Première série de projets de recherche sélectionnés dans le cadre du Projet Kanishka

Le programme de contribution du Projet Kanishka était un investissement pluriannuel du gouvernement du Canada dans la recherche axée sur le terrorisme.

Son objectif premier était la recherche, mais il a également financé d'autres activités essentielles pour approfondir les connaissances et bâtir un dynamique réseau de chercheurs de différentes disciplines et universités. Par l'entremise de ce programme, le gouvernement a financé des projets liés aux politiques qui permettent de mieux comprendre le terrorisme dans le contexte canadien, son évolution et la façon la plus efficace pour les politiques et les programmes de lutter contre ce phénomène et contre l'extrémisme violent au Canada.

Des fonds ont été accordés aux projets de recherche suivants lors du premier tour de sélection. Le deuxième tour s'est achevé le 30 avril 2012.


Réseau canadien de recherche sur le terrorisme, la sécurité et la société

(Université de la Colombie-Britannique; Dan Hiebert, chef de projet, en partenariat avec l'Université Simon Fraser et l'Université de Waterloo)

Le projet visait à mettre sur pied un réseau national de chercheurs qui agirait comme pôle de recherche dans la lutte contre le terrorisme fondée sur des données probantes au Canada. D'une durée de deux ans, le projet a réuni des chercheurs et des analystes des politiques tout aussi intéressés les uns que les autres à comprendre le processus de radicalisation terroriste et à évaluer les mesures de sécurité qui y sont liées ainsi qu'à situer ces deux éléments dans le contexte social global en mettant l'accent sur l'amélioration de la résilience.

Le réseau prévoyait de commander des analyses documentaires sur les principaux sujets liés au terrorisme, à la sécurité et à la société; de mettre sur pied des ateliers d'avant-garde sur chacun des thèmes, un programme de stage pour les étudiants aux cycles supérieurs travaillant dans ces domaines, des cours d'été pour former les étudiants aux cycles supérieurs et les décideurs en début de carrière et une série d'exposés sur des recherches à Ottawa; de préparer un appel concurrentiel de propositions de recherche fondamentale dans les trois domaines clés (les propositions seront évaluées en fonction de leur qualité et de leur pertinence); et de créer un site Web rassemblant des ressources à l'intention des analystes des politiques et des chercheurs universitaires.

Le ministère de la Sécurité publique a accordé un financement de 460 000 $ sur deux ans.


Conflit importé au Canada : perception et réalité

(The Mosaic Institute; John Monahan, directeur général)

Le projet était une étude de recherche nationale complète sur la prédominance, la persistance et les effets des conflits « importés » au sein des collectivités ethnoculturelles au Canada et entre celles-ci. Il visait à établir une mesure de référence pour déterminer à quel point les Canadiens originaires de pays ou de régions où des conflits perdurent retrouvent cette dynamique au Canada.

Le projet visait à tenir compte autant de la réalité que de la perception de ces conflits importés au Canada, et à formuler des recommandations sur la prévention ou la réduction au minimum des effets de ces conflits.

Le ministère de la Sécurité publique a accordé un financement de 350 000 $ sur deux ans.


Efficacité collective et capital culturel : bâtir et favoriser la résilience dans différentes communautés ethniques

(Université Ryerson et Université de Toronto; Sara Thompson et Sandra Bucerius, chercheuses principales)

La recherche proposée avait pour but d'approfondir les connaissances sur ce qui contribue à bâtir et à favoriser une intégration sociale positive (et donc à éloigner les gens du crime, de la violence ou même du terrorisme) et, ainsi, à accroître la sécurité des collectivités et du Canada. Le projet examinerait également en quoi les facteurs qui contribuent à bâtir et à favoriser la résilience peuvent différer d'un groupe ethnique à l'autre.

L'étude est la première du genre au Canada. Elle contribuerait au savoir sur la façon dont différentes collectivités ethniques peuvent tirer parti des concepts d'efficacité collective et de capital culturel pour bâtir et favoriser la résilience. L'étude aiderait à élaborer des programmes et des politiques promouvant la cohésion sociale et l'intégration sociale positive au sein de collectivités ethniques spécifiques, deux éléments clés de la résilience des collectivités. L'étude visait à améliorer la compréhension des façons dont la dynamique collective peut augmenter ou réduire les risques d'extrémisme violent.

Le ministère de la Sécurité publique a accordé un financement de 145 000 $ sur trois ans.


Les effets de l'organisation des groupes terroristes sur le comportement et la vulnérabilité de ceux-ci

(Université Carleton; Jeremy Littlewood, chef de projet)

Les fonds consacrés à ce projet serviraient à étudier la structure organisationnelle de groupes terroristes qui ont utilisé, ou tenté d'utiliser ou d'acquérir, des armes chimiques, biologiques, radiologiques et nucléaires (CBRN). En tirant parti d'une base de données créée par un des chercheurs principaux et en examinant le dossier historique à l'aide de techniques statistiques, les auteurs établiraient une typologie des groupes qui cherchent à acquérir ou à utiliser des armes CBRN.

Le ministère de la Sécurité publique a accordé un financement de 60 000 $ sur deux ans.


Quatrième édition de l'École internationale d'été sur les terrorismes

(Université Laval; Aurélie Campana, professeure agrégée)

L'Université Laval a financé par le passé un programme d'école d'été axé sur l'étude des terrorismes. Elle a travaillé en étroite collaboration avec des partenaires du portefeuille de Sécurité publique pour présenter aux étudiants de grands conférenciers et d'importantes recherches. Cette année, l'accent était mis sur « le terrorisme 2.0 : comprendre les menaces réelles et surveiller l'invisible ». Les fonds ont servi à élargir la portée de l'École et le réseau de conférenciers et de chercheurs.

Le ministère de la Sécurité publique a accordé une contribution unique de 10 000 $ à la quatrième édition de l'École, qui s'est tenue à l'été.


Perspectives canadiennes sur la sécurité, le terrorisme et la lutte contre le terrorisme

(Association d'études canadiennes; Jack Jedwab, chef de projet)

Avec ce projet, l'Association d'études canadiennes prévoyait de développer et de mesurer la sensibilisation, les connaissances et les perspectives des Canadiens sur les questions de sécurité, de terrorisme et de lutte contre le terrorisme. Les auteurs ont proposé pour ce faire de cerner les questions les plus pertinentes à inclure dans une série de sondages d'opinion nationaux et d'entrevues ciblées. Un test initial de l'efficacité des questions serait suivi d'un sondage détaillé, qui serait préparé de façon à permettre l'analyse comparative et l'évaluation annuelle d'enjeux comme le sentiment de sécurité individuel et en groupe, la perception des menaces, la confiance envers les institutions, les connaissances ou la sensibilisation du public en lien avec les politiques dans les domaines de la sécurité et des risques pour la sécurité, du terrorisme et de la lutte contre le terrorisme et, dans une moindre mesure, de la résilience des collectivités.

Le ministère de la Sécurité publique a accordé un financement de 115 000 $ sur deux ans.

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