Documents d'information : Gestion des urgences

Sécurité publique Canada (SP) joue un rôle de premier plan dans le système de gestion des urgences (GU) du Canada en coordonnant les activités de gestion des urgences entre les institutions fédérales et en coopération avec les provinces, les territoires et d'autres entités. SP aide les Canadiens et leurs communautés à se protéger contre les urgences et les catastrophes grâce à une série d'initiatives et de fonctions soutenant les quatre composantes de la gestion des urgences : l'atténuation, la préparation, l'intervention et le rétablissement.

SP fournit une assistance financière aux gouvernements provinciaux et territoriaux (PT) par le biais de programmes tels que les Accords d'aide financière en cas de catastrophe (AAFCC). Le Centre des opérations du gouvernement (COG) assure la coordination des interventions entre les ministères en cas d'événements d'intérêt national et gère les demandes d'aide fédérale (DAF), que les PT peuvent soumettre au gouvernement fédéral pour obtenir un soutien en réponse à une situation d'urgence qui dépasse leurs capacités.

Le changement climatique et la fréquence croissante des inondations, des incendies de forêt et d'autres catastrophes environnementales, naturelles ou causées par l'homme entraînent une augmentation significative du taux d'occurrence, de la gravité et du coût des catastrophes au Canada. Depuis 1970, l'intervention et le rétablissement ont coûté au gouvernement fédéral près de 9 milliards de dollars par l'intermédiaire des AAFCC. Plus de soixante-dix pour cent (70 %) de ce total a été versé au cours des dix dernières années. C'est pourquoi le rôle de chef de file que joue la SP dans le système de gestion des urgences du Canada devient de plus en plus important afin d'assurer une approche tous risques et de l'ensemble de la société pour renforcer la résilience du Canada. Il existe de nombreux liens entre la gestion des urgences, la réduction des risques de catastrophe et l'adaptation au changement climatique, ce qui favorise les discussions au-delà des cercles traditionnels de la GU.

Informations additionnelles

Comme le souligne la Loi sur la gestion des urgences (2007), la GU au Canada est une responsabilité partagée, qui repose sur une coopération et une communication permanentes entre tous les niveaux de gouvernement. Les gouvernements PT et les autorités locales fournissent la première réponse à la grande majorité des urgences. Le gouvernement du Canada fournit des ressources, rembourse les coûts et assure le leadership pour prévenir/atténuer, préparer, répondre et se remettre des événements d'urgence majeurs. SP joue un rôle de chef de file dans le domaine de la GU en promouvant les normes et les meilleures pratiques et en élaborant et en mettant en œuvre des politiques, des plans et une série de programmes.

Gouvernance de la gestion des urgences

Le système de gestion des urgences du Canada est fondé sur le partage des responsabilités entre les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux (FPT), les administrations municipales, les communautés autochtones et les intervenants du secteur privé.

Ce modèle de collaboration, guidé par la loi sur la gestion des urgences (2007) et mis en œuvre par le Centre d'opérations du gouvernement (COG) et le Plan fédéral d'intervention d'urgence (PFIU), est conçu pour faire face à des situations d'urgence de toutes envergures. Le ministre de la Sécurité publique est également le coordinateur fédéral et le principal responsable fédéral du Plan fédéral d'intervention en cas d'urgence (PFIU) pour les crises nationales.

Le système repose sur quatre piliers : la prévention/atténuation, la préparation, l'intervention et le rétablissement. Chaque niveau de gouvernement joue un rôle essentiel, assurant des réponses locales tout en permettant un soutien fédéral lors d'événements à grande échelle ou multi-juridictionnels. Cette approche décentralisée favorise l'adaptabilité, mais elle révèle aussi des défis lorsqu'il s'agit de faire face à des situations d'urgence de plus en plus complexes. Dans ce cadre, le COG est largement responsable de deux de ces piliers : La préparation et l'intervention.

Le système actuel a bien servi le Canada pendant de nombreuses années, mais l'ampleur et la portée des urgences et des catastrophes dépassent rapidement la capacité de réaction du système. La gouvernance collaborative est un aspect essentiel du système canadien. Elle permet de tirer parti des forces des diverses parties prenantes, en veillant à ce que l'expertise locale soit au cœur des interventions d'urgence. Le COG ne dirige ni ne contrôle aucune entité fédérale ou provinciale relevant de la LGU ou du FERP. En outre, le système d'urgence au Canada, comme dans de nombreux autres domaines politiques, est fragmenté, cloisonné et asymétrique en termes de capacité en raison des rôles constitutionnels. Des efforts stratégiques visant à rendre le système plus intégré, plus équilibré et plus réactif sont en cours dans l'ensemble des domaines politiques.

Les crises récentes, telles que les incendies de forêt de 2023 et l'ouragan Fiona, ont révélé plusieurs faiblesses. La saison des feux de forêt de 2023 a été la pire de l'histoire du Canada, avec plus de 15 millions d'hectares brûlés. C'est plus du double du record précédent et six fois plus que la moyenne de la saison sur dix ans. Tous les niveaux de gouvernement et des milliers de pompiers d'ici et du monde entier ont travaillé ensemble pour protéger les Canadiens.

Bien qu'elle ne soit pas aussi extrême que celle de 2023, la saison des feux de forêt de 2024 reste l'une des pires à ce jour en termes de superficies brûlées. L'analyse initiale prévoyait qu'un manque de précipitations pendant l'hiver (23/24) et des conditions de sécheresse ainsi que des températures supérieures à la normale contribueraient à un risque global élevé d'incendie de forêt au printemps 2024.

Cadre et stratégie de gestion des urgences

Le Cadre de sécurité civile pour le Canada (2017) vise à guider et à renforcer la façon dont les gouvernements et les partenaires évaluent les risques et travaillent ensemble pour prévenir/atténuer, se préparer, répondre et se rétablir des menaces qui posent le plus grand risque pour les Canadiens. Le Cadre s'aligne sur les principaux accords internationaux, notamment le Cadre de Sendai pour la réduction des risques de catastrophe 2015-2030, afin de faire progresser les priorités en matière de réduction des risques de catastrophe et les Objectifs de développement durable des Nations Unies. S'appuyant sur cette base, la Stratégie de sécurité civile pour le Canada (2019) a été approuvée par les ministres FPT responsables de la gestion des urgences et a établi cinq priorités FPT pour renforcer la résilience de la société canadienne d'ici 2030 :

Le cadre et la stratégie orientent la coopération et la politique fédérale-provinciale-territoriale en matière de gestion des urgences au Canada et doivent être renouvelés tous les cinq ans à la suite de consultations avec les gouvernements provinciaux et territoriaux et les principaux intervenants. À cette fin, Sécurité publique travaillera avec tous les partenaires concernés pour renouveler le cadre et la stratégie de gestion des urgences au cours de l'année 2025-26.

Stratégie nationale d'adaptation

La Stratégie nationale d'adaptation (SNA) du Canada, publiée en juin 2023, décrit comment notre société et notre économie peuvent être plus résilientes et mieux préparées aux impacts du changement climatique. La SNA s'appuiera sur les travaux en cours de la stratégie de réduction des risques de catastrophe du Canada, la Stratégie de gestion des urgences pour le Canada, qui a été approuvée par les ministres fédéral, provinciaux et territoriaux en 2019 et qui énonce les priorités pour renforcer la résilience de l'ensemble de la société d'ici 2030. En outre, la SNA renforcera également la façon dont nous améliorons les résultats en matière de santé, construisons et entretenons les infrastructures, gérons l'environnement, soutenons une économie forte et intégrons mieux l'adaptation au changement climatique à la réduction des risques de catastrophe liés au climat.

Le Plan d'action pour l'adaptation du gouvernement du Canada (PAAGC) est le plan fédéral de mise en œuvre de la SNA par l'organisation des efforts fédéraux en matière d'adaptation et fournit un inventaire des mesures d'adaptation fédérales. Un rapport d'étape sur la SNA, prévu pour 2026, donnera un aperçu des progrès collectifs accomplis dans la réalisation des buts, objectifs et cibles de la stratégie; il éclairera les décisions en matière de politique et d'investissement et favorisera la transparence et la responsabilité envers le public.

Environnement et Changement climatique Canada est le ministère responsable de la SNA, mais Sécurité publique Canada est le chef de file du système pour la résilience face aux catastrophes, parmi un certain nombre d'autres fédéral chefs de file du système. Le pilier de la résilience face aux catastrophes comprend une série d'actions fédérales visant à soutenir la gestion des urgences, la réduction des risques de catastrophes et l'adaptation au changement climatique. Parmi les étapes importantes de ces actions figurent des initiatives visant à renforcer la résilience et l'atténuation des incendies de forêt, la gestion intégrée des risques d'inondation, les communications EM, ainsi que l'ensemble des données et des éléments probants permettant de mieux comprendre les risques de catastrophe.

Recherche et sauvetage (R-S)

La recherche et le sauvetage sont des fonctions essentielles de la GU. SP assure le leadership fédéral pour renforcer et coordonner cette capacité de sauvetage. Pour ce faire, le Secrétariat national de recherche et de sauvetage (SNRS) dirige l'élaboration et la gestion des politiques et programmes nationaux de recherche et de sauvetage en collaboration avec d'autres partenaires fédéraux (p. ex. les Forces armées canadiennes, la Garde côtière canadienne), les provinces/territoires et d'autres parties. Ce travail couvre tout le spectre de la GU (c'est-à-dire la prévention, la préparation, l'intervention et le rétablissement), par exemple : le Programme de recherche et de sauvetage en milieu urbain lourd (HUSAR) renforce les capacités d'intervention technique et professionnelle; le Fonds des nouvelles initiatives de recherche et de sauvetage (FNIRS) renforce les capacités des organisations bénévoles de recherche et de sauvetage; et la participation et le leadership du Canada dans le programme international COSPAS-RSSAT pour détecter et localiser les aéronefs, les navires et les personnes en détresse.

Stress post-traumatique chez le personnel de la sécurité publique

SP travaille avec les parties prenantes, y compris d'autres départements fédéraux, des organisations de personnel de sécurité publique, des universitaires et des PT, pour renouveler le plan d'action national sur les lésions de stress post-traumatique chez le personnel de sécurité publique afin d'identifier les lacunes et de mieux refléter les défis en matière de santé mentale après le COVID, qui sera lancé au début de l'année 2025. SP soutient également les familles des premiers intervenants décédés dans l'exercice de leurs fonctions par l'intermédiaire du programme de subventions commémoratives. Ces deux initiatives relèvent du mandat du ministre de la sécurité publique.

Recherche et sauvetage assistés par satellite (SARSAT)

Le Programme international COSPAS-SARSAT est le programme international qui assure la surveillance et la détection depuis l'espace de plus de deux millions de balises de détresse embarquées à bord de tous les aéronefs de l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI), de tous les navires de l'Organisation maritime internationale (OMI) assujettis à la Convention SOLAS (Sauvegarde de la vie humaine en mer) et de centaines de milliers d'individus opérant dans des endroits éloignés. Le Canada, qui est l'un des premiers concepteurs du système, est l'une des quatre parties à l'Accord international relatif au programme COSPAS-SARSAT (ICSPA) et est responsable, avec les trois autres parties (France, États-Unis et Fédération de Russie (COSPAS est le SARSAT russe)) de l'administration et de la supervision de l'organisation internationale composée de 45 États membres. Le Canada assure actuellement la présidence de l'organisation.

SP est l'agence coopérante désignée pour le programme CS et, à ce titre, elle est responsable de la supervision générale des obligations du Canada dans le cadre de l'accord. Elle nomme également le représentant permanent (RP) du Canada au sein du programme COSPAS-SARSAT international. Cependant, la participation du Canada est multidépartementale : Transports Canada (TC) est responsable de la réglementation relative au transport des balises de détresse, Innovation, Sciences et Développement économique Canada (ISDE) réglemente au Canada les fréquences utilisées par le Programme, plusieurs ministères utilisent les données d'alerte et le ministère de la Défense nationale (MDN) possède et exploite l'infrastructure canadienne des CS.

Leçons tirées de la saison des incendies de forêt 2024

Le Canada a connu une saison de feux de forêt difficile, notamment en ce qui concerne les incendies de Jasper en juillet 2024. Dans le cadre de diverses demandes d'aide fédérale, l'une des actions clés du pilier de la résilience face aux catastrophes, le gouvernement du Canada a fourni des ressources de lutte contre les incendies de forêt, un soutien humanitaire et logistique, ainsi que l'assistance des Forces armées canadiennes. L'équipe Rubicon Canada, dans le cadre du Programme d'aide humanitaire, a fourni à Jasper des services d'atténuation des effets des incendies de forêt, tels que des enquêtes, des évaluations des dommages et des mesures d'atténuation des effets des incendies.

Pour la saison des feux de forêt 2024, tous les niveaux de gouvernement et les équipes de gestion des urgences (GU) du Canada étaient pleinement engagés dans les préparatifs et se trouvaient dans un état de préparation élevé compte tenu de la gravité de la saison 2023.

En s'appuyant sur les leçons tirées de la saison des feux de forêt 2023, les partenaires fédéraux tels qu'Environnement et Changement climatique Canada (ECCC), Ressources naturelles Canada (RNCan) et le Centre des opérations du gouvernement (COG) ont élaboré une série d'évaluations préliminaires des risques qui ont été partagées (validées) avec les PT et présentées au public par le biais de séances d'information technique pour les médias à partir du mois d'avril.

Le COG a activement impliqué la famille fédérale plus tôt dans la saison par le biais de comités de gouvernance au niveau du directeur général, du sous-ministre adjoint, des cadres supérieurs responsables de la gestion des urgences (CSRGU), du sous-ministre et du cabinet, afin d'assurer la coordination et l'état de préparation à tous les niveaux de l'administration.

Le COG a également mis en œuvre des produits innovants afin d'améliorer la connaissance de la situation pour les acteurs de la GU, tels que le tableau de bord national commun des Préparation à la gestion des urgences cycliques (PGUC), unanimement salué comme une meilleure pratique. Enfin, des projets pilotes concernant le programme de main-d'œuvre humanitaire (MOH) ont été mis au point et le projet pilote de connaissance de la situation (SA) du COG s'est avéré particulièrement efficace pour améliorer la connaissance de la situation concernant les capacités et les opérations de la force de travail humanitaire, ce qui a permis de les utiliser plus efficacement. Le COG et les programmes du Secteur de la gestion des urgences et des programmes (SGUP) ont veillé à ce que les cinq ONG soient utilisées cet été par le biais d'appels d'offres.

Des efforts considérables ont également été déployés pour mettre en place et renforcer les capacités afin de réduire la pression exercée sur les Forces armées canadiennes (FAC). Il s'agit notamment :

En 2024, 5676 incendies ont ravagé 5,35 millions d'hectares (1,4 fois la moyenne décennale), entraînant l'évacuation de 44 000 personnes, dont plus de 15 000 membres des Premières nations. Pour lutter contre les incendies, 1592 ressources nationales de lutte contre les incendies ont été mobilisées et soutenues par 792 ressources internationales. En outre, 6 DAF ont été mis en place pour soutenir Terre-Neuve-et-Labrador, l'Alberta et le Manitoba. L'opération LENTUS des FAC s'est déroulée pendant 41 jours, déployant 349 personnes au cours de la saison.

À la suite de la saison des feux de forêt de 2024, le programme d'exercices du COG a donné lieu à de multiples consultations fédérales et les DG et le SMA du SGUP ont organisé une table ronde sur les leçons tirées de l'expérience. Les régions du COG engagent également les FPT au niveau opérationnel sur l'apprentissage tout au long de la vie pour le résumé national. Les discussions ont permis d'identifier les meilleures pratiques et / ou les domaines à améliorer qui ont été regroupés sous certains thèmes clés, notamment la préparation, la communication et la connaissance de la situation, la gouvernance et l'engagement, les appels d'offres et l'utilisation du Fonds de développement des ressources humaines du MOH.

La Croix-Rouge canadienne (CRC) a également lancé un appel à dons pour Jasper, qui a été soutenu par la province. Ces dons ont été utilisés pour aider les personnes touchées à Jasper et dans d'autres régions touchées de l'Alberta à fournir des secours immédiats et continus, notamment une aide financière, un soutien aux personnes évacuées et aux communautés qui les accueillent, des efforts de rétablissement et de résilience, ainsi qu'un soutien à la préparation des communautés et à la réduction des risques. Jusqu'à présent, l'aide apportée a consisté à fournir des fournitures d'urgence, des services de santé mentale, un soutien à l'hébergement commercial et une aide financière directe. Dans un premier temps, les équipes d'intervention du CRC ont été actives sur le terrain dans les communautés d'accueil telles qu'Edmonton et Hinton. Une fois que les résidents ont été autorisés à retourner dans la ville de Jasper, le 16 août 2024, le CRC a commencé à travailler dans la communauté pour soutenir le rétablissement en cours, et ce travail se poursuit. La CRC utilisera les fonds fédéraux sur une période d'environ 19 mois (du 4 septembre 2024 au 31 mars 2026).

Malgré les pertes tragiques subies par les familles, les communautés et les entreprises à la suite de cet événement, les investissements dans les programmes d'atténuation (par exemple, Intelli-feu, l'installation de systèmes d'arrosage) et les actions de préparation (par exemple, le brûlage dirigé) ont probablement réduit l'impact que les incendies auraient pu avoir; les évacuations se sont déroulées de manière ordonnée et les infrastructures essentielles sont restées intactes. Il s'agit là d'un enseignement important, et nous continuons à en tirer d'autres au fur et à mesure que nous nous penchons sur notre réponse collective à cet événement.

Gestion intégrée des risques d'inondation

La gestion intégrée des risques d'inondation (GIRI) est un cadre systémique qui favorise une résilience durable et à long terme aux inondations en combinant des solutions sociales, économiques, financières, environnementales et institutionnelles. Il s'agit essentiellement de gérer le risque posé par les inondations à un niveau acceptable et abordable, plutôt que de chercher à contrôler les eaux physiques des inondations de toutes magnitudes.

Certains aspects de la GIRI sont en cours de réalisation grâce à l'avancement de plusieurs initiatives de réduction des risques d'inondation :

Sécurité publique Canada a développé la science des données et la capacité d'ingénierie pour fournir une expertise technique et effectuer des évaluations des risques de haute qualité basées sur des données, des modèles et des méthodes d'analyse de pointe. L'expertise technique et l'analyse sont utilisées pour soutenir les initiatives de SP et pour informer la compréhension des risques d'inondation à l'échelle du gouvernement (par exemple, la Banque du Canada et le BSIF).

Modernisation du AAFCC

Les AAFCC, un programme de SP en place depuis plus de 50 ans, ont récemment fait l'objet d'un processus d'examen complet visant à rendre le programme plus efficace et plus durable dans le contexte de l'augmentation des risques de catastrophe au Canada. Au cours des dernières années, SP a travaillé en étroite collaboration avec les provinces et les territoires pour réviser et moderniser le AAFCC, en s'appuyant sur les conclusions d'un groupe consultatif d'experts nommé par le ministre, de partenaires internationaux et d'experts en la matière. Le nouveau programme, qui sera lancé le 1er avril 2025, est conçu pour mieux cibler le financement fédéral afin d'améliorer les résultats du rétablissement (en particulier pour les personnes et les communautés qui sont touchées de manière disproportionnée par les catastrophes), d'investir dans la réduction des risques et de réduire certaines des incitations qui contribuent à perpétuer le développement dans les zones à haut risque.

Identification des risques d'inondation au niveau fédéral

Pour aider à sélectionner les investissements fédéraux, SP exploite une licence acquise d'un modèle pancanadien des risques d'inondation, pour créer une agrégation de données sur les risques d'inondation afin de créer les Zones de risque d’inondation identifiées par le gouvernement fédéral (ZRIIGF), ce qui permet de fournir des cotes de risque pour l'ensemble du pays. L'initiative ZRIIGF identifiera les zones inondables à travers le Canada afin d'examiner les investissements fédéraux et de s'assurer que nous prenons collectivement des mesures pour guider les investissements fédéraux potentiels dans les infrastructures et identifier les conditions d'atténuation appropriées.

Portail de sensibilisation aux risques d'inondation (ressource numérique)

La ressource numérique utilisera la ZRIIGF et, lorsqu'un utilisateur saisira une adresse, il recevra une évaluation du risque d'inondation (faible, moyen, élevé, extrême) basée sur le risque d'inondation probabiliste et sur plusieurs types d'inondation (fluviale, pluviale et côtière). Cette évaluation constitue une première étape dans la compréhension du risque d'inondation possible à un endroit donné, mais elle ne convient qu'à des fins de sélection et est destinée au grand public. En outre, grâce à la ressource numérique, nous fournirons un lien vers l'Inventaire canadien des cartes des inondations, où les gens pourront accéder aux cartes détaillées des inondations, si elles sont disponibles pour leur région. Nous fournirons également des conseils sur les mesures de réduction des risques d'inondation. Le lancement de la ressource numérique de sensibilisation aux risques d'inondation est prévu pour l'automne 2025.

Communications d'urgence pour les premiers intervenants et sensibilisation du public

SP dirige les travaux visant à réaliser un réseau à large bande de sécurité publique (RLBSP) à l'échelle nationale afin de fournir une plateforme de communication résiliente aux intervenants d'urgence et au personnel de sécurité publique du Canada. Le gouvernement du Canada doit prendre une décision sur la création d'une nouvelle autorité chargée de superviser et de diriger le développement du réseau. En outre, le système national d'alerte du public (SNAP), connu publiquement sous le nom « d'Alert Ready », qui avertit le public des dangers imminents ou en cours par l'intermédiaire des téléphones portables, de la télévision et de la radio, est un outil important pour les Canadiens. L'accord de licence pour le SNAP expirant en août 2026, la sécurité publique travaille avec les partenaires FPT pour assurer la pérennité de cette capacité essentielle.

Pour sensibiliser le public et mieux faire comprendre les risques de catastrophes, le ministère a également lancé une campagne de sensibilisation à la préparation aux situations d'urgence. Cette campagne vise à protéger les Canadiens en mettant l'accent sur les mesures concrètes que chacun peut prendre pour mieux se préparer aux risques de catastrophes naturelles et aux situations d'urgence.

Perspectives des provinces, des territoires et des parties prenantes

SP entretient un réseau de partenariats avec d'autres institutions du gouvernement fédéral, des organismes PT de gestion des urgences, des associations de premiers intervenants, des organisations non gouvernementales (p. ex. la Croix-Rouge canadienne), des représentants de l'industrie (p. ex. le Bureau d'assurance du Canada) et d'autres parties prenantes et communautés qui soutiennent une approche globale de la gestion des urgences qui tire parti des ressources et des capacités à tous les niveaux dans l'ensemble du pays. SP a collaboré avec les gouvernements PT pour publier le document intitulé Avancer la Stratégie de sécurité civile fédérale, provinciale et territoriale : Axes d'intervention. Ce nouveau plan d'action évolutif permet de faire avancer les travaux dans les cinq domaines d'activité prioritaires définis dans la stratégie de gestion des urgences. Cette stratégie présente une toute première vision fédérale-provinciale-territoriale commune pour des collectivités fortes et résilientes et appelle à une collaboration renforcée entre tous les partenaires de la gestion des urgences, conformément aux priorités, rôles et responsabilités respectifs de chaque gouvernement.

Les gouvernements PT cherchent à établir une stratégie nationale de communication d'urgence et à renforcer les accords d'assistance mutuelle interprovinciale afin de faciliter la préparation, la réponse et la récupération en cas d'urgence. Les associations de premiers intervenants soutiennent depuis longtemps la mise en œuvre d'un RLBSP au Canada et préconisent maintenant de renforcer le SNAP, notamment en étendant les pouvoirs d'alerte aux organismes de premiers intervenants.

SP, en collaboration avec d'autres ministères, a soutenu les partenaires de la PT dans la réponse à tous les risques, y compris par le biais du Programme de main-d'œuvre humanitaire, établi en 2021 pour soutenir les organisations non gouvernementales (ONG) nationales dans la mise en place et le maintien de capacités d'intervention d'urgence essentielles et leur déploiement en réponse à des événements d'urgence nationaux à grande échelle, Les SP explorent également une approche à plus long terme et se sont engagés avec des partenaires et des parties prenantes, y compris les PT, les ONG, les dirigeants autochtones, le secteur privé et les universités, sur ce à quoi pourrait ressembler une capacité d'intervention civile pancanadienne à l'avenir.

Engagement fédéral, provincial et territorial (FPT)

Cadres supérieurs responsables de la gestion des urgences (CSRGU)

L'engagement FPT se fait à travers le Forum permanent des CSRGU, qui est chargé de coordonner une stratégie de gestion des urgences au Canada et de fournir des orientations et des conseils sur la manière d'améliorer la gestion des urgences au Canada. Le groupe se réunit tous les mois pour identifier les priorités, les activités clés et les besoins de financement pour ces activités et pour faire des recommandations à cet égard au forum permanent des sous-ministres FPT. Il supervise également le travail de plusieurs groupes de travail FPT, par exemple le groupe de travail sur les alertes publiques, le groupe de travail sur la stratégie de gestion des urgences, etc.

SM FPT et ministres responsables de la GU

L'engagement FPT a également lieu au niveau des sous-ministres et des ministres, dans le but de favoriser la coopération et la discussion entre les gouvernements en ce qui concerne la gestion des urgences au Canada. Les réunions à ces deux niveaux ont lieu une fois par an et ont pour objectif de présenter des points à décider et de fournir des recommandations et des orientations au CSRGU sur des dossiers considérés comme prioritaires au sein de la gestion des urgences.

Les SM FPT se sont réunis virtuellement pour la dernière fois en janvier 2024 pour discuter des leçons tirées de la saison des risques 2023 et pour préparer les prochaines réunions ministérielles FPT.

Les ministres FPT se sont réunis pour la dernière fois en personne à Ottawa, en février 2024, et ont discuté de l'état d'avancement des travaux visant à renforcer la résilience d'un océan à l'autre en prévision de futures situations d'urgence, en mettant l'accent sur des initiatives de prévention et d'atténuation ainsi que sur de solides capacités d'intervention et de rétablissement. Cette réunion a été directement précédée d'une réunion entre les ministres FPT et les organisations autochtones nationales sur les priorités communes et le renforcement de la gestion des urgences par les autochtones.

Les ministres FPT se réuniront à nouveau en personne en février 2025, à Ottawa. Ces réunions comprendront une séance dédiée aux dirigeants des organisations autochtones nationales, une cérémonie pour honorer les récipiendaires de la Médaille pour services distingués en gestion des urgences 2024-2025, et la réunion annuelle des ministres FPT pour discuter des priorités communes en matière de gestion des urgences.

Frontières

L'évolution de la situation autour de la frontière avec les États-Unis se traduit par une stratégie globale pour une situation complexe. Les éléments stratégiques formalisés ou en cours d'élaboration sont les suivants :

  1. Stratégie d'engagement et de communication des États-Unis et engagement FPT
  2. Maintenir avec assurance l'intégrité, la résilience et l'application des frontières : des options politiques solides pour éliminer ou minimiser la migration irrégulière, tirer parti de l'ACTS et des ressources de l'ASFC, de la GRC et des PT pour maintenir l'intégrité et l'élasticité des frontières
  3. Bien qu'il ne soit pas aussi visible actuellement, le "modèle de demandeur d'asile" dirigé par l'IRCC et utilisé de 2018 à 2024 pour la gestion de l'immigration irrégulière comprend des hébergements à court terme, un soutien social et médical complet, ainsi que l'engagement et la transition vers les services d'aide sociale et de soutien du PT
  4. Urgence catastrophique ou crise nationale - si l'afflux massif de demandeurs d'asile dépasse largement les capacités de l'IRCC et le nombre normal de demandeurs d'asile (c'est-à-dire plus de 1 000 par jour), ce qui nécessitera des mesures extraordinaires pour héberger, soigner et nourrir des dizaines de milliers de migrants clandestins en provenance des États-Unis, par exemple les soutiens à l'échelle du COVID-19. Les organisations chargées de la gestion des urgences, des frontières et de la sécurité nationale collaborent dans le cadre d'une approche pangouvernementale.

En tant que responsable de la coordination des interventions fédérales en cas d'urgence, le COG s'efforce déjà d'aider l'ASFC et la GRC à améliorer les activités frontalières et la coordination des appels d'offres afin de tirer parti des capacités fédérales existantes, en particulier le FAC ou notre programme de personnel humanitaire.

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