Introduction à la gestion des urgences et au Centre des opérations du gouvernement (mai 2025)

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Objet

Cette présentation donne un aperçu du système de gestion des urgences (GU) du gouvernement, mettant en lumière les éléments clés, notamment :

Aperçu de la gestion des urgences au Canada

La plupart des urgences sont de nature locale et sont gérées par les autorités locales, provinciales ou territoriales.

Lorsqu'une urgence nécessite des capacités dépassant celles d'une administration provinciale ou territoriale (PT), les PT peuvent soumettre une demande de demandes. Le nombre de demandes de demandes a doublé depuis 2019, l'intensité des catastrophes continuant d'augmenter.

Lorsqu'une urgence touche une administration fédérale (p. ex., incident de sécurité nationale, événement touchant une communauté des Premières Nations vivant dans une réserve), le gouvernement fédéral peut intervenir.

Au Canada, les administrations adoptent une approche tous risques en s'attaquant aux vulnérabilités découlant des dangers et des catastrophes d'origine naturelle et humaine.

Les situations d'urgence se multiplient en raison de facteurs tels que les changements climatiques, l'expansion urbaine et la dépendance aux infrastructures essentielles.

Jusqu'à présent, les efforts visant à soutenir le rétablissement après sinistre ont eu peu d'effet sur la résilience. Les récents changements apportés aux programmes fédéraux s'attaquent à ce problème.

Principales responsabilités ministérielles

En pratique, les responsabilités quotidiennes en matière de gestion des situations d'urgence sont exercées par l'intermédiaire du SGUP au sein de Sécurité publique Canada (SP).

Les principales activités du ministre comprennent :

Pouvoirs ministériels

Le ministre de la Sécurité publique et de la Protection civile est chargé de diriger la GU au Canada en coordonnant les activités de GU entre les institutions gouvernementales et en coopération avec les provinces et d'autres entités.

En 2021, un décret a établi le rôle du ministre de la Protection civile, qui partageait ces responsabilités avec le ministre de la Sécurité publique.

En 2024, un décret a transféré au ministre de la Protection civile les attributions du ministre de la Sécurité publique en vertu de l'article 7 de la Loi sur la gestion des urgences (LGU).

Sécurité publique Canada (SP) comprend que le Bureau du Conseil privé veillera à ce que les pouvoirs soient transférés de façon appropriée au ministre de la Gestion des urgences et de la Résilience des communautés.

Par l'entremise de son ministre(s), SP a le mandat législatif de bâtir un Canada sécuritaire et résilient en collaborant avec d'autres ministères et organismes fédéraux, les provinces et les territoires (PT), les organisations autochtones nationales et régionales, ainsi que d'autres intervenants pour faire progresser les politiques, les programmes et les activités de sensibilisation dans tous les piliers de la GU.

Au sein de SP, le COG appuie la préparation et dirige la coordination de l'intervention fédérale intégrée en cas d'événements tous risques.

En dehors de SP, tous les ministres fédéraux sont responsables en vertu de la LGU (article 6) de l'élaboration et de la mise en œuvre de plans de GU concernant les risques dans leurs secteurs de responsabilité, ce qui signifie une décentralisation des activités de GU qui touchent les domaines de responsabilité fédérale.

Centre des opérations du gouvernement

Le COG, établi en 2004 dans le cadre de la Politique de sécurité nationale, est le centre national du Canada pour la connaissance de la situation en matière de GU 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 et la coordination fédérale de la gestion des conséquences pour toutes les catastrophes relevant de la compétence fédérale et lorsque les événements dépassent la capacité PT.

Le COG est impliqué dans les deux piliers de la GU : la préparation et l'intervention.

Le PFIU codifie les rôles, les responsabilités et l'obligation de rendre compte du COG et des ministères spécifiques qui jouent un rôle essentiel dans la sécurité nationale.

État De Préparation :

Intervention :

  1. Coordonner l'intervention fédérale aux événements
  2. Fournir une connaissance de la situation aux décideurs
  3. Évaluation des dangers et des risques
  4. Soutien géospatial
  5. Évaluation de la situation
  6. Communications opérationnelles entre les centres des opérations fédéraux

Autres ministères ayant des responsabilités en matière de gestion des urgences :

Niveaux d'intervention en cas d'urgence

Le COG s'activera à des niveaux d'intervention plus élevés en fonction de l'ampleur et de l'urgence de l'événement.

Base de référence

Le COG surveille les critères de signalement établis pour élaborer et diffuser des produits tels que le Rapport quotidien des opérations du COG aux partenaires afin de les tenir informés des événements à venir et en cours d'intérêt national.

Les notifications du COG sont émises à l'intention des partenaires et bureaux fédéraux et PT lorsque survient un événement en cours ou émergent répondant à des critères prédéterminés.

Les alertes éclairs sont envoyées aux décideurs de haut niveau, principalement aux sous-ministres (SM), pour les informer des incidents qui n'ont pas encore franchi le seuil de signalement.

Niveau 1 : Production de rapports

Le COG se concentre sur la sensibilisation grâce à une surveillance et à des rapports accrus, en améliorant la communication et le flux de renseignements entre les bureaux régionaux de SP, le COG et leurs partenaires respectifs.

Niveau 2 : Planification et évaluation des risques

Le COG évalue les risques, les menaces, leurs impacts potentiels, les besoins en ressources et les lacunes en matière d'intervention pour identifier les possibles interventions fédérales. Sur la base de cette évaluation, un plan d'intervention intégré peut être élaboré, et les partenaires se préparent à envoyer des experts en la matière et des agents de liaison au COG.

Niveau 3 : Coordination de l'intervention fédérale

Le COG collabore avec les bureaux régionaux de SP pour anticiper et coordonner les demandes d'assistance, et peut envoyer des experts en la matière et des agents de liaison aux bureaux régionaux pour une coordination efficace entre le fédéral et le national et entre le régional et le fédéral.

Plans et cadres (exemples)

L'approche du COG en matière de GU est guidée par une série de plans et de cadres.

Le Plan fédéral d'intervention d'urgence

Le PFIU est le cadre tous risques qui guide les opérations fédérales d'intervention en cas d'urgence.

Il définit la gouvernance, les rôles et responsabilités du gouvernement fédéral, y compris l'harmonisation avec ceux des PT, des organisations non gouvernementales et du secteur privé. Les plans d'intervention fédéraux élaborés par d'autres ministères doivent s'harmoniser sur le PFIU, qui s'applique aux événements nationaux tous risques ou aux événements internationaux ayant des répercussions sur le plan national.

Responsabilités des institutions fédérales :

Le PFIU (donc le COG) s'active lorsque :

Le COG effectue ce qui suit :

Actuellement, le COG n'effectue pas ce qui suit :

Fonctions de soutien d'urgence en réponse :

Il existe des responsabilités ministérielles claires en ce qui concerne les plans fédéraux d'intervention d'urgence, mais une approche de la GU harmonisée dans l'ensemble du gouvernement est nécessaire. À cette fin, les travaux de renouvellement du PFIU sont en cours.

Gouvernance – Rôles et responsabilités de haut niveau

Il existe un solide système de gouvernance en place pour les activités de GU, et tous les partenaires participent régulièrement à la planification et aux activités de préparation.

Lors des événements, la gouvernance est essentielle pour maintenir la visibilité et la mobilisation à tous les niveaux (selon les besoins et de manière appropriée).

L’image illustre la gouvernance des activités de gestion des urgences.
Description d'image

Cette image présente quatre volets de gouvernance. Le premier, en vert, concerne les politiques des quatre piliers de la gestion des urgences. Le deuxième, en bleu, les pratiques et la préparation en matière de gestion des urgences. Le troisième, en jaune, concerne l'intervention en cas d'incident. Le quatrième, en gris, concerne la sécurité nationale.

En matière de politiques, la gouvernance commence par le Comité de gestion des urgences (niveau directeur général). Ce dernier alimente le Comité de gestion des urgences (niveau sous-ministre adjoint), qui couvre les politiques et les opérations et a un programme de travail rotatif. Ce dernier alimente le Comité de gestion des urgences (niveau sous-ministre), qui alimente enfin le Comité du Cabinet.

Le volet « Pratiques et préparation en matière de gestion des urgences » est identique au volet « Politiques » à la différence qu'il commence par le Comité des opérations de gestion des urgences (niveau directeur général).

Le volet « Intervention » commence par la Cellule de crise du directeur général (qui assure la coordination avec le Comité des opérations de gestion des urgences (niveau directeur général) et les organismes de coordination des infrastructures essentielles et de la cybersécurité). Elle alimente le coordonnateur fédéral adjoint, qui alimente la Cellule de crise du sous-ministre adjoint, laquelle alimente le coordonnateur fédéral avant d'alimenter le Comité de gestion des urgences du sous-ministre. Elle aboutit également au Comité du Cabinet.

Une coordination est assurée entre le Comité de gestion des urgences du sous-ministre adjoint, la Cellule de crise du sous-ministre adjoint, le coordonnateur fédéral et le coordonnateur fédéral adjoint.

Pour le volet Sécurité nationale, la coordination commence par la présence continue des organismes de coordination des infrastructures essentielles et de la cybersécurité. Cependant, la gouvernance par comité commence au Comité des opérations de sécurité nationale du sous-ministre adjoint. Ce dernier alimente le Comité des opérations du sous-ministre, qui alimente ensuite le Comité du Cabinet.

Une coordination est assurée entre la Cellule de crise du sous-ministre adjoint et le Comité des opérations de sécurité nationale du sous-ministre adjoint.

Une coordination est assurée entre le Comité des opérations de sécurité nationale du sous-ministre adjoint et le Comité de gestion des urgences du sous-ministre.

Une coordination est également assurée entre le Comité de gestion des urgences du sous-ministre et le Comité des opérations du sous-ministre.


Cette image présente quatre axes de gouvernance. Le premier, en vert, concerne les politiques des quatre piliers de la GU. Le deuxième, en bleu, concerne les pratiques et la préparation en matière de GU. Le troisième, en jaune, concerne la réponse aux événements. Le quatrième, en gris, concerne la sécurité nationale.

En matière de politiques, la gouvernance commence par le Comité de GU (niveau directeur général). Ce comité alimente le Comité de GU (niveau sous-ministre adjoint), qui couvre les politiques et les opérations et a un programme de travail tournant. Ce dernier alimente le Comité de GU (niveau sous-ministre), qui alimente ensuite le Comité du Cabinet.

Le volet Pratiques et préparation en matière de GU est identique au volet Politique, sauf qu'il commence par le Comité des opérations de GU (niveau directeur général).

Pour le volet Réponse, la coordination commence par la Cellule de crise du directeur général (qui assure la coordination avec le Comité des opérations de GU au niveau du directeur général et les organismes de coordination des infrastructures essentielles et de la cybersécurité). Elle alimente le coordonnateur fédéral adjoint, qui alimente la Cellule de crise du sous-ministre adjoint, qui alimente le coordonnateur fédéral avant de s'adresser au Comité de GU du SM. Elle se termine également par le Comité du Cabinet.

Il existe une coordination entre le Comité de GU du niveau du sous-ministre adjoint, la cellule de crise du sous-ministre adjoint, l'agent de coordination fédéral et l'agent de coordination fédéral adjoint.

Pour le volet Sécurité nationale, la première étape est la présence continue des organismes de coordination des infrastructures essentielles et de la cybersécurité. Cependant, la gouvernance par comités commence au sein du Comité des opérations de sécurité nationale du sous-ministre adjoint. Ce comité alimente le Comité des opérations du SM, qui alimente ensuite, en dernier ressort, le Comité du Cabinet.

Une coordination est assurée entre la Cellule de crise du sous-ministre adjoint et le Comité des opérations de sécurité nationale du sous-ministre adjoint.

Une coordination est assurée entre le Comité des opérations de sécurité nationale du sous-ministre adjoint et le Comité de GU du SM.

De même, une coordination est assurée entre le Comité de GU du SM et le Comité des opérations du SM.

Connaissance de la situation et diffusion de l'information au quotidien

L'image illustre la relation entre toutes les entrées et sorties d'informations coordonnées par le COG.
Description d'image

Le Centre des opérations du gouvernement est au cœur de la diffusion normale de l'information. Il fournit une connaissance précise de la situation à l'échelle nationale.

Les sources d'information entrantes comprennent : les industries et le secteur privé, les médias, les organisations non gouvernementales, les organismes provinciaux et territoriaux de gestion des urgences, les dirigeants principaux de l'information, le Centre intersectoriel des opérations de la région de la capitale nationale, les dirigeants principaux de la sécurité, les centres d'opérations fédéraux, la sécurité nationale, la sécurité et le renseignement, le Centre canadien pour la cybersécurité, les bureaux régionaux de la Sécurité publique, les groupes de coordination fédéraux, les ministères et organismes fédéraux et les partenaires internationaux du COG.

Il existe cinq niveaux de diffusion de l'information. Le niveau DL-1 correspond à l'information communiquée aux partenaires des infrastructures essentielles et au public. Le niveau DL-2 correspond à l'information communiquée à tous les ministères et organismes fédéraux. Le niveau DL-3 correspond à l'information communiquée aux organisations autorisées et aux principaux décideurs. Le niveau DL-4 correspond à l'information communiquée aux organisations fédérales autorisées. Le niveau DL-5 correspond à l'information dont la diffusion n'est pas autorisée.


Le COG est au cœur de la diffusion normale de l'information. Il fournit une connaissance précise de la situation à l'échelle nationale.

Les sources d'information entrantes comprennent : les industries et le secteur privé, les médias, les organisations non gouvernementales, les organismes PT de GU, les dirigeants principaux de l'information, le Centre intersectoriel des opérations de la région de la capitale nationale, les dirigeants principaux de la sécurité, les centres d'opérations fédéraux, la sécurité nationale, la sécurité et le renseignement, le Centre canadien pour la cybersécurité, les bureaux régionaux de SP, les groupes de coordination fédéraux, les ministères et organismes fédéraux et les partenaires internationaux du COG.

Il existe cinq niveaux de diffusion de l'information. DL-1 correspond à l'information communiquée aux partenaires des infrastructures essentielles et au public. DL-2 correspond à l'information communiquée à tous les ministères et organismes fédéraux. DL-3 correspond à l'information communiquée aux organisations autorisées et aux principaux décideurs. DL-4 correspond à l'information communiquée aux organisations fédérales autorisées. DL-5 correspond à l'information dont la diffusion est interdite.

Demandes d'aide fédérale

Une DAF est la formalisation de la demande d'aide au gouvernement fédéral pour répondre à une situation d'urgence.

L'aide fédérale peut être demandée lorsqu'une province ou un territoire a dépassé sa capacité d'intervention et que toutes les autres ressources ont été épuisées.

Le COG, avec les bureaux régionaux de SP, reçoit et coordonne les DAF.

Avant 2020, une moyenne de 5 à 10 DAF par année était établie. Les DAF ont atteint un sommet en réponse à la COVID-19 (150 DAF en 2021-2023) et ont diminué dans la période post-pandémique. Avec la poursuite du programme Appuyer une main-d'œuvre humanitaire et l'amélioration des connaissances en matière de GU dans l'ensemble du pays, le nombre de DAF n'est pas rétabli à son niveau de référence antérieur.

Types de Demandes d'aide fédérale

Vous trouverez ci-dessous les types de DAF coordonnés par le COG.

DAF générale :

Assistance aux agences fédérales chargées de l'application de la loi :

DAF générale avec la main-d'œuvre humanitaire :

Pouvoir délégué :

Autres types d'aide fédérale

Aides hors DAF fournies par l'intermédiaire des autres ministères .

Exemple : GRC :

Exemple : Agence de la santé publique du Canada et Santé Canada :

Autres exemples d'aide fédérale :

Annexe A : Qu'est-ce que la procédure de demande d'aide fédérale?

Processus :

  1. Les PT et les autres ministères fédéraux demandent une aide fédérale. Les communautés des Premières Nations travailleront en collaboration avec les PT et/ou Services aux Autochtones Canada
  2. Les demandes sont envoyées au COG par l'intermédiaire du bureau régional de SP
  3. Le COG fait appel à des ressources fédérales ou privées
  4. Le ministre de la Sécurité publique approuve ou refuse la demande

Lois :

Gouvernance :

Critères d'évaluation :

Annexe B : Guichet unique pour les Demandes d'aide fédérale

Pour des demandes d'aide fédérale pour la GU :

Pour des demandes d'aide en matière de santé publique :

Ressources fédérales :

Demande d'aide :

Évaluation fédérale et l'établissement de priorités :

Pratiques exemplaires

Annexe C : 26 institutions fédérales

  1. Transports Canada
  2. Innovation, Sciences et Développement économique Canada
  3. Agriculture et Agroalimentaire Canada
  4. Agence canadienne d'inspection des aliments
  5. Ressources naturelles Canada
  6. ASPC
  7. Santé Canada
  8. Environnement et Changement climatique Canada
  9. GRC
  10. Affaires mondiales Canada
  11. SP
  12. Agence des services frontaliers du Canada
  13. Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada
  14. Commission canadienne de sûreté nucléaire
  15. Postes Canada
  16. Centre de la sécurité des télécommunications Canada
  17. Service canadien du renseignement de sécurité
  18. Ministère des Pêches et des Océans Canada et Garde côtière canadienne
  19. Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord Canada
  20. Services aux Autochtones Canada
  21. Ministère de la Justice Canada
  22. Bureau du Conseil privé
  23. Ministère de la Défense nationale
  24. FAC
  25. Emploi et Développement social Canada
  26. Services publics et Approvisionnement Canada

Annexe D : FSU fédérales

Tableau 1 - Fonctions de soutien d'urgence des ministères du gouvernement du Canada
Institutions responsables Soutient en cas d'urgence
SCU 1 Transports Canada Transport
SCU 2 Innovation, Sciences et Développement économique Canada Télécommunications
SCU 3 Agriculture et Agroalimentaire Canada/Agence canadienne d'inspection des aliments Agriculture et agroalimentaire
SCU 4 Ressources naturelles Canada Production et distribution d'énergie
SCU 5 Santé Canada/Agence de la santé publique du Canada Santé publique et services humains essentiels
SCU 6 Environnement et Changement climatique Canada Environnement
SCU 7 Emploi et Développement social Canada Services humains et sociaux
SCU 8 Gendarmerie royale du Canada (GRC) Application de la loi
SCU 9 Affaires mondiales Canada Coordination internationale
SCU 10 Services publics et Approvisionnement Canada Services publics
SCU 11 Sécurité publique Canada Gestion de la logistique et des opérations
SCU 12 Sécurité publique Canada Communications
SCU 13 Agence des services frontaliers du Canada Services frontaliers
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