans le processus de demande d'emploi, avec l'objectif d'étendre ce programme à tous ceux et celles qui postulent à la GRC.
Q6 – Recrutement en français
- La GRC reconnaît que la Loi sur les langues officielles est fondamentale pour le Canada et elle est résolue à tout mettre en œuvre pour respecter le statut d'égalité véritable du français et de l'anglais.
- La GRC prend ses obligations linguistiques au sérieux. Elle a accru ses mesures de recrutement ciblé pour créer un effectif plus représentatif des communautés francophone et anglophone, et a amélioré l'accès à la formation en seconde langue officielle afin d'augmenter le nombre d'employés bilingues.
- Dans le cadre de sa stratégie sur les langues officielles, la GRC cherche activement à créer une culture plus diversifiée et inclusive, tout particulièrement en ce qui concerne l'utilisation du français et de l'anglais, à tous les niveaux de l'organisation.
- La stratégie s'articule autour des quatre priorités suivantes :
- Renforcer le leadership en matière de langues officielles;
- Promouvoir la conformité à la Loi sur les langues officielles;
- Créer une culture d'inclusion;
- Assurer la responsabilité, la transparence et la mesure des progrès accomplis.
- La GRC, comme d'autres organisations policières, est aux prises avec d'importants défis en matière de recrutement. La GRC prend des mesures ciblées et proactives afin de recruter des policiers provenant des deux communautés linguistiques officielles et d'accroître la participation des employés à la formation linguistique en langue seconde cette année.
- Des mesures de soutien sont en place à tous les niveaux de l'organisation et des mesures appropriées sont prises pour assurer la disponibilité de services et de communications en français et en anglais aux Canadiennes et aux Canadiens, conformément à la Loi sur les langues officielles.
- Toute l'information sur le site Web des carrières à la GRC est fournie dans les deux langues officielles. De plus, dans chaque bureau divisionnaire de recrutement, même ceux situés dans une région désignée bilingue, il y a au moins un recruteur bilingue.
- La GRC collabore avec les bureaux divisionnaires de recrutement pour s'assurer que les activités de recrutement locales sont présentées équitablement dans les deux langues officielles et qu'on y offre activement des services aux membres du public dans la langue de leur choix.
- Des efforts sont en cours pour offrir une formation en langue seconde à tous les niveaux d'emploi afin d'aider à combler les lacunes actuelles. Cela comprend la prestation de formation en langue seconde aux recrues pour accroître le nombre de membres bilingues intégrant notre effectif.
- Dans les régions où la population générale est largement bilingue, les activités de recrutement sont régulièrement offertes dans les deux langues officielles.
Contexte
Sujet
Des rapports récents des médias ont mis en évidence les défis auxquels doit faire face le Programme national de recrutement de la GRC et les répercussions sur les niveaux de dotation.
Renseignements à l'appui des déclarations faites dans les messages clés
La GRC, comme d'autres organisations policières, est aux prises avec des défis en matière de recrutement. Ces défis comprennent le nombre limité de cadets inscrits et l'incapacité de maintenir des niveaux minimaux de dotation à certains endroits.
La GRC recrute les membres en fonction de la planification de l'effectif, de l'attrition, des besoins en ressources cernés par ses partenaires contractuels municipaux et provinciaux, et des besoins de la Police fédérale. Compte tenu de l'attrition et des besoins croissants, la demande de nouvelles recrues dépasse l'offre disponible.
La GRC a apporté de nombreux changements afin d'améliorer le recrutement; elle a notamment accru les efforts pour inciter les personnes à poser leur candidature, réduit les délais de traitement des candidatures et éliminé les obstacles, en particulier pour les membres des groupes visés par l'équité en matière d'emploi.
Le Programme d'expérience précadet diversifié et inclusif (ECDI) est une initiative axée sur la réduction des obstacles pour les groupes racisés et sous-représentés qui aspirent à se joindre à la GRC. Le Programme ECDI comporte deux éléments clés : mentorat offert par un membre régulier de la GRC et formation de trois semaines qui apporte des connaissances précieuses et une expérience pratique. Depuis son lancement au début de 2023, le programme a reçu plus de 1 250 candidatures.
Le Programme de formation des précadets autochtones est une initiative de recrutement autochtone conçue pour offrir aux personnes postulantes inuites, métisses et des Premières Nations une expérience pratique du travail policier tout en les préparant de manière à favoriser leur compétitivité dans le processus de candidature. De plus, la GRC offre aux personnes postulantes l'occasion de déterminer leur préférence en ce qui concerne le lieu de leur première affectation; elle accélère le traitement des demandes aux endroits où des ressources sont le plus nécessaires; et elle propose des affectations à court et à long terme.
La GRC a aussi lancé une initiative pour les membres réguliers nouveaux et actuels. Il s'agit d'une entente dans le cadre de laquelle la personne accepte d'être affectée à une division particulière où il y a pénurie de personnel pendant une période déterminée (p. ex. affectation de trois ans) en sachant qu'elle sera envoyée dans une division de son choix à la fin de son affectation dans son poste actuel.
La GRC offre un traitement accéléré aux personnes postulantes qui souhaitent travailler au Manitoba et en Saskatchewan, ainsi que dans les provinces et territoires du Nord. Nous demandons aussi aux membres réguliers et aux réservistes actifs d'envisager une affectation temporaire en Saskatchewan ou au Manitoba entre février et mai cette année.
Décès d'Autochtones pendant des interactions avec la police
Messages clés
- Assurer la sécurité et le bien-être des communautés autochtones est une priorité pour le gouvernement du Canada, alors que nous continuons de faire progresser les efforts de réconciliation.
- La GRC continue de renforcer la confiance et les partenariats avec les dirigeants, les organisations et les gouvernements autochtones locaux, régionaux et nationaux afin d'orienter la prestation de services de police professionnels, exclusifs et adaptés sur le plan culturel qui répondent aux besoins des communautés autochtones.
- La Loi sur la GRC établit des processus d'examen interne et externe pour gérer les enjeux liés à la conduite des agents, afin de s'assurer que les agents de la GRC sont responsables de tous les événements impliquant le recours à des options d'intervention policière.
- Il est essentiel que les Canadiens se sentent protégés par la police, et absolument primordial que les employés, les collectivités, les partenaires et la population canadienne puissent avoir confiance en ceux et celles qui servent et protègent les collectivités.
En cas de questions uniquement
- De toutes les interactions de la GRC avec le public, 99,9 % n'impliquent aucun recours à la force.
- Dans l'ensemble, entre 2010 et 2023, le taux de recours aux options d'intervention policière devant être signalé a connu une baisse de 39 %.
- Les agents de la GRC sont tenus de suivre une formation obligatoire sur l'intervention en cas de crise et le désamorçage, y compris une recertification annuelle.
Si on insiste
Q1 – Le travail de la GRC dans les communautés autochtones
La Gendarmerie royale du Canada (GRC) s'engage à établir des relations de confiance et à fournir des services de police adaptés à la culture, tenant compte des traumatismes des communautés autochtones dans l'ensemble du Canada et répondant à leurs besoins.
Pour favoriser la réconciliation, la GRC adopte le principe « Rien sur nous, sans nous » et travaille à reconnaître son rôle dans les événements historiques; à accroître les connaissances; à élargir les consultations et l'engagement avec les gouvernements et les organisations autochtones; et à accroître la représentation des Autochtones au sein de l'effectif.
La GRC collabore avec les peuples autochtones et les collectivités pour continuer de veiller à ce que des services de police professionnels, exclusifs et adaptés sur le plan culturel et répondant aux besoins des Premières nations, des Inuit et des Métis à qui ils sont fournis.
La GRC a élaboré des cours obligatoires à l'intention de tous les employés, comme le cours intitulé S'unir contre le racisme et Sensibilisation culturelle et humilité. De plus, les employés de la GRC qui interagissent avec le public sont tenus de suivre le cours Adopter une approche adaptée aux traumatismes pour mieux comprendre les répercussions de la culture et de l'identité personnelle sur les actions, les perceptions, les interactions et les expériences.
Q2 – Prévalence du recours à la force et désamorçage
Dans l'ensemble du pays, les membres de la GRC participent à environ trois millions d'incidents chaque année. La grande majorité des incidents sont résolus par la communication et le désamorçage.
Le recours à la force a diminué de façon considérable dans l'ensemble de la GRC depuis 2010.
La communication et le désamorçage sont des outils inestimables pour garantir la sécurité de la population et de la police; malheureusement, ces outils ne permettent pas toujours de résoudre une situation, et une intervention physique peut s'avérer nécessaire.
La GRC poursuit sa collaboration avec des partenaires universitaires externes ainsi qu'avec le Comité consultatif sur le recours à la force de l'Association canadienne des chefs de police afin d'examiner les normes de formation actuelles sur le recours à la force et de procéder à un examen de la formation sur le désamorçage à l'échelle du Canada.
Il y a toujours place à l'amélioration continue, et c'est pourquoi la GRC continue de poursuivre sa modernisation en ce qui concerne le recours à la force, comme en témoigne son vaste travail concernant les aspects suivants :
- Caméras d'intervention
- Collecte de données fondées sur la race
- Formation approfondie sur le désamorçage et l'intervention en situation de crise
- Normes nationales sur le recours à la force
- Établissement d'un cadre de sécurité publique et des policiers
- Recrutement et dotation
Q3 – Enquêtes sur les incidents et reddition de comptes
La GRC se tourne vers des organismes indépendants (principalement civils) ou dispose d'autres procédures pour s'assurer que les affaires impliquant des membres de la GRC sont examinées de manière appropriée.
Les circonstances qui seraient soumises par la GRC à un examen indépendant comprennent les suivantes : (1) une blessure grave ou le décès d'un individu impliquant un membre de la GRC ou (2) des cas où il apparaît qu'un membre de la GRC peut avoir enfreint une disposition du Code criminel ou d'une autre loi et que l'affaire est de nature grave ou délicate.
Les membres de la GRC parviennent à désamorcer la plupart des situations et, dans les rares cas où il y a recours à la force, celle-ci est légale, raisonnable, nécessaire et proportionnelle.
Il est extrêmement rare que des membres soient inculpés en relation avec des incidents de recours à la force par des policiers dans l'exercice de leurs fonctions.
Contexte
Enjeu
Un certain nombre de décès d'Autochtones survenus lors d'interactions avec la police depuis août 2024 ont remis au premier plan les relations entre la GRC et les communautés autochtones.
Renseignements à l'appui des déclarations faites dans les messages clés
La GRC reconnaît son rôle historique dans la colonisation. Alors que la GRC s'engage sur la voie de la réconciliation avec les peuples autochtones, elle comprend que ce travail doit être mené en partenariat, l'accent étant mis sur le rétablissement de la confiance et l'amélioration de la sécurité et du bien-être des communautés, l'amélioration des normes d'enquête et la prestation de services policiers de haute qualité, adaptés aux traumatismes et à la culture.
La GRC fournit des services de police à environ 550 collectivités autochtones : 450 Premières Nations, 40 collectivités inuites et 58 collectivités métisses. La contribution à la sécurité et au bien-être des collectivités autochtones est l'une des cinq priorités opérationnelles organisationnelles de la GRC et un élément essentiel du modèle de prestation de services de la GRC.
Intervention et désamorçage en cas de crise
Tous les incidents qui appellent une intervention policière sont complexes et dynamiques et ils évoluent rapidement, souvent dans un climat très tendu. La GRC reconnaît que même dans les situations où des techniques d'intervention et de désamorçage en cas de crise peuvent être utilisées, une intervention policière supplémentaire peut encore être nécessaire pour protéger la personne, le public et les agents. Les policiers sont souvent les premiers intervenants sur les lieux lorsqu'une personne vit une urgence de santé mentale. Bien que les policiers ne soient pas des professionnels de la santé et ne puissent pas poser de diagnostic, il importe qu'ils comprennent la santé mentale, y compris les signes et symptômes de détresse, afin de pouvoir évaluer efficacement les risques et désamorcer les crises de santé mentale, dans la mesure où cela est possible sur le plan tactique.
Modèle d'intervention pour la gestion d'incidents (MIGI)
Le MIGI est utilisé par les agents de la GRC pour évaluer et gérer les risques dans toutes les interactions avec le public. Il aide les agents à déterminer l'intervention nécessaire en évaluant continuellement le risque, en fonction de l'ensemble de la situation. Cela comprend les considérations tactiques, les perceptions des agents, les facteurs situationnels et les comportements du sujet.
Surveillance et responsabilisation
La partie IV de la Loi sur la GRC prévoit des processus d'examen interne et externe pour gérer les questions liées à la conduite des agents. Ces mesures s'ajoutent aux Ordres permanents du commissaire, au Code de déontologie, qui se trouve dans le Règlement de la GRC et établit les responsabilités et les normes en matière de conduite des agents, qu'ils soient en service ou non, ainsi que les politiques opérationnelles et administratives. Ces processus garantissent que les agents de la GRC sont responsables de tous les incidents nécessitant le recours à des options d'intervention policière, y compris les fusillades mettant en cause des agents.
Commandant divisionnaire de la GRC en Saskatchewan
Messages clés
- La commissaire adjointe Rhonda Blackmore compte près de 30 années de service à la Gendarmerie royale du Canada (GRC), et elle a fait preuve d'intégrité et d'engagement à l'égard de la sécurité publique.
- Elle assumera dorénavant de nouvelles fonctions au sein de la GRC. Bien que les questions relatives au personnel soient confidentielles, il est essentiel que les décisions qui y ont trait soient prises conformément aux principes d'équité et aux procédures applicables.
- Le gouvernement du Canada reconnaît le dévouement de tous les membres de la GRC en Saskatchewan et partout au pays. L'engagement dont ils font preuve à l'égard de la sécurité de la collectivité est inestimable, et nous leur offrons un soutien en cette période de transition.
- Le surint. pr. Robin McNeil a été nommé commandant divisionnaire par intérim afin d'assurer une continuité du leadership en Saskatchewan. La GRC poursuit ses activités de manière efficace pendant cette période.
Si on insiste
Q1 – Au sujet de la raison de son départ
- Les décisions au sujet de l'administration du personnel de la GRC ont été prises conformément aux processus et aux lignes directrices en vigueur et sont confidentielles. Par conséquent, je ne suis pas en mesure de faire des commentaires sur les dossiers internes de ressources humaines ou d'examen en cours à cet égard.
- Tous les membres, peu importe leur grade, sont tenus de se conformer aux normes les plus élevées en matière d'éthique et de reddition de comptes.
Q2 – Au sujet des plaintes anonymes
- Les plaintes sont confidentielles, sont prises très au sérieux et sont traitées dans le cadre des procédures et des lois en vigueur. La GRC a déterminé que l'information reçue dans cette affaire méritait un examen et une évaluation plus approfondis. Il est important que tous les membres aient accès à des moyens sécuritaires et confidentiels de faire part de préoccupations.
Q3 – Au sujet de l'enquête ou du processus qui sera lancé
- Comme c'est le cas de toute plainte, il incombe à la GRC de prendre les mesures administratives nécessaires, y compris ordonner la tenue d'une enquête et imposer les mesures administratives provisoires appropriées.
Q4 – Au sujet de la durée prévue de l'enquête ou du processus
- La durée d'un processus administratif dépend de la nature et de la complexité de l'affaire. La GRC s'efforce toujours de faire progresser les processus administratifs de manière efficace et rapide.
Contexte
Sujet
- La commissaire adjointe Rhonda Blackmore a été destituée de ses fonctions de commandante divisionnaire de la GRC en Saskatchewan, un poste qu'elle occupait depuis le 12 avril 2021.
Renseignements à l'appui des déclarations faites dans les messages clés
La commissaire adjointe Rhonda Blackmore a été destituée de ses fonctions de commandante divisionnaire de la GRC en Saskatchewan, un poste qu'elle occupait depuis le 12 avril 2021. Selon des reportages dans les médias, sa destitution serait liée à des plaintes anonymes.
À titre de commandante divisionnaire, la commissaire adjointe Rhonda Blackmore a dirigé les opérations de la GRC pendant des événements majeurs, par exemple le carnage à l'arme blanche survenu dans la Nation crie de James Smith et à Weldon, et durant lesquels son leadership et son professionnalisme dans des circonstances difficiles ont été soulignés.
Personnel de répartition des stations de transmissions opérationnelles de la GRC
Messages clés
- Protéger la sécurité de la population canadienne représente une priorité pour le gouvernement du Canada.
- Les opérateurs des télécommunications jouent un rôle essentiel puisqu'ils sont les premières personnes à qui les appelants parlent quand ils font le 9-1-1 ou demandent une aide d'urgence.
- Le gouvernement est conscient du stress et des pressions qu'il y a pour le personnel des stations de transmissions opérationnelles de la GRC, et que le maintien de l'effectif constitue un problème important pour l'organisation.
- La GRC a examiné l'évaluation des stations de transmissions opérationnelles de la GRC, et accueille favorablement les conclusions et les recommandations fournies.
- La santé et le bien-être des opérateurs des stations de transmissions opérationnelles de la GRC demeurent une priorité, et il est essentiel d'offrir un soutien suffisant et constant aux employés.
Si l'on insiste
Q1 – Engagement énoncé dans le Discours du Trône à recruter et à former 1 000 membres supplémentaires à la GRC
- Le recrutement demeure une grande priorité de la GRC.
- La GRC est déterminée à augmenter de toute urgence son effectif policier.
- Nous offrons aux personnes postulantes plus de choix quant à l'endroit de leur affectation, avons réduit et simplifié les étapes du processus de demande d'emploi, et augmentons notre capacité de façon à traiter plus de demandes.
Q2 – Pénurie de personnel de répartition
- Le recrutement demeure une grande priorité pour la GRC.
- À la suite de l'évaluation interne des stations de transmissions opérationnelles (STO) menée par la GRC, l'organisation reconnaît que le nombre élevé de postes vacants représente un défi et est déterminée à répondre aux besoins du programme des STO. Remarque : Le programme des STO compte des opérateurs qui fournissent des services administratifs et d'urgence à partir de STO contractuelles, fédérales et municipales situées presque partout au Canada, et du Centre de coordination des opérations de la GRC.
- Il y a cinq recommandations issues de la récente évaluation, notamment l'adoption d'une stratégie nationale de recrutement et de maintien en poste, la mise à jour de la formation afin de mieux préparer les opérateurs et la mise en œuvre d'une stratégie sur mesure en matière de santé et de bien-être.
- La GRC accepte les recommandations et prend des mesures pour régler les problèmes relevés.
- En réponse à la demande de mesures de soutien en santé mentale, la GRC met à l'essai la prestation d'une formation en résilience émotionnelle à l'intention des nouveaux opérateurs des STO.
- La GRC continue de collaborer avec les syndicats par l'entremise de deux groupes de travail s'intéressant aux questions de santé mentale et de maintien en poste.
- La GRC demeure résolue à soutenir le programme des STO et continuera d'encourager la mise en œuvre de mesures à l'appui du recrutement ou du maintien en poste.
Contexte
Sujet
Selon un récent rapport d'évaluation interne, les stations de transmissions opérationnelles de la GRC sont confrontées à un certain nombre de défis, notamment en ce qui concerne le recrutement et le maintien de l'effectif.
Renseignements à l'appui des déclarations faites dans les messages clés
La GRC emploie environ 1 000 opérateurs des télécommunications qui fournissent des services administratifs et d'urgence à partir de stations de transmissions opérationnelles (STO) contractuelles, fédérales et municipales situées presque partout au Canada, et du Centre de coordination des opérations de la GRC (CCOG).
Le 20 mai 2025, le groupe de Vérification interne, Évaluation, Risque et Recherche (VIERR) de la GRC a publié les conclusions d'une évaluation des stations de transmissions opérationnelles (STO) de la GRC. Dans ce rapport, VIERR a présenté les conclusions suivantes :
- Bien qu'une structure de gouvernance soit en place pour le programme des STO, le fait que la supervision nationale soit limitée a une incidence sur la mise en œuvre du programme.
- De nombreuses STO ne disposent pas d'effectifs suffisants pour assurer la prestation du programme à long terme.
- La formation du programme des STO prépare les opérateurs à effectuer leurs principales tâches; cependant, certains obstacles empêchent de mieux préparer les employés au rôle d'opérateur de STO.
- Les opérateurs de STO vivent beaucoup de stress professionnel, ce qui conduit à l'épuisement et à un nombre croissant de postes vacants.
- Les ressources actuelles en matière de santé mentale et de mieux-être sont insuffisantes pour les employés des STO et varient d'une division à l'autre.
- Le programme des STO offre un soutien efficace aux membres réguliers de la GRC; toutefois, le manque de personnel limite l'efficacité globale de la prestation de services.
- Certaines STO ont gagné en efficience dans certains domaines, mais il pourrait être possible d'améliorer davantage l'efficience du programme dans son ensemble.
Le rapport d'évaluation contenait les recommandations suivantes :
- Examiner la gouvernance du programme des STO en vue d'améliorer la supervision nationale de sa conception et de sa prestation, y compris définir et communiquer clairement les rôles, responsabilités et pouvoirs des acteurs du programme.
- Établir une stratégie nationale de recrutement et de maintien en poste qui intègre la mise en commun des leçons apprises et des meilleures pratiques, et incite à la collaboration de tous les acteurs du programme.
- Mettre à jour la formation de manière à ce qu'elle prépare mieux les opérateurs, réponde aux besoins des STO et reflète les recommandations de la Commission sur les pertes massives et d'autres examens.
- Établir une stratégie de santé et de mieux-être propre aux STO pour s'assurer que les opérateurs reçoivent un soutien cohérent et suffisant.
- Renforcer la mesure du rendement en vue d'accroître l'efficience du programme, d'appuyer la prise de décisions et de surveiller l'efficacité du programme.
- Le 3 juin 2025, un reportage de CBC News révélait que selon une vérification publiée récemment par la GRC, ses centres de répartition du 911 au pays étaient confrontés à une pénurie grave de personnel et à des cas d'épuisement professionnel, ce qui mettait en danger les agents de première ligne et le public. On explique dans l'article que la GRC est responsable de 17 stations de transmissions opérationnelles, où les répartiteurs répondent aux appels dans presque toutes les provinces et dans les trois territoires.
Réforme de la GRC
Messages clés
- Le gouvernement du Canada est déterminé à appuyer la GRC alors qu'elle entreprend des réformes organisationnelles pour mieux servir les Canadiens en réponse aux recommandations et aux appels au changement.
- Reconnaissant l'importance de bien faire les choses, la GRC a mis sur pied un secteur pour faire avancer les réformes de façon holistique à l'échelle de l'organisation, en commençant par la réponse au rapport final de la Commission des pertes massives.
- La GRC prend des mesures pour transformer le programme des services de police fédéraux afin qu'il puisse évoluer et qu'il permette de répondre aux menaces criminelles émergentes.
- La GRC travaille également directement avec les administrations contractantes pour répondre aux commentaires reçus dans le cadre de l'Évaluation des services de police contractuels.
- Reconnaissant qu'il reste encore beaucoup à faire, la GRC continuera de travailler avec les intervenants d'un bout à l'autre du pays pour moderniser la prestation des services et s'occuper des priorités en évolution.
- Les efforts déployés témoignent de l'engagement du gouvernement du Canada à assurer la sécurité des Canadiens tout en améliorant la responsabilisation, la transparence et la confiance du public envers la GRC.
Si on insiste
Q1 – Quels changements la GRC a – t-elle apportés en réponse aux recommandations du rapport final de la Commission sur les pertes massives?
- La GRC travaille activement à la mise en œuvre des recommandations de la Commission des pertes massives. En fait, elle a commencé à combler les lacunes immédiatement après les événements tragiques survenus en Nouvelle-Écosse.
- Depuis, elle a apporté des améliorations importantes, allant de nouvelles politiques sur En alerte au déploiement de technologies spécialisées dans les centres 911.
- À ce jour, la GRC a terminé le travail sur 37 initiatives et donné suite à dix recommandations découlant de la Commission sur les pertes massives.
- Dans le cadre de son engagement à faire preuve de transparence, la GRC publie les progrès réalisés sur son site Web public.
- Elle fait également rapport régulièrement au Comité de suivi des progrès et au Conseil consultatif de gestion de la GRC.
Q2 – Comment la GRC répond –elle aux demandes de réforme du programme des services de police fédéraux (p. ex. rapport du CPSNR, livre blanc publié par l'ancien premier ministre, rapport du CCG)?
- La GRC doit continuer de s'adapter à l'évolution des menaces criminelles afin de protéger les Canadiens contre les défis sans précédent qui pèsent sur notre sécurité, notre économie et notre souveraineté.
- À ce jour, la GRC a réorganisé le programme des services de police fédéraux en quatre régions afin de concentrer les ressources sur les priorités nationales en matière d'enquête et a apporté des changements pour appuyer une main-d'œuvre policière fédérale modernisée avec la formation et les outils nécessaires pour lutter contre les menaces les plus graves au Canada.
- Notre gouvernement prendra le temps nécessaire pour évaluer l'état des services de police au Canada avant de prendre des décisions concernant le mandat de la GRC en matière de services de police fédéraux.
Q3 – Quelles réformes le gouvernement envisage – t-il de mettre en place relativement aux services de police contractuels?
- La GRC continue de travailler directement avec les administrations contractantes pour répondre aux commentaires reçus dans l'Évaluation des services de police contractuels.
- Les contrats actuels entre le Canada, les provinces, les territoires et les municipalités sont en vigueur jusqu'au 31 mars 2032.
- Notre gouvernement n'a pas encore eu le temps d'examiner l'ampleur des enjeux pour appuyer une décision éclairée sur l'avenir de la police contractuelle.
- Nous sommes déterminés à recueillir l'information et à tenir les discussions nécessaires avant de prendre une décision en temps opportun sur la voie à suivre.
Contexte
Enjeu
La GRC a fait l'objet d'une série de rapports qui ont mis en évidence les défis à relever et recommandé des réformes que la GRC devrait entreprendre afin de moderniser l'organisation.
Contexte
La GRC continue de faire progresser les efforts concernant un certain nombre d'initiatives clés qui visent à renforcer l'organisation et à donner suite aux recommandations formulées dans une série de rapports récents, y compris le rapport final de la Commission des pertes massives, le rapport spécial du CPSNR sur les services de police fédéraux, et le rapport du CCG. Ces efforts de réforme sont fondamentaux pour les trois priorités organisationnelles de la commissaire : améliorer le recrutement, favoriser un milieu de travail qui est sain, inclusif et digne de confiance pour les employés, et appuyer les opérations.
En mai 2023, la commissaire a démontré son engagement à moderniser l'organisation en annonçant la création d'un nouveau secteur chargé de diriger et d'appuyer les initiatives majeures de réforme et de renouvellement dans tous les secteurs d'activité de la GRC, de diriger la réponse de la GRC aux examens externes importants et de fournir des conseils stratégiques, une surveillance et une coordination des initiatives de changement.
La GRC continue de faire progresser le travail pour répondre aux besoins émergents et reconnaît que des changements sont nécessaires pour améliorer la durabilité de l'organisation et permettre à la GRC d'être mieux à même de lutter contre la criminalité aux niveaux municipal, provincial/territorial et fédéral. Les efforts déployés en regard de la réforme organisationnelle s'étendent aux travaux en cours visant à transformer les services de police fédéraux et l'avenir des services de police contractuels au-delà de 2032.
Il faut consacrer plus d'efforts et de ressources pour faire progresser l'organisation et faire face à la menace criminelle en constante évolution.
Programme sur les crimes de guerre et les crimes contre l'humanité
Enquête structurelle–Israël-Hamas
Objet
Fournir de l'information sur les initiatives de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) relativement aux enquêtes sur les crimes de guerre et à l'enquête structurelle concernant le conflit Israël-Hamas.
Contexte et situation actuelle
Renseignements généraux sur le programme
En 1998, le gouvernement du Canada a mis sur pied le Programme sur les crimes de guerre et les crimes contre l'humanité. Le programme a pour mandat d'appuyer la politique du Canada visant à refuser l'asile aux personnes que l'on soupçonne d'avoir commis des crimes contre l'humanité, des crimes de guerre ou des génocides (regroupés sous le vocable de « crimes fondamentaux »), ou d'avoir été complices de tels crimes, et de contribuer à la lutte contre l'impunité (politique d'exclusion des criminels de guerre).
Enquête structurelle
La décision d'entreprendre une enquête structurelle dans ce dossier est le résultat de plusieurs facteurs, notamment les hostilités qui ont éclaté en octobre 2023. La GRC entend recueillir, préserver et analyser proactivement l'information qui pourrait donner lieu à d'autres mesures d'enquête au pays et fournir des éléments de preuve à des partenaires internationaux aux vues convergentes, si les critères juridiques et de compétence sont remplis.
Autres partenaires gouvernementaux
L'enquête structurelle consiste à collaborer avec nos partenaires du programme, notamment l'Agence des services frontaliers du Canada (ASFC), Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) et le ministère de la Justice (MJ). Des organisations non gouvernementales sont également sollicitées pour recueillir de l'information auprès des personnes qui pourraient avoir été victimes ou témoins d'actes de génocide, de crimes contre l'humanité et de crimes de guerre, que l'on appelle également des « crimes internationaux fondamentaux ».
Partenaires internationaux
Les partenariats internationaux sont un élément clé des enquêtes menées en vertu de la Loi sur les crimes contre l'humanité et les crimes de guerre et sont conclus au fur et à mesure que l'enquête progresse. Ces partenariats évoluent principalement en fonction de la localisation des victimes, des témoins, des auteurs et des preuves dans le monde.
Considérations Stratégiques
L'article du Toronto Star a prématurément annoncé la tenue d'une enquête structurelle par la GRC. L'existence de celle-ci a été révélée au journaliste par inadvertance, durant des questions d'ordre général portant sur le Programme sur les crimes de guerre et les crimes contre l'humanité et d'autres enquêtes structurelles. La GRC n'avait pas encore annoncé publiquement la tenue de l'enquête structurelle parce que les outils sur lesquels elle devait s'appuyer, comme le portail en ligne protégé, n'étaient pas encore en service. On voulait s'assurer qu'une fois l'annonce faite, chacun disposerait d'un mécanisme clair, sûr et accessible pour communiquer les informations en sa possession.
Messages Clés
Dans le cadre du Programme canadien sur les crimes de guerre, la GRC est fermement résolue à faire preuve d'équité, d'impartialité et d'objectivité politique dans les enquêtes sur les crimes de guerre présumés, peu importe où ils se produisent et les personnes impliquées.
L'objectif reste le même, soit veiller à ce que le Canada ne devienne pas un refuge pour les auteurs de crimes internationaux graves et faire en sorte que les victimes–d'où qu'elles viennent et quels que soient leur nationalité ou le contexte géopolitique–obtiennent justice.
Une enquête structurelle sert à recueillir des données afin de préserver les éléments de preuve durant un conflit en cours. Les données recueillies peuvent être utilisées dans d'autres enquêtes criminelles par la suite.
Des enquêtes structurelles ont été menées dans le passé, notamment durant le conflit en Ukraine et relativement aux crimes perpétrés contre la population yézidie en Syrie et en Irak.
Agence des services frontaliers du Canada (ASFC)
Plan frontalier
Messages clés
- La frontière canadienne est solide et nous la renforçons.
- Le Plan frontalier annoncé il y a quelques mois est l'investissement dans la frontière le plus important de l'histoire du Canada.
- De l'investissement de 1,3 milliard de dollars, plus de 355 millions de dollars aideront l'Agence des services frontaliers du Canada à renforcer sa ligne de front et à obtenir les outils et la technologie les plus récents pour freiner encore plus la circulation de drogues et d'armes à feu.
Contexte
Enjeux
Le Canada investit 1,3 milliard de dollars pour renforcer la sécurité à la frontière et le système d'immigration, tout en assurant la sécurité des Canadiens. Cela comprend 355,4 millions de dollars pour l'ASFC.
Renseignements à l'appui des énoncés contenus dans les messages clés
Le Canada a une frontière solide, et il la renforce. Le Plan frontalier du Canada est appuyé par un investissement de 1,3 milliard de dollars pour renforcer la sécurité frontalière, renforcer notre système d'immigration et contribuer à la prospérité du Canada.
Le Plan frontalier alloue plus de 355 millions de dollars à l'ASFC. Ce financement comprend non seulement l'embauche de plus de 100 employés supplémentaires de l'ASFC, y compris des agents des services frontaliers, des analystes du renseignement et des chimistes spécialisés, mais aussi la formation d'au plus neuf nouvelles équipes de chiens détecteurs, ainsi que l'acquisition d'outils et de scanners de détection de produits chimiques qui seront déployés à la frontière. Nous renforçons nos lignes de front et nous nous assurons qu'elles disposent des outils et de la technologie dont elles ont besoin pour continuer à intercepter les drogues illicites et les armes à feu illégales. L'ASFC utilise déjà plusieurs types d'outils différents pour endiguer le flux de marchandises illégales et prohibées au Canada. Guidés par le renseignement, nos agents utilisent des outils de détection de la contrebande, comme des appareils portatifs, des appareils de radiographie à petite et à grande échelle et des unités K-9. Leur formation spécialisée, leur expertise et leurs connaissances leur permettent d'être toujours à l'affût des drogues, des armes à feu et de toute autre menace.
L'ASFC surveille et analyse attentivement les tendances changeantes et les stratégies de contrebande afin de mieux orienter les efforts d'interdiction. Dans le cadre du Plan frontalier du Canada, l'ASFC a lancé l'opération Blizzard, une initiative ciblée à l'échelle du pays visant à intercepter les produits de contrebande illégaux qui entrent au Canada et qui en sortent, en mettant l'accent sur le fentanyl et d'autres stupéfiants synthétiques. Au cours de cette campagne éclair d'un mois, les agents des services frontaliers ont augmenté le nombre d'examens des expéditions qui entrent et qui sortent du pays. Ils ont également donné suite à un nombre accru de renvois provenant du Centre national de ciblage de l'ASFC, sur la base de l'évaluations des risques.
Cela dit, le Canada n'est pas une source importante de fentanyl qui entre aux États-Unis. Moins de 1 % du fentanyl saisi aux États-Unis provient du Canada. De plus, le plan frontalier du Canada propose également de :
- Améliorer la coordination opérationnelle en créant des carrefours régionaux pour aligner les activités nationales, régionales et locales d'exécution de la loi contre le crime organisé et les drogues illégales. Proposer aux États-Unis de créer une nouvelle force de frappe interarmées nord-américaine pour cibler le crime organisé transnational, y compris les augmentations soudaines opérationnelles, les unités spécialisées dans les drogues synthétiques, les unités mixtes d'application de la loi élargies, les équipes binationales intégrées de la police des frontières et les nouvelles dispositions et infrastructures techniques opérationnelles.
- Introduire des exigences législatives pour obliger expressément les propriétaires et les exploitants de ports à fournir gratuitement à l'ASFC l'espace et les installations dont elle a besoin pour effectuer des inspections liées à l'exportation, tout comme elle le fait pour les importations.
- Améliorer et élargir les ententes d'échange de renseignements entre les autorités fédérales, provinciales, territoriales et autochtones pour gérer la frontière, en mettant l'accent sur le fentanyl, le passage de clandestins et le crime organisé.
- Améliorer la vérification auprès des États-Unis de tous les demandeurs d'AVE (autorisation de voyage électronique) afin de cibler les personnes à risque élevé.
- Mettre fin à la pratique d'aller-retour à la frontière, qui mobilise d'importantes ressources à la frontière, détourne les agents des services frontaliers des activités de lutte contre la fraude et ralentit le trafic transfrontalier.
Projet de Gestion des cotisations et des recettes de l'ASFC (GCRA) / Programme de mainlevée avant paiement (MAP)
Messages clés
- Chaque année, l'Agence des services frontaliers du Canada gère 40 milliards de dollars en droits et taxes.
- Auparavant, l'incapacité de l'ASFC de réclamer les sommes dues par les importateurs entraînait des pertes de recettes importantes chaque année.
- Pour remédier à cette situation, le Portail client de la GCRA de l'ASFC exige désormais que les importateurs fournissent une garantie financière afin que leurs produits soient dédouanés avant le paiement.
- Cette modification vise à réduire les radiations de créances de 13 millions de dollars par année.
Si on insiste
- Auparavant, l'incapacité de l'ASFC de réclamer les sommes dues par les importateurs entraînait des pertes de recettes importantes chaque année.
- Pour remédier à cette situation, le Portail client de la GCRA de l'ASFC exige désormais que les importateurs fournissent une garantie financière afin que leurs produits soient dédouanés avant le paiement.
- La modification vise à réduire les radiations de créances de 13 millions de dollars par année
Contexte
Enjeu
Système de Gestion des cotisations et des revenus (GCRA) de l'Agence des services frontaliers du Canada et le Programme de mainlevée avant paiement (MAP)
Renseignements à l'appui des énoncés contenus dans les messages clés
Le 21 octobre 2024, des modifications législatives et réglementaires sont entrées en vigueur, faisant de la GCRA le système officiel de gestion des 40 milliards de dollars de droits et taxes perçus par l'ASFC. La GCRA offre aux entreprises un aperçu de leur historique d'importation, leur permet d'effectuer des paiements, d'établir une entente de garantie financière et de soumettre des formulaires numériques. Il améliore la conformité aux règles commerciales, protège les recettes du gouvernement du Canada et simplifie le processus d'importation en remplaçant les processus papier.
Des mesures transitoires ont été mises en place pour aider les partenaires de la chaîne commerciale à s'adapter à la GCRA et, plus précisément, aux modifications apportées à la réglementation relative à la garantie financière.
Le Règlement sur la comptabilisation des produits importés et le paiement des droits (RSO/86-1062), qui régit le processus, est en vigueur depuis des années; la conformité au règlement était assurée en permettant à l'importateur d'utiliser la garantie financière d'un courtier en douane. Si ce modèle facilitait la circulation des produits, il empêchait toutefois l'ASFC de recouvrer les créances de l'État. L'impossibilité de réclamer à un courtier en douane le paiement d'une créance irrécouvrable d'un importateur entraînait des radiations de créances chaque année.
À la suite du déploiement du système de la GCRA le 21 octobre 2024, une période de transition a été mise en place afin de donner aux importateurs commerciaux plus de temps pour publier leur garantie financière par voie électronique tout en continuant de bénéficier du Programme de mainlevée avant paiement (MAP). Cette période de transition a pris fin à 3 h HAE le 20 mai 2025. La modification de la responsabilité vise à réduire les radiations de créances de 13 millions de dollars par année. Les modifications s'harmonisent également avec les modifications législatives qui doivent entrer en vigueur en janvier 2026 et qui clarifieront le rôle de l'importateur et celui du courtier en douane.
Afin de soutenir la fluidité du trafic commercial à la frontière après la fin de la période de transition, l'ASFC permettra le transport en dépôt sous caution des produits vers un entrepôt d'attente intérieur, à condition que le transporteur soit cautionné. Si un importateur ne dispose pas du programme MAP à l'arrivée de ses produits, il peut choisir soit de publier la garantie financière requise afin de bénéficier de la MAP, soit de présenter une déclaration de comptabilité commerciale à un bureau de l'ASFC et de payer les montants exigibles. Les importateurs peuvent choisir de payer les montants exigibles à l'aide d'une carte de crédit, jusqu'à concurrence de 5 000 $, d'une carte de débit ou d'un chèque. L'option du dépôt de garantie peut convenir aux entreprises qui importent peu fréquemment, de façon saisonnière ou qui ont peu de droits et taxes à payer. Ce dépôt peut être payé par carte de crédit.
Les séances de sensibilisation et les activités de rayonnement auprès d'un large éventail d'intervenants, notamment les petits, moyens et grands importateurs, les courtiers en douane et les entreprises de transport, se sont avérées efficaces pour sensibiliser les gens et réduire le risque de retards à la frontière. Les temps d'attente à la frontière pour le traitement des expéditions commerciales demeurent conformes aux normes de service. En mai 2025, plus de 157 000 entreprises s'étaient inscrites au portail client de la GCRA. Les importateurs qui ont publié une garantie financière afin d'obtenir la mainlevée avant paiement représentent plus de 93 % du volume.
Plus récemment, l'ASFC utilise la GCRA pour mettre en œuvre des ordonnances de surtaxe et de remise de manière opportune et ciblée en réponse aux mesures commerciales prises par les États-Unis et à d'autres mouvements mondiaux. Grâce à la mise à jour automatisée des codes tarifaires et à la gestion centralisée des comptes des importateurs, la GCRA permet l'application immédiate de nouvelles mesures fiscales sans les retards causés auparavant par le traitement manuel et la dispersion des systèmes.
Le coût du système de la GCRA s'est élevé à 438,4 millions de dollars, pour un budget global de 526 millions de dollars. Deloitte a été engagée pour la conception, le développement et la mise en œuvre de la GCRA et en assure maintenant le soutien opérationnel en continu. Deloitte reçoit 22 millions de dollars par année pour assurer le service du programme de la GCRA.
Renvois
Messages clés
- Il est essentiel de renvoyer les personnes qui ne sont pas admissibles à rester au Canada, en particulier celles qui représentent une menace pour la sécurité des Canadiens.
- L'Agence des services frontaliers du Canada a renvoyé plus de 18 000 personnes interdites de territoire en 2024-2025, soit le nombre le plus élevé en une décennie et une augmentation par rapport aux quelque 16 000 personnes l'année précédente.
- Le Plan frontalier a prévu 55,5 millions de dollars pour soutenir le traitement des demandes d'immigration et d'asile et pour accroître la capacité de l'ASFC à atteindre 20 000 renvois au cours des deux prochaines années.
Contexte
Enjeux
- L'application du renvoi des personnes qui n'ont pas le droit de rester au Canada.
Renseignements à l'appui des énoncés contenus dans les messages clés
Le renvoi d'étrangers jugés interdits de territoire en vertu de la Loi sur l'immigration et la protection des réfugiés (LIPR) fait partie intégrante du mandat de l'ASFC en matière de sécurité. Les personnes peuvent être interdites de territoire pour diverses raisons, notamment la sécurité, la criminalité, les exigences imposées à la société canadienne ou le non-respect de la LIPR. À la suite de divers processus juridiques et administratifs, y compris des enquêtes ou des recours par l'entremise de la Commission de l'immigration et du statut de réfugié (CISR), les personnes interdites de territoire sont visées par une mesure de renvoi que l'Agence a pour mandat d'exécuter le plus rapidement possible.
L'ASFC établit l'ordre de priorité des renvois en fonction d'un régime de gestion du risque qui accorde la plus haute priorité aux cas liés à la sécurité, au crime organisé, aux crimes contre l'humanité, à la criminalité et aux demandeurs d'asile dont la demande a été rejetée. Viennent ensuite les demandeurs d'asile déboutés, qui constituent le deuxième palier, et toutes les autres personnes interdites de territoire, qui constituent la priorité la plus faible.
Les efforts de renvoi de l'ASFC peuvent être entravés et retardés par des obstacles tels que les ressortissants étrangers peu coopératifs qui ne fournissent pas les renseignements ou les documents nécessaires pour permettre leur renvoi, ou les gouvernements étrangers qui refusent le retour de leurs ressortissants, ou qui ne délivrent pas rapidement des documents de voyage. L'ASFC travaille en étroite collaboration avec des gouvernements étrangers, des représentants canadiens à l'étranger et d'autres ministères pour résoudre ces problèmes, et participe à des forums internationaux pour déterminer des stratégies conjointes et des pratiques exemplaires afin d'assurer le renvoi en temps opportun des personnes interdites de territoire.
L'Énoncé économique de l'automne (ÉÉA) a fourni 55,5 millions de dollars sur trois ans à l'ASFC pour appuyer les activités initiales de traitement des demandes d'immigration et d'asile, et pour augmenter de 25 % le nombre de renvois. Il s'agit notamment de réduire les arriérés de stocks, d'accroître la capacité de renvoi et de remédier à l'augmentation prévue des litiges connexes. Le financement servira principalement à embaucher du personnel régional et à s'assurer que le programme dispose des ressources nécessaires pour réaliser 20 000 renvois au cours de l'EF 2025-26 et de l'EF 2026-27.
En réponse à l'augmentation importante du nombre de personnes qui présentent une demande d'asile au Canada, l'ASFC a harmonisé ses ressources afin d'exécuter les mesures de renvoi de manière plus efficace et plus rapide. Un plan d'action pour les renvois a également été élaboré pour améliorer encore l'exécution du programme et résoudre les problèmes en suspens, notamment en donnant la priorité aux dossiers afin de surmonter les obstacles au renvoi, en tirant plus efficacement parti des ressources existantes et en incitant les pays prioritaires à accélérer les procédures de renvoi.
Modernisation des services aux voyageurs
Messages clés
- Grâce à l'utilisation d'outils numériques et à de nouvelles technologies, l'Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) permet aux agents et aux agentes des services frontaliers de se consacrer aux activités d'application de la loi et répond aux besoins des voyageurs qui souhaitent un processus de libre-service rapide et convivial.
- L'ASFC utilise la technologie de reconnaissance faciale dans les aéroports canadiens pour la vérification de l'identité des voyageurs depuis 2017.
- La protection de la vie privée est au cœur du développement de nouvelles technologies et de nouveaux outils, grâce à une collaboration continue avec le Commissariat à la protection de la vie privée.
Contexte
Enjeu
Modernisation des services aux voyageurs–Déclaration préalable et données biométriques
Renseignements à l'appui des messages clés
L'Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) s'efforce d'améliorer l'efficacité du traitement à la frontière tout en assurant la sécurité et la sûreté. Dans le cadre de l'initiative de Modernisation des services aux voyageurs, nous mettrons en œuvre dans les prochains mois et prochaines années une série d'améliorations aux systèmes et aux processus. Grâce à des outils numériques et à des technologies biométriques, ces initiatives simplifieront le passage à la frontière pour les voyageurs à faible risque. Ceci permettra non seulement d'accélérer leur passage, mais aussi de permettre à l'ASFC de consacrer ses ressources sur les voyageurs à risque plus élevé et sur les mesures d'exécution.
À l'heure actuelle, la Déclaration faite à l'avance permet aux voyageurs de faire leur déclaration douanière et d'immigration à l'avance afin de gagner du temps dans les 10 plus grands aéroports du pays. Lorsqu'elle est offerte, la déclaration faite à l'avance est utilisée par environ 12 % des voyageurs chaque mois. Il faut collaborer avec les autorités aéroportuaires afin d'accroître l'utilisation de la Déclaration faite à l'avance en indiquant clairement aux personnes qui n'utilisent pas cette fonction qu'elles devront attendre plus longtemps pour être traitées. Cela pourrait se faire en augmentant le nombre de voies express et de kiosques réservés à la Déclaration [caviardé].
La Modernisation des services aux voyageurs ajoutera de nouvelles fonctionnalités à l'application existante, telles que les temps d'attente à la frontière et d'autres fonctions libre-service. L'utilisation de la Déclaration faite à l'avance sera également étendue aux voyageurs arrivant par voie terrestre afin qu'ils puissent utiliser la technologie disponible pour accélérer et faciliter leur voyage. Ces changements permettront une plus grande souplesse pour les voyageurs et nous prévoyons que l'adoption de cette technologie continuera de croître à mesure que de nouvelles fonctionnalités seront ajoutées.
L'ASFC veillera à ce que la protection de la vie privée soit au premier plan de l'élaboration de nouvelles technologies et de nouveaux outils dans le cadre de l'initiative de Modernisation des services aux voyageurs, grâce à sa collaboration actuelle et continue avec le Commissariat à la protection de la vie privée du Canada. L'initiative de Modernisation des services aux voyageurs continuera de suivre les pratiques du Commissariat à la protection de la vie privée du Canada en matière de développement d'applications mobiles. En ce qui concerne plus particulièrement la biométrie, des travaux sont en cours pour modifier les règlements et les politiques afin de garantir la protection des droits à la vie privée et des libertés de la population canadienne à chaque étape du processus.
L'utilisation de tous ces outils est volontaire. Les voyageurs ont la possibilité de continuer à utiliser le traitement traditionnel avec l'aide d'un agent.
Armes à feu provenant des États-Unis
Messages clés
- En 2024, l'Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) a saisi plus de 930 armes à feu, dont 90 % provenaient des États-Unis. Au cours des cinq dernières années, plus de 3 000 armes à feu saisies à notre frontière provenaient des États-Unis.
- L'ASFC collabore avec ses partenaires canadiens et américains chargés de l'application de la loi dans le cadre d'un effort conjoint visant à enquêter sur les activités criminelles, à les prévenir, à saisir les armes à feu et à protéger nos collectivités.
- Sur les 1,3 milliard de dollars prévus dans le Plan frontalier, plus de 355 millions de dollars aideront l'ASFC à renforcer ses effectifs de première ligne et à se doter des outils et des technologies les plus récents pour empêcher l'entrée de drogues et d'armes à feu au Canada.
Contexte
Enjeu
Le flux d'armes à feu à la frontière canado-américaine.
Renseignements à l'appui des énoncés contenus dans les messages clés
Dans le cadre de son mandat, l'Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) contrôle le mouvement des armes à feu, des armes et d'autres appareils afin d'assurer le respect des lois, des règlements et des ordonnances en vigueur, notamment la Loi sur les douanes, la Loi sur les armes à feu et le Code criminel.
L'ASFC participe activement aux enquêtes criminelles liées aux armes à feu qui ont un lien avec la frontière, y compris des enquêtes conjointes avec des partenaires nationaux et internationaux chargés de l'application de la loi, notamment la Gendarmerie royale du Canada (GRC) et d'autres agences de police canadiennes, les gouvernements provinciaux et territoriaux, le Service des douanes et de la protection des frontières des États-Unis (US Customs and Border Protection), le Service des enquêtes de sécurité intérieure des États-Unis (Homeland Security Investigations) et le Bureau de l'alcool, du tabac, des armes à feu et des explosifs des États-Unis (U.S. Bureau of Alcohol, Tobacco, Firearms and Explosives), dans le cadre d'efforts conjoints visant à lutter contre le trafic d'armes à feu et à empêcher les personnes qui se livrent à des activités criminelles d'entrer au Canada. L'Agence partage régulièrement des renseignements pertinents sur les questions de sécurité frontalière et nationale avec ses partenaires nationaux et internationaux chargés de l'application de la loi, ainsi qu'avec d'autres ministères du Canada, afin d'assurer la santé, la sécurité et la sûreté des Canadiens.
Au Canada, la sécurité et l'intégrité des frontières relèvent d'un mandat partagé conjointement entre l'ASFC et la GRC. L'ASFC est chargée de l'application de la loi aux points d'entrée désignés au Canada, tandis que la GRC est responsable de l'application de la législation canadienne entre les points d'entrée. L'ASFC collabore également avec ses partenaires du gouvernement fédéral, les collectivités provinciales, territoriales et autochtones, ainsi qu'avec les organismes locaux d'application de la loi afin d'assurer une approche coordonnée en matière de sécurité frontalière.
En mars 2023, l'ASFC a signé un protocole d'entente sur l'échange d'informations avec le Bureau de l'alcool, du tabac, des armes à feu et des explosifs des États-Unis, qui permet un échange efficace et direct d'informations entre les deux organisations, y compris des informations relatives à l'origine des armes à feu saisies. L'ASFC a pour politique de retracer 100 % des armes à feu saisies à la frontière. Lorsque les numéros de série ont été enlevés, modifiés ou effacés, des efforts sont déployés pour les restaurer avec l'aide de partenaires. En 2024, les États-Unis étaient la principale source d'armes à feu saisies par l'ASFC, environ 90 % de toutes les pistes menant à des acheteurs ou à des détaillants américains.
Le 29 avril 2024, l'Agence a nommé un directeur exécutif chargé de la lutte contre la contrebande d'armes à feu afin de renforcer nos efforts considérables et nos récents succès. Le directeur exécutif, basé dans la région du Grand Toronto de l'ASFC, aide à coordonner et à diriger les efforts de l'Agence dans la lutte contre la contrebande d'armes à feu illégales et à créer des liens plus directs entre l'administration centrale, les opérations de première ligne et les partenaires nationaux et internationaux. Le directeur exécutif chargé de la lutte contre la contrebande d'armes à feu travaille en étroite collaboration avec ses homologues américains afin d'améliorer le partage d'informations visant à renforcer les renseignements et les pistes d'enquête sur les personnes et les groupes criminels organisés qui tentent de tirer profit de notre frontière commune.
L'ASFC examine tous les produits qui entrent au Canada, y compris les envois postaux internationaux, afin de s'assurer qu'ils sont correctement déclarés et qu'ils satisfont aux exigences en matière d'importation. L'ASFC traite le courrier international dans trois centres de traitement situés à Vancouver, Toronto et Montréal, en plus du courrier qui arrive par messageries. L'ASFC accorde la priorité aux enquêtes sur les cas où une interception transfrontalière laisse soupçonner de la contrebande ou une autre intention criminelle, comme la fabrication non autorisée d'armes à feu au Canada. Comme les contrebandiers utilisent des méthodes de dissimulation de plus en plus sophistiquées pour tenter de faire passer leurs marchandises, l'ASFC utilise un certain nombre d'outils et de techniques pour endiguer le flux de produits illégaux et prohibés au Canada. Guidés par des renseignements, nos agents sont également aidés par des outils de détection de la contrebande, tels que des appareils portatifs, des appareils à rayons X à petite et grande échelle et des chiens détecteurs. Leur formation spécialisée, leur expertise et leurs connaissances en matière de détection de contrebande et de produits prohibés ou restreints leur permettent d'être toujours à l'affût des produits dangereux. L'ASFC poursuit son examen et son analyse des saisies d'armes à feu, d'armes prohibées et d'appareils prohibés qui ont lieu au Canada ou qui sont destinés au Canada, afin d'aider à cerner les tendances et les indicateurs qui faciliteront le ciblage. Le personnel du renseignement concentre ses efforts sur les dossiers prioritaires en fonction d'un certain nombre d'indicateurs et facilite les renvois à la Division des enquêtes criminelles, le cas échéant. Ce travail comprend également une composante axée sur l'éducation et la conformité des importateurs et des destinataires dans les secteurs des services postaux et de messagerie. L'ASFC dispose également de différentes équipes qui travaillent ensemble et jouent des rôles spécifiques dans la détection et l'interception des armes à feu et des marchandises de contrebande :
- Les équipes du Programme du renseignement et des enquêtes jouent un rôle clé dans la détermination des risques à la frontière. Les activités de renseignement visent à identifier les entités qui intéressent l'ASFC en matière de crime organisé, de trafic de personnes et d'immigration, de fraude, de terrorisme et d'autres violations de la Loi sur les douanes et de la Loi sur l'immigration et la protection des réfugiés.
- L'équipe du programme de ciblage identifie les personnes et les produits à destination du Canada qui peuvent constituer une menace pour la sécurité du pays en utilisant un certain nombre de sources d'information automatisées avant l'arrivée.
- L'équipe du Bureau national de renseignements sur les armes à feu a été créée en 2021 afin de maintenir une image en temps réel des menaces illicites liées aux armes à feu au Canada et de leur mouvement à travers nos frontières.
- Le Programme des enquêtes criminelles appuie la lutte contre le crime organisé et combat la contrebande d'armes à feu en utilisant diverses techniques d'enquête pour identifier, intercepter et poursuivre les entités qui cherchent à tirer profit de la frontière, en menant des enquêtes fructueuses dans tout le pays, tant de manière indépendante qu'au sein d'équipes intégrées comprenant d'autres agences chargées de l'application de la loi.
Détention liée à l'immigration
Messages clés
- En raison de la perte de l'accès aux établissements correctionnels provinciaux, l'Agence des services frontaliers du Canada procède actuellement à la mise à niveau de ses centres de surveillance de l'immigration afin d'y héberger les personnes détenues à haut risque.
- Afin d'assurer la sécurité des personnes détenues à haut risque, l'ASFC utilisera également les infrastructures inoccupées du Service correctionnel du Canada à Sainte-Anne-des-Plaines, au Québec. Ce centre de détention ne servira qu'à détenir des hommes adultes présentant un risque important pour la sécurité publique. ne sera utilisé que pour détenir des hommes adultes présentant un risque important pour la sécurité publique.
- Parmi les personnes qui doivent être surveillées par l'ASFC, 98,8 % bénéficient d'une solution de rechange à la détention., seulement 1 % sont détenues dans un centre de surveillance de l'immigration de l'ASFC et 0,2 % sont détenues dans un établissement correctionnel provincial.
- La priorité demeure de renvoyer du Canada, dès que possible, les personnes interdites de territoire, en priorité celles qui sont interdites de territoire pour des raisons de grande criminalité.
Contexte
Enjeu
Détention liée à l'immigration - Entente d'aide entre l'Agence des services frontaliers du Canada et le Service correctionnel du Canada : Établissement de Sainte-Anne-des-Plaines.
Renseignements à l'appui des énoncés contenus dans les messages clés
Le programme de détention lié à l'immigration au Canada est régi par la Loi sur l'immigration et la protection des réfugiés (LIPR) et ses règlements.
La détention liée à l'immigration repose sur le principe selon lequel la détention ne doit être utilisée qu'en dernier recours, dans des circonstances limitées.
Au cours des huit dernières années, l'ASFC a réduit le recours à la détention en augmentant les solutions de rechange à la détention, tels que l'obligation de se présenter en personne ou à distance, la gestion et la surveillance des cas dans la collectivité et la surveillance électronique. Toutefois, dans certains cas, la détention est jugée nécessaire quand :
- Une personne présente un risque pour la sécurité publique (c.-à-d. quand une personne a des antécédents documentés ou un comportement violent ou agressif)
- l'ASFC est incapable d'établir l'identité légitime d'une personne;
- le comportement de la personne menace l'intégrité du programme (p. ex. les procédures d'immigration ou le renvoi);
Au 21 mai 2025, la répartition en pourcentage des types de détention liée à l'immigration était la suivante :
- 98,8 % des personnes étaient inscrites à des solutions de rechange à la détention;
- 1 % des personnes étaient détenues dans un centre de surveillance de l'immigration;
- 0,2 % étaient détenus dans un établissement correctionnel provincial.
Historiquement, l'ASFC s'est associée aux gouvernements provinciaux pour que les personnes jugées à haut risque soient détenues dans des établissements correctionnels provinciaux. Ceci a permis à l'ASFC de gérer les risques pour la sécurité publique dans les cas qui ne pouvaient être gérés par d'autres moyens, comme les alternatives à la détention ou les centres de surveillance de l'immigration de l'ASFC.
À la suite de la décision de plusieurs gouvernements provinciaux de se retirer des ententes relatives à la détention liée à l'immigration, l'ASFC a commencé à apporter d'importantes améliorations à son infrastructure et à modifier ses opérations et sa dotation en personnel afin de loger les personnes détenues à haut risque dans des zones distinctes et améliorées de ses centres de surveillance de l'immigration. L'ASFC a actuellement la capacité d'accueillir les cas à risque faible à moyen dans ses centres de surveillance de l'immigration et, une fois les projets de modernisation terminés, ces établissements pourront également accueillir les cas à haut risque. De plus, à la suite d'une entente entre l'ASFC et le Service correctionnel du Canada visant à permettre l'utilisation d'établissements correctionnels fédéraux pour la détention liée à l'immigration à haut risque, l'ASFC crée une structure dans un poste d'attente désigné pour immigrants situé dans le Centre régional d'accueil de Sainte-Anne-des-Plaines, au Québec. Une fois prêt, cette structure ne servira qu'à la détention d'hommes adultes à risque élevé posant un risque important pour la sécurité publique. Des politiques, des procédures et des programmes de formation renouvelés sont mis en œuvre, et des outils et des effectifs supplémentaires sont ajoutés afin de veiller à ce que le personnel des centres de détention pour immigrants et des postes d'attente désignés soit adéquatement préparé, et doté des ressources nécessaires.
Ces mesures permettront à l'ASFC de continuer à détenir toutes les personnes visées par des mesures d'exécution en vertu de la Loi sur l'immigration et la protection des réfugiés pour lesquelles aucune mesure alternative à la détention n'est envisageable. L'ASFC continue de collaborer avec ses partenaires afin de maintenir la sécurité des collectivités et de veiller à ce que toutes les personnes détenues pour des raisons liées à l'immigration soient traitées avec dignité et compassion.
Opération Blizzard
Messages clés
- Lancée dans le cadre du Plan frontalier du Canada, l'opération Blizzard était une opération intensive d'un mois menée à l'échelle nationale afin d'intercepter le fentanyl et d'autres drogues illégales à la frontière.
- Au total, L'Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) a procédé à plus de 2 600 saisies de stupéfiants et de précurseurs à travers le pays
- 67,5 % de toutes les saisies effectuées consistaient en des stupéfiants illégaux arrivant au Canada en provenance des États-Unis, tandis que 17,5 % concernaient des stupéfiants à destination des États-Unis.
- 1,44 kg de fentanyl a été intercepté alors qu'il était en route vers les États-Unis. L'ASFC continuera à déstabiliser la chaîne d'approvisionnement du fentanyl et celle d'autres drogues illicites en interceptant les produits de contrebande dans la foulée des efforts du Canada visant à renforcer la sécurité des frontières et à lutter contre le crime organisé.
Contexte
Enjeu
L'Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) a conclu l'opération Blizzard, une opération ciblée visant à intercepter la contrebande dans tous les modes de transport.
Renseignements à l'appui des énoncés contenus dans les messages clés
L'Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) joue un rôle important dans la lutte contre le fentanyl, ses précurseurs et d'autres drogues dangereuses.
Lancée dans le cadre du Plan frontalier du Canada, l'opération Blizzard était une opération intensive d'un mois (du 12 février au 13 mars) menée à l'échelle nationale afin d'intercepter le fentanyl et d'autres drogues illégales dans les envois postaux, le fret aérien ou les conteneurs maritimes.
Au cours de l'opération, les agents des services frontaliers ont examiné les envois, en se concentrant plus particulièrement au courrier, au fret aérien et aux conteneurs maritime à destination des États-Unis. Ils ont donné suite à un nombre accru de signalements du Centre national de ciblage de l'ASFC, fondés sur des évaluations des risques. Au total, l'ASFC a effectué plus de 2 600 saisies de stupéfiants et de précurseurs présumés à travers le pays. 67,5 % de toutes les saisies effectuées consistaient en des stupéfiants illégaux provenant des États-Unis, tandis que 17,5 % concernaient des stupéfiants destinés aux États-Unis. Parmi celles-ci, on compte :
- 116 saisies de fentanyl (1,73 kg), effectuées en Colombie-Britannique, au Québec et en Alberta. Sur ces saisies, 1,44 kg étaient en route vers les États-Unis et 0,26 kg vers d'autres pays;
- 17 saisies de méthamphétamine (5,38 kg et 89 comprimés);
- 24 saisies de cocaïne (13 kg);
- 26 saisies d'héroïne (0,19 kg);
- 17 saisies d'opium (38,84 kg et 11 bouteilles);
- 48 saisies de MDMA (2,32 kg et 82 comprimés);
- 249 saisies de cannabis et de produits dérivés du cannabis.
À titre de comparaison, selon les statistiques publiques de l'US CBP (Douanes et protection des frontières des É.-U.), la US CBP a saisi 250 kg de fentanyl jusqu'à présent en 2025. Sur ce total, moins de 0,01 % a été identifié comme provenant de la frontière nord.
Dans le cadre du Plan frontalier, l'ASFC a déployé de nouveaux outils d'imagerie et de détection chimique aux points d'entrée à haut risque et forme et déploie de nouvelles équipes de chiens détecteurs pour intercepter les drogues illégales. L'ASFC a mobilisé la portée de l'Unité d'enquête et d'examen spéciaux pour le renforcement de l'application de la loi (UEESRAL), qui fait partie du Plan frontalier de 1,3 milliard de dollars. Cela a permis aux agents et agentes des services frontaliers (ASF) de première ligne de mener des opérations éclair ciblées, axées principalement sur le fentanyl et ses précurseurs chimiques, en particulier ceux provenant des États-Unis.
L'ASFC a déjà saisi 25 589 kg de drogues depuis le début de l'année 2025 (du 1er janvier au 29 avril 2025). Sur ce total, 2 145 g étaient des saisies de fentanyl.
En 2024, l'ASFC a saisi 4,9 kg de fentanyl. 4,1 kg ont été interceptés à la sortie avant qu'ils puissent être acheminés clandestinement vers les Pays-Bas.
Personnel de l'ASFC et formation des agents des services frontaliers
Messages clés
- Jour après jour, environ 8 600 effectifs de première ligne de l'Agence des Services Frontaliers du Canada jouent un rôle crucial dans la protection de nos communautés.
- Bien que le plan frontalier ait alloué un financement important pour les nouvelles technologies, il a également inclus le financement de jusqu' à 100 nouveaux agents des services frontaliers, des analystes du renseignement, de chimistes spécialisés et de nouvelles équipes de chiens détecteurs.
- Conformément à l'engagement du gouvernement, Le Premier ministre a annoncé de futurs des investissements pour l'embauche de 1 000 agents de l'ASFC supplémentaires
Si on vous interroge sur les agents et agentes étudiants des services frontaliers
- Environ 5 % du personnel de première ligne de l'ASFC est composé d'agents et agentes étudiants des services frontaliers, soit 550 étudiants.
- Les agents et agentes étudiants des services frontaliers sont affectés dans les aéroports, dans les centres de traitement du courrier et au centre de rapport.
- Les étudiants jouent un rôle important dans nos opérations et nous permettent d'accroître notre portée afin de faire face aux périodes de pointe.
Contexte
Enjeu
- Le Syndicat des douanes et de l'immigration continue d'affirmer, par le biais de divers médias que l'ASFC devrait embaucher entre 2 000 à 3 000 agents des services frontaliers supplémentaires pour répondre aux demandes opérationnelles.
Renseignements à l'appui des énoncés contenus dans les messages clés
- Les 8 600 effectifs de première ligne comprennent des employés et des cadres intermédiaires de la classification FB et des agents étudiants des services frontaliers (AÉSF) qui travaillent activement en première ligne.
- Depuis 2015, la croissance de l'Agence à l'extérieur de la main-d'œuvre de première ligne, directement ou indirectement, appuie les intervenants de première ligne dans des domaines de travail comme l'application de la loi, le commerce, les politiques, l'information et la technologie et d'autres secteurs de programme habilitants.
- Le nombre d'agents des services frontaliers diplômés du Collège des services frontaliers du Canada n'a cessé d'augmenter d'année en année depuis 2016, à l'exception de 2020, en raison de la fermeture temporaire du Collège (et de son passage à l'apprentissage en ligne pendant une courte période) en raison de la pandémie de COVID-19.
- Le Collège de l'ASFC continue d'entreprendre la planification, le recrutement et la préparation à la formation nécessaires pour inviter suffisamment de nouvelles recrues au Collège chaque année afin de répondre aux besoins en main d'œuvre.
- L'Agence a fait des investissements pour accroître le nombre d'agents qui appuient le traitement des demandes d'asile et les activités de renseignement partout au Canada. Cette mesure cadre avec les investissements faits par le gouvernement pour atténuer les pressions exercées sur le système d'immigration.
- Grâce à ses efforts de renouvellement et à son engagement envers la durabilité, l'ASFC continue de mettre en œuvre la technologie visant à rendre l'expérience à la frontière plus efficace, à rationaliser le traitement pour réaffecter les ressources essentielles aux activités d'interdiction et d'exécution. Cela comprend des initiatives comme le projet de gestion des cotisations et des recettes de l'ASFC et le projet de modernisation des voyageurs.
- Les agents et agentes étudiants des services frontaliers (AÉSF) peuvent exercer certaines fonctions des agents des services frontaliers, mais ils ne sont pas armés. Ils suivent un programme de formation complet qui comprend neuf jours de cours théoriques, suivis de huit jours de formation en techniques de contrôle et de défense (TCD), pour un total de 17 jours de formation.
- Les AÉSF sont actuellement déployés principalement dans les aéroports (pour traiter les voyageurs), dans les centres de traitement du courrier et au Centre national de signalement par téléphone. À compter de cette année, les AÉSF seront également déployés dans les opérations des navires de croisière à Vancouver, sur la côte ouest.
- L'ASFC a embauché en moyenne environ 700 AÉSF chaque année de 2020 à 2025 afin de renforcer les opérations aux points d'entrée achalandés partout au pays.
Demandes d'asile
Messages clés
- L'Agence des services frontaliers du Canada a des plans en place pour maintenir la sécurité à la frontière en cas d'afflux des demandeurs d'asile.
- Le point d'entrée de Saint-Bernard-de-Lacolle a accueilli un plus grand nombre de demandeurs d'asile au cours des derniers mois, bien que le nombre reçu jusqu'à présent en mai est inférieur à celui de l'année dernière. Pour gérer cette situation, des ressources supplémentaires ont été mises en place.
- À la mi-mai, l'ASFC avait traité environ 13 500 demandes d'asile au Canada, soit 50 % de moins que l'année dernière.
Si l'on insiste
Q1 – Entente sur les tiers pays sûrs et renvois
- De janvier à mai 2025, environ 1 440 demandeurs d'asile ont été renvoyés aux États-Unis pour inadmissibilité en vertu de l'Entente sur les tiers pays sûrs (ETPS).
- L'ASFC a renvoyé plus de 18 000 personnes interdites de territoire en 2024-2025, soit le nombre le plus élevé en une décennie et une augmentation par rapport aux quelque 16 000 personnes l'année précédente. Le Plan frontalier a prévu 55,5 millions de dollars pour soutenir le traitement des demandes d'immigration et d'asile et pour accroître la capacité de l'ASFC à atteindre 20 000 renvois au cours des deux prochaines années.
Contexte
Enjeux
Augmentation du nombre de demandes d'asile au poste frontalier de Lacolle, au Québec.
Renseignements à l'appui des énoncés contenus dans les messages clés
Le rôle de l'ASFC aux points d'entrée est d'évaluer l'admissibilité des personnes qui viennent au Canada. Toutes les personnes qui cherchent à entrer au Canada doivent se présenter à l'ASFC et peuvent faire l'objet d'un examen plus approfondi. L'admissibilité des voyageurs est décidée au cas par cas et sur la base des informations disponibles au moment de l'entrée.
Le fait d'avoir obtenu un visa de résident temporaire (visa de visiteur) ou d'avoir été autorisé à entrer au Canada ne garantit pas le droit d'entrer au Canada. À leur arrivée à un point d'entrée canadien, tous les voyageurs doivent démontrer qu'ils satisfont aux exigences d'entrée. Les ressortissants étrangers qui souhaitent visiter le Canada, y étudier ou y travailler doivent établir qu'ils sont titulaires d'un visa valide (au besoin) et qu'ils sont admissibles à entrer au Canada et qu'ils quitteront le Canada avant la fin de la période autorisée pour leur séjour.
Lorsqu'un voyageur présente une demande d'asile à son arrivée au Canada, l'ASFC est tenue de la traiter conformément à la loi. Cela signifie qu'il faut déterminer si la demande est admissible. S'il est admissible, le dossier de la personne sera renvoyé à la Commission de l'immigration et du statut de réfugié pour examen et la personne sera autorisée à entrer au Canada pour y présenter sa demande de protection. S'ils ne sont pas admissibles, ils peuvent être renvoyés du Canada.
Le Canada réserve la protection des réfugiés aux personnes qui sont forcées de fuir leur pays en raison d'une crainte fondée de persécution. Par exemple, les réfugiés peuvent courir le risque d'être torturés, tués ou soumis à des peines ou traitements cruels et inusités s'ils retournent dans leur pays d'origine. Les ressortissants étrangers qui présentent faussement leur situation pour demander l'asile alors qu'il n'y a pas de risque réel de persécution abusent du système canadien d'octroi de l'asile et retardent le traitement des demandes d'asile légitimes ayant besoin de protection. Lorsque l'ASFC prend connaissance de situations où il pourrait y avoir des violations de la LIPR, y compris des demandes d'asile frauduleuses, nous faisons enquête et prenons les mesures appropriées.
Service correctionnel Canada (SCC)
Programme des fermes penitentiaires
Messages clés
- Le Service correctionnel du Canada (SCC) a recours à divers moyens pour assurer la sécurité de ses établissements et de nos collectivités, dont le Programme des fermes pénitentiaires.
- Nous savons que les détenus qui participent à des programmes d'emploi de CORCAN pendant leur incarcération sont plus susceptibles de trouver un emploi dans la collectivité.
- De plus, les délinquants sont moins susceptibles de récidiver ou d'être réincarcérés dans un établissement fédéral, ce qui rend les collectivités plus sûres pour tout le monde.
- Les fermes pénitentiaires aux établissements de Joyceville et de Collins Bay permettent d'intégrer des compétences techniques et transférables et des partenariats communautaires pour les détenus en fonction de la demande du marché.
- Les fermes pénitentiaires contribuent à mieux protéger nos collectivités. Le SCC continuera d'évaluer le programme et d'y apporter les améliorations qui s'imposent.
Contexte
Enjeu
La mise en œuvre du Programme des fermes pénitentiaires a commencé au cours de l'exercice 2018-2019 et se poursuit par étapes. En mars 2021, le Service correctionnel du Canada (SCC) a revu le programme aux établissements de Joyceville et de Collins Bay afin de concentrer ses exploitations laitières sur le programme de vaches laitières.
Au 30 octobre 2024, sous la surveillance des responsables désignés de la recherche des Dairy Farmers of Ontario, CORCAN a commencé à expédier du lait de vache. À la fin de décembre 2024, la principale étable à vaches laitières, qui se trouve à l'Établissement de Joyceville et compte 86 vaches laitières, avait atteint sa capacité officielle de production prévue. CORCAN continuera de se concentrer sur la gestion de ses troupeaux pour s'assurer d'avoir suffisamment de vaches pour atteindre sa capacité de production.
CORCAN a établi des liens avec les Dairy Farmers of Ontario et l'Université McGill afin de mener diverses recherches et d'offrir des possibilités de formation professionnelle aux détenus qui participent au programme.
Les produits générés dans le cadre de ce programme, y compris les produits agricoles, les récoltes, le lait ainsi que les autres sous-produits potentiels de ces exploitations, seront déterminés en fonction des besoins d'utilisation internes ainsi que des ententes et des contrats signés au fur et à mesure que progresse la mise en œuvre et que les produits sont disponibles.
Le SCC réévaluera continuellement ses activités au fur et à mesure de l'exécution du plan et tiendra compte d'éléments tels que la durabilité et la disponibilité sur le marché, notant que le lait de vache sera géré conformément au système canadien de gestion de l'offre pour ce produit. Tous les revenus générés sont réinvestis dans le programme d'emploi et d'employabilité des délinquants.
Objets interdits et drones
Messages clés
- Assurer la sécurité des établissements demeure l'une des priorités absolues du Service correctionnel du Canada (SCC).
- Pour faire face à la menace que posent les drones, le SCC s'adonne à plusieurs pratiques de sécurité et à des activités relatives au renseignement, a recours à des outils technologiques et procède à l'amélioration des infrastructures.
- Cela comprend les travaux en cours en vue du déploiement de détecteurs à balayage corporel dans les établissements et de brouilleurs de radiofréquences pour prévenir les communications non autorisées et les livraisons d'objets interdits.
- Nous sommes persuadés que les innovations technologiques, jumelées à la capacité de nos agents de première ligne de détecter et de saisir les objets interdits, nous permettront de continuer à produire de meilleurs résultats, et que ceux-ci se traduiront par une hausse des saisies ou une diminution du nombre d'objets interdits dans les établissements.
Contexte
Enjeu
Le Service correctionnel du Canada (SCC) continue de gérer la menace posée par les drones et les objets interdits en adoptant une approche multidimensionnelle. Cette approche prévoit le recours à des pratiques de sécurité et à de nouvelles technologies, la réalisation d'activités relatives au renseignement et l'amélioration des infrastructures. Plus précisément, l'approche comprend ce qui suit :
Outils technologiques
- Systèmes de détection des intrusions (drones et colis volants)
- Détecteurs ferromagnétiques
- Détecteurs ioniques
- Utilisation accrue des détecteurs à balayage corporel
Outils de sécurité non technologiques
- Équipes canines (drogues, armes à feu, munitions, appareils de stockage électronique)
- Amélioration des infrastructures
Nous continuons à effectuer des recherches et à mettre en place de nouvelles technologies à mesure qu'elles s'offrent à nous afin de faciliter la détection des objets interdits, dont ceux qui sont introduits au moyen de drones. La réglementation régissant l'utilisation de détecteurs à balayage corporel est entrée en vigueur en octobre 2024, et nous nous affairons à déployer cette technologie. Pour compléter les mesures existantes, on a annoncé en mars 2025 que le SCC bénéficiera d'une exemption pour lui permettre d'utiliser des brouilleurs de radiofréquences dans les établissements afin de prévenir les communications non autorisées et les livraisons d'objets interdits. Pour des raisons de sécurité, il ne serait pas approprié de fournir des détails précis sur l'utilisation d'outils technologiques, y compris les endroits où ils seront utilisés.
Depuis 2015-2016, les saisies de drogue dans nos établissements ont augmenté de près de 170 % (passant de 2 444 à 6 586), en raison de la vigilance continue du personnel correctionnel, particulièrement en ce qui a trait à l'augmentation du nombre d'incursions de véhicule aérien sans pilote (drone). Nous sommes persuadés que les innovations technologiques qui facilitent la détection et la saisie des objets interdits, jumelées aux compétences et au professionnalisme de nos agents de première ligne, nous permettront de continuer à produire de meilleurs résultats, et que ceux-ci se traduiront par une hausse des saisies ou une diminution du nombre d'objets interdits dans les établissements.
Cotes de sécurité et transfèrements
Messages clés
- Le Service correctionnel du Canada (SCC) contribue à assurer la sécurité de nos établissements et de nos collectivités en veillant à ce que tous les détenus soient placés dans un établissement qui correspond à leur cote de sécurité.
- La cote de sécurité des détenus est déterminée en fonction du degré de surveillance et de contrôle nécessaire au sein du pénitencier, du risque d'évasion et du risque pour la sécurité publique en cas d'évasion.
- Un détenu peut être transféré d'un établissement à un autre pour diverses raisons, notamment après la réévaluation de sa cote de sécurité.
- Tous les transfèrements de détenus vers un établissement de niveau de sécurité inférieur n'ont lieu que lorsque le SCC a dûment pris en considération le risque que pose un détenu et envisagé la meilleure façon de le gérer.
- Un détenu peut en tout temps être transféré à nouveau dans un établissement de niveau de sécurité supérieur si on le juge nécessaire pour assurer la sécurité du public ou de nos établissements.
Contexte
Enjeu
Cotes de sécurité et transfèrements
Cotes de sécurité
Tous les détenus admis dans un établissement correctionnel fédéral sont soumis à un processus exhaustif d'évaluation et d'aiguillage afin de déterminer leurs besoins en matière de programmes et de sécurité, ce qui peut comprendre des considérations relatives à la santé, ainsi que des évaluations liées aux programmes correctionnels, à l'emploi et à l'éducation.
Aux fins de la détermination de la cote de sécurité initiale et de la réévaluation de la cote de sécurité, le Service correctionnel du Canada (SCC) se sert d'instruments d'évaluation fondés sur des données probantes et se fie au jugement professionnel du personnel spécialisé et aux évaluations psychologiques, s'il y a lieu.
Ce processus tient compte du degré et du type de garde et de contrôle requis pour assurer la sécurité du personnel, du public et des établissements. On tient également compte de l'accès du détenu à sa famille et à d'autres mécanismes de soutien, ainsi que de la disponibilité de programmes et de services appropriés, comme des initiatives culturelles, et de la volonté du détenu de participer à ces programmes.
Conformément à la politique, le SCC doit réévaluer la cote de sécurité des détenus possédant une cote de sécurité moyenne et maximale au moins tous les deux ans. Toutefois, une réévaluation de la cote de sécurité devrait être réalisée à la suite d'un événement important (p. ex. un incident grave, une évasion, etc.). Les antécédents sociaux des Autochtones propres aux détenus autochtones sont également pris en compte dans le processus de détermination des cotes de sécurité des détenus.
Transfèrements
Un détenu peut être transféré d'un établissement à un autre pour diverses raisons, notamment après la réévaluation de sa cote de sécurité. Tous les transfèrements de détenus vers un établissement de niveau de sécurité inférieur n'ont lieu que lorsque le SCC a dûment pris en considération les questions liées à la sécurité du public, au comportement en établissement et au risque d'évasion.
À mesure que les détenus progressent dans le système correctionnel vers des niveaux de sécurité inférieurs et acquièrent une plus grande liberté de déplacement au sein de l'établissement, les programmes et les activités sont adaptés pour refléter plus étroitement les conditions que le détenu est susceptible de rencontrer une fois mis en liberté dans la collectivité. Un transfèrement vers un établissement à sécurité minimale permet au détenu de profiter d'une plus grande autonomie pour se préparer à sa réinsertion sociale en toute sécurité.
Notre personnel évalue continuellement le risque que pose chaque détenu. Si le risque que présente un détenu change, le SCC prend les mesures nécessaires pour assurer la sécurité du public et de ses établissements. Cela peut comprendre une réévaluation à la hausse de la cote de sécurité du détenu.
Services aux victimes
Messages clés
- Le Service correctionnel du Canada (SCC) est déterminé à respecter les droits des victimes et à fournir des services aux victimes selon une approche axée sur les victimes et tenant compte des traumatismes.
- Ces services comprennent la communication opportune de renseignements exacts aux victimes de délinquants sous responsabilité fédérale afin qu'elles puissent se faire entendre efficacement au sein du système correctionnel et de mise en liberté sous condition fédéral.
- Le SCC sert plus de 9 000 victimes inscrites et leur transmet plus de 50 000 notifications par année. Les victimes peuvent également fournir de l'information au SCC qui doit être prise en compte dans le processus décisionnel.
- Dans le cadre de son engagement à fournir les meilleurs services possibles aux victimes inscrites, le SCC mène régulièrement des consultations auprès des victimes, des organisations et des partenaires du système de justice pénale afin de mieux connaître les besoins des victimes.
Contexte
Enjeu
Le Service correctionnel du Canada (SCC) fournit des renseignements et des notifications aux victimes aux personnes qui répondent à la définition de victime aux termes de la loi. Pour obtenir des renseignements sur le délinquant qui leur a causé du tort, les victimes doivent s'inscrire auprès du SCC ou de la Commission des libérations conditionnelles du Canada. Cela permet de vérifier que les personnes répondent à la définition de victime et de recueillir leurs préférences en matière de notification. Le SCC transmet les renseignements par téléphone, par la poste ou par voie électronique au moyen de son Portail des victimes sécurisé, accessible en ligne en tout temps, selon les préférences de la victime, qui peuvent être modifiées à tout moment.
Les victimes peuvent demander à recevoir régulièrement de l'information sur le délinquant en ce qui a trait à ses progrès vers l'atteinte des objectifs de son Plan correctionnel. Elles ont également le droit de recevoir régulièrement des avis de changement, par exemple lorsqu'un délinquant sous responsabilité fédérale est transféré dans un autre établissement fédéral ou provincial, y compris un avis préalable de transfèrement vers un établissement à sécurité minimale ou un pavillon de ressourcement. De plus, afin d'assurer la sécurité publique, le SCC fournit aux victimes certains types de renseignements au moment de certaines libérations, comme la date de mise en liberté du délinquant, sa destination (en précisant si le délinquant se trouvera à proximité de la victime pendant son déplacement vers cette destination), les conditions de la mise en liberté du délinquant et une photographie récente de ce dernier.
Il importe de noter que le SCC ne transmet pas automatiquement des renseignements aux victimes après la condamnation d'un délinquant et que les autres fournisseurs de services aux victimes ne transmettent actuellement pas les renseignements des victimes au SCC. Par conséquent, les victimes doivent se renseigner sur le Programme national des services aux victimes du SCC et s'inscrire si elles souhaitent y participer. Cependant, avec l'entrée en vigueur d'une clause révisée duCode criminel, prévue pour la fin de 2025, les tribunaux enverront les coordonnées des victimes au SCC pour qu'il communique avec elles et leur offre proactivement ses services. Le SCC négocie actuellement l'établissement de protocoles d'entente avec les provinces et les territoires afin de faciliter l'échange sécuritaire des renseignements.
Surrepresentation des Autochtones
Messages clés
- Les Autochtones sont surreprésentés dans les établissements correctionnels, ce qui fait ressortir les iniquités systémiques profondément ancrées qui perdurent dans notre société.
- Le Service correctionnel du Canada (SCC) continue de travailler avec les communautés et les organisations autochtones aux côtés d'autres ministères et organismes fédéraux, des provinces et des territoires en vue de poursuivre les efforts visant à remédier à la situation.
- La priorisation des placements dans des pavillons de ressourcement a permis d'accroître leur utilisation et d'offrir aux délinquants autochtones des environnements adaptés à la culture qui les aideront dans leur parcours.
- En dépit des efforts déployés, il reste encore beaucoup à faire pour favoriser la réhabilitation des délinquants autochtones et veiller à ce qu'ils reçoivent les outils et les services dont ils ont besoin pour réussir leur réinsertion dans la collectivité.
Contexte
Enjeu
Les Autochtones demeurent surreprésentés dans le système correctionnel fédéral. Selon le recensement de 2021 du Canada, les Autochtones représentent 5 % de la population canadienne. Cependant, à la fin de l'exercice 2024-2025, 29 % des délinquants sous la responsabilité du Service correctionnel du Canada (SCC) étaient autochtones. De plus, les Autochtones représentaient 46,2 % de la population de délinquantes et 31,8 % de la population de délinquants de sexe masculin.
Le SCC a pris des mesures pour remédier aux facteurs qui contribuent à cette disproportion, dont les suivantes :
- Nomination de la toute première sous-commissaire des Services correctionnels pour Autochtones.
- Création de centres d'intervention pour Autochtones.
- Accroissement de l'accès aux interventions et aux programmes adaptés à la culture pour les délinquants autochtones.
- Consolidation des Sentiers autochtones pour les délinquants.
- Expansion de l'Initiative d'emploi pour les délinquants autochtones.
- Simplification du processus de mise en liberté aux termes de l'article 84.
- Poursuite des efforts pour éliminer les obstacles afin d'exploiter pleinement le potentiel des accords existants en vertu de l'article 81.
- Pleine utilisation du Fonds pour la réinsertion sociale.
- Collaboration avec des partenaires du système de justice pénale, des organismes, des organisations et des intervenants communautaires, y compris des communautés autochtones, des Aînés et des comités consultatifs autochtones, en vue de soutenir la guérison et la réhabilitation et de favoriser la réinsertion sociale en toute sécurité des délinquants et des délinquantes autochtones.
- Collaboration avec des partenaires externes indépendants dans le cadre de l'élaboration d'approches fondées sur des données probantes et adaptées à la culture afin de renforcer et d'améliorer le processus d'évaluation et de classification des Autochtones purgeant une peine de ressort fédéral.
Délinquants de diverses identités de genre
Messages clés
- Le Service correctionnel du Canada (SCC) s'efforce de garantir que tous les délinquants, y compris ceux de diverses identités de genre, sont logés dans un environnement qui favorisera leur réhabilitation et leur réinsertion sociale en toute sécurité.
- Le SCC peut effectuer le placement ou le transfèrement de délinquants de diverses identités de genre dans un établissement qui correspond mieux à leur genre, à moins qu'il n'y ait des préoccupations dominantes en matière de santé ou de sécurité qui ne peuvent être résolues.
- Chaque demande de mesure d'adaptation est évaluée au cas par cas et nécessite une évaluation rigoureuse des besoins et des risques que présente le délinquant, ainsi que des préoccupations dominantes en matière de santé ou de sécurité.
- Lorsqu'une demande de placement dans un établissement particulier est refusée, des mesures de rechange sont mises en place dans l'établissement actuel afin de répondre aux besoins du délinquant.
Contexte
Enjeu
Le Service correctionnel du Canada (SCC) est déterminé à garantir les mêmes protections et les mêmes droits, et à assurer la même dignité aux délinquants de diverses identités de genre qu'aux autres délinquants dont il a la charge. En réponse aux modifications législatives (projet de loi C-16) et à la suite de vastes consultations, le SCC a publié la Directive du commissaire 100 : Délinquants de diverses identités de genre.
Placements pénitentiaires et transfèrements
Conformément à la politique, le SCC peut effectuer le placement ou le transfèrement de délinquants de diverses identités de genre dans un établissement qui correspond mieux à leur genre, à moins qu'il n'y ait des préoccupations dominantes en matière de santé ou de sécurité qui ne peuvent être résolues. Les demandes de placement ou de transfèrement dans un établissement de type différent (établissement pour hommes ou pour femmes) sont évaluées au cas par cas. Chaque demande nécessite une évaluation approfondie des besoins et des risques du délinquant, ainsi que de toute préoccupation en matière de santé et de sécurité, tout en envisageant les stratégies d'atténuation permettant de répondre aux préoccupations soulevées. La demande peut être refusée s'il y a des préoccupations dominantes en matière de santé ou de sécurité qui ne peuvent être résolues efficacement sans que cela entraîne une contrainte excessive. En cas de refus, on mettra en place des mesures de rechange dans l'établissement actuel afin de répondre aux besoins du délinquant.
Services de santé pour les délinquants de diverses identités de genre
Les soins de santé offerts aux détenus doivent garantir la responsabilisation, l'uniformité et des pratiques exemplaires adaptées aux besoins de la population du SCC, y compris des délinquants de diverses identités de genre. Le Cadre national des services de santé essentiels définit l'accès uniforme aux soins de santé et décrit les services spécialisés disponibles, en fonction des besoins individuels des délinquants, tels qu'ils sont déterminés par les professionnels de la santé. En s'appuyant sur le Cadre, le SCC offre des services de santé essentiels conformément aux normes professionnelles reconnues et à la couverture médicale offerte par les régimes de soins de santé publics provinciaux et territoriaux. Le Cadre est examiné et approuvé chaque année afin de s'assurer que les soins de santé offerts au SCC sont conformes au niveau de soins de santé offert par les programmes de santé et de services sociaux financés par des fonds publics provinciaux.
Programme mère-enfant
Messages clés
- La sécurité de tous les enfants qui participent au Programme mère-enfant est notre priorité absolue.
- C'est pourquoi les protocoles entourant les critères d'admissibilité à ce programme sont rigoureux.
- Cela comprend une vérification rigoureuse de la part des agences des services à l'enfance et pour s'assurer que les personnes résidant dans l'unité n'ont pas été reconnues coupables d'une infraction contre un enfant.
- Les enfants qui participent au Programme mère-enfant dans n'importe quel établissement sont supervisés en tout temps et ne sont jamais laissés sans surveillance.
- L'intérêt supérieur de l'enfant demeurera notre priorité.
Contexte
Enjeu
Le Programme mère-enfant en établissement a été mis à l'essai en 1996, puis pleinement mis en œuvre en 2001. Il vise à favoriser des relations positives entre les mères et leurs enfants en les gardant ensemble, lorsque cela est approprié, et en offrant un environnement de soutien qui contribue à la stabilité et à la continuité des relations.
Le programme est offert dans tous les établissements pour femmes et au Pavillon de ressourcement Okimaw Ohci. Il offre une multitude d'options aux femmes incarcérées afin de les aider à développer, à entretenir et/ou à renforcer le lien avec leurs enfants.
Le volet avec cohabitation du Programme mère-enfant permet aux enfants d'habiter à temps partiel (enfants de moins de sept ans) ou à temps plein (enfants de moins de cinq ans) avec leur mère pendant son incarcération. D'autres services sont également offerts à toutes les mères détenues pour leur permettre de nouer des liens avec leurs enfants, y compris des visites en personne et par vidéoconférence, du counseling, des services d'éducation, du soutien juridique et en matière de médiation, des services de liaison avec des organismes d'aide à l'enfance et à la famille, des programmes de lecture, ainsi que des services prénataux et postnataux.
Le meilleur intérêt de l'enfant prévaut dans toutes les décisions relatives à la participation au Programme mère-enfant. Les décisions sont prises en veillant au bien-être physique, affectif, psychologique et spirituel de l'enfant, de même qu'à la sécurité de l'établissement.
Il y a eu près de 200 participantes au volet avec cohabitation du Programme mère-enfant depuis sa mise en œuvre.
Durant le mois d'avril 2025, cinq enfants ont participé au volet avec cohabitation du Programme mère-enfant.
Sécurité des enfants qui participent au Programme mère-enfant
Il y a des protocoles en place qui prévoient des critères d'admissibilité stricts pour la participation au programme, y compris une évaluation du bien-être de l'enfant effectuée par les services à l'enfance et à la famille provinciaux ou territoriaux, ainsi que des vérifications visant à garantir que les personnes résidant dans les unités résidentielles mère-enfant n'ont pas été déclarées coupables d'une infraction à l'endroit d'un enfant. Les mères ayant une cote de sécurité maximale ne sont pas admissibles au volet avec cohabitation à temps plein ou à temps partiel du Programme mère-enfant, mais peuvent profiter d'autres services qui leur permettent de nouer des liens avec leurs enfants.
Programme d'echange de seringues dans les prisons
Messages clés
- Partout au pays, la population canadienne est touchée par la crise tragique des opioïdes qui continue de faire des ravages, et les personnes qui résident dans les établissements fédéraux ne font pas exception à la règle.
- Le Service correctionnel du Canada (SCC) a mis en place des mesures de réduction des méfaits pour prévenir les surdoses et la propagation des maladies infectieuses.
- Le Programme d'échange de seringues dans les prisons est un programme de réduction des méfaits qui contribue à limiter la transmission des maladies infectieuses, comme le VIH et le virus de l'hépatite C.
- Le programme permet de réduire les risques pour la santé et la sécurité des autres détenus, du personnel et des membres de la collectivité.
- Aucune agression touchant des membres du personnel ou des détenus n'a été signalée en lien avec le programme.
Contexte
Enjeu
Le taux de prévalence de la consommation problématique d'alcool et de substances à long terme lors de l'admission dans un établissement fédéral est évalué à 61 % chez les hommes et à 61,6 % chez les femmes; ces taux sont plus élevés chez les hommes et les femmes autochtones (85,2 % et 85,7 % respectivement). Des recherches effectuées par le Service correctionnel du Canada (SCC) montrent qu'au moment de l'évaluation, plus de 50 % des délinquants de sexe masculin nouvellement admis indiquaient qu'ils avaient un problème de consommation de substances et que la majorité (68 %) avait des troubles mentaux concomitants.
De 20 % à 22 % des hommes et de 27 % à 29 % des femmes déclarent avoir consommé des drogues par injection toute leur vie durant. Cette conclusion est relativement constante dans l'ensemble des activités de recherche et de surveillance (p. ex. le Sondage auprès des détenus de 2007, les évaluations initiales uniformisées et les dossiers médicaux).
Les utilisateurs de drogues injectables étaient 10 fois plus susceptibles d'être infectés par le virus de l'hépatite C pendant leur détention. Au SCC, 47 % de toutes les nouvelles infections au virus de l'hépatite C étaient associées à l'utilisation de drogues injectables.
Services de traitement de la toxicomanie au SCC
L'approche de réduction des méfaits du SCC cadre avec la Stratégie canadienne sur les drogues et autres substances du gouvernement du Canada et les recommandations de l'Office des Nations Unies contre la drogue et le crime, traitant la consommation de substances comme un problème de santé. Le SCC offre un éventail de services de traitement de la toxicomanie, y compris des mesures de réduction des méfaits, des traitements, de la psychoéducation et du soutien au rétablissement afin de promouvoir le bien-être général.
Parmi les mesures de réduction des méfaits mises en place par le SCC, notons le traitement par agonistes opioïdes, le Programme d'échange de seringues dans les prisons (PESP) et le Service de prévention des surdoses.
Une Évaluation de la menace et des risques est réalisée dans le cadre de l'examen des demandes de participation au PESP pour assurer la sécurité du personnel, des détenus et de l'établissement. Cette évaluation sert à examiner les facteurs qui peuvent compromettre la gestion du détenu, la sécurité d'autrui et la sécurité de l'unité opérationnelle. Il s'agit du même modèle que pour la distribution d'EpiPens et de seringues d'insuline. Des mesures de protection appropriées ont été mises en place dans chaque établissement pour veiller à ce que les trousses du PESP soient comptabilisées adéquatement et entreposées de façon sécuritaire en tout temps.
En date de mai 2025, le PESP a été mis en œuvre à 14 emplacements à l'échelle du pays.
Unités d'intervention structurée
Messages clés
- Les unités d'intervention structurée (UIS) font partie d'une transformation historique du système correctionnel fédéral qui a entraîné l'élimination de l'isolement préventif.
- Dans ces unités, qui sont uniquement utilisées en dernier recours et comme mesure temporaire, les détenus se voient offrir des occasions de passer du temps à l'extérieur de leur cellule pendant au moins quatre heures par jour, y compris des occasions d'interagir avec d'autres personnes pendant au moins deux heures par jour.
- Les détenus dans ces unités ont notamment accès aux interventions de réhabilitation, aux services culturels et spirituels, et aux soins de santé.
- Le modèle des UIS comprend des examens externes réalisés par des décideurs externes indépendants, dont des examens de la durée du placement et des conditions de détention dans l'UIS.
- Le SCC continue d'apporter des améliorations au modèle des UIS en se fondant sur des recommandations internes et externes ainsi que sur le travail réalisé avec le personnel et les intervenants.
Si l'on insiste
Les mesures prises
- Le SCC a introduit un modèle de dotation amélioré pour les UIS, lequel permet d'offrir d'autres options d'intervention aux détenus ayant des besoins particuliers et d'obtenir des données plus exactes.
- Le SCC travaille avec des organisations externes pour mettre en œuvre des approches novatrices afin de multiplier les interventions et d'offrir d'autres options pour le temps passé en dehors de la cellule et le temps consacré aux interactions avec les autres.
- Le programme Papa HÉROS, offert dans la plupart des UIS par le Regroupement canadien d'aide aux familles des détenu(e)s, en est un exemple.
- Le SCC a rassemblé les pratiques exemplaires de toutes les unités opérationnelles et transmis de la rétroaction à toutes les régions afin qu'elles déterminent s'il conviendrait de mettre en œuvre ces pratiques dans d'autres unités opérationnelles, tout en tenant compte de leur situation particulière.
La surreprésentation des délinquants autochtones dans les UIS
- Le projet de loi C-83 a enchâssé dans la loi l'obligation du SCC de tenir compte des facteurs systémiques et des antécédents propres aux délinquants autochtones dans tous les processus décisionnels.
- Avant d'autoriser le transfèrement d'un détenu autochtone vers une UIS, le SCC doit tenir compte des antécédents sociaux des Autochtones qui lui sont propres.
- Lorsqu'un transfèrement est nécessaire, le SCC continue d'offrir un soutien adapté sur le plan culturel grâce à l'accès à des Aînés, à des conseillers spirituels et à des agents de liaison autochtones.
- Voici quelques exemples d'initiatives visant à accroître les possibilités d'interaction avec les autres dans les UIS :
- À l'Établissement de Stony Mountain, on a construit une hutte de sudation et aménagé une salle culturelle réservée expressément aux détenus dans l'UIS.
- À l'Établissement de Kent, le personnel a mis sur pied une initiative de peinture pour accroître les interactions des détenus autochtones dans l'UIS.
Contexte
Enjeu
En juin 2019, le projet de loi C-83, Loi modifiant la Loi sur le système correctionnel et la mise en liberté sous condition et une autre loi, a reçu la sanction royale. Le projet de loi C-83 visait entre autres l'abandon du recours à l'isolement préventif et la création des unités d'intervention structurée (UIS) pour les détenus qui ne peuvent être gérés en toute sécurité dans la population carcérale régulière. Les dispositions du projet de loi C-83 sur les UIS sont entrées en vigueur le 30 novembre 2019.
Les cinq établissements pour femmes et neuf établissements pour hommes sont dotés d'une UIS. D'autres pourraient être ouvertes dans d'autres établissements, au besoin.
Un détenu peut être transféré vers une UIS s'il met en danger la sécurité d'une personne ou du pénitencier, si sa propre sécurité est en danger, ou encore si sa présence au sein de la population carcérale régulière compromet le déroulement d'une enquête et qu'il n'y a aucune autre solution valable.
Les UIS appuient la mission du Service correctionnel du Canada (SCC) d'aider les délinquants à devenir des citoyens respectueux des lois, tout en exerçant sur eux un contrôle raisonnable, sûr, sécuritaire et humain. Les UIS permettent au SCC de gérer les risques liés à la sécurité en établissement tout en veillant à ce que les détenus continuent de participer à la réalisation de leur Plan correctionnel et de s'attaquer aux facteurs ou comportements particuliers qui ont mené à leur transfèrement vers une UIS.
Les détenus dans les UIS se voient offrir la possibilité de passer au moins quatre heures par jour à l'extérieur de leur cellule et d'avoir au moins deux heures de « contacts humains réels » avec une personne comme un Aîné, un aumônier, un conseiller, un membre de la famille, un ami, ou un détenu compatible.
Le modèle des UIS comprend un processus d'examen et de prise de décision continu qui prévoit des examens et des décisions à divers niveaux du SCC et des examens externes par des décideurs externes indépendants (DEI). Les DEI examinent entre autres la durée et la pertinence de la détention d'un détenu dans une UIS ainsi que ses conditions de détention.
L'article 40.1 du projet de loi prévoit qu'un examen approfondi des dispositions édictées par le projet de loi C-83 doit être fait par un comité parlementaire au début de la cinquième année suivant son entrée en vigueur. Cet examen n'a pas encore commencé.